Le laser DragonFire détruit des drones allant à 650 km/h, l'arme du futur arrive en Europe
Un renfort de poids. Jeudi 20 novembre, le ministère britannique de la Défense a annoncé que le système laser haute puissance DragonFire avait passé ses derniers tests avec succès en Ecosse. Il s'agit là d'un laser ultra puissant et précis. Il permet "d'atteindre une pièce de monnaie d'une livre sterling à un kilomètre de distance (...) Le système coûte seulement 10 livres par tir. C'est une méthode plus économique que les systèmes de missiles traditionnels, dont le coût se chiffre en centaines de milliers de livres par tir", indiquent les autorités britanniques dans un communiqué.
Cette arme du futur permet d'atteindre et de détruire des drones "capables de voler jusqu'à 650 km/h, soit deux fois la vitesse maximale d'une Formule 1" et d'assurer "le suivi, le ciblage et l'abattage de tels drones au-dessus de l'horizon", apprend-on, après les derniers essais effectués par le ministère de la Défense dans les Hébrides, un archipel situé au sud de la mer d'Ecosse. Aucune précision n'a en revanche été fournie concernant la portée maximale et la puissance de sortie du laser pendant la phase d'essais.
Un contrat de 316 millions de livres, soit environ 360 millions d'euros a été signé avec MBDA UK, leader européen dans la conception de missiles et de systèmes de missiles, pour le déploiement du système sur les destroyers Type 45 de la Royal Navy à partir de 2027, soit cinq ans plus tôt qu'espéré. Ce contrat faramineux "prévoit la création d'emplois dans tout le pays, avec près de 600 postes qualifiés soutenus en Angleterre et en Ecosse", assure Tom's Hardware.
"Ce laser de haute puissance placera la Royal Navy à la pointe de l'innovation au sein de l'OTAN, lui offrant une capacité de pointe pour défendre le Royaume-Uni et ses alliés face à cette nouvelle menace", a déclaré Luke Pollard, député et ministre de la Préparation et de l'Industrie de la Défense. Ce système est présenté comme une solution de neutralisation directe conçue pour offrir une alternative économique aux missiles antiaériens conventionnels.
Il s'agit là d'une avancée considérable pour le Royaume-Uni en matière de défense. La première intégration à bord d'un navire - dans moins de deux ans - permettra de tester la viabilité du système en conditions maritimes réelles, notamment en tenant compte des mouvements, de la consommation d'énergie et des conditions météorologiques qui peuvent largement varier au cours de l'année.