Mahdieh Esfandiari : qui est cette Iranienne, accusée d'un grave délit, remise à son pays ?
Mahdieh Esfandiari. Son nom ne parle pas à grand monde et pourtant, ces dernières heures, il est régulièrement revenu dans les médias. Alors que la libération des deux Français Cécile Kohler et Jacques Paris, retenus en Iran depuis trois ans, a été annoncée mardi soir par le président de la République Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le sort de cette Iranienne de 39 ans arrêtée en février dernier en France apparaît étroitement lié à celui des deux Français, qui restent pour l'heure en "liberté conditionnelle".
Ce mercredi, l'Iran s'est ainsi réjoui que sa "citoyenne en France, Mahdieh Esfandiari, est à présent libre". "Elle se trouve dans notre ambassade et nous espérons qu'elle rentrera quand son procès sera achevé", a précisé dans un communiqué le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, rapporte RFI. Née en Iran, Mahdieh Esfandiari est arrivée en France en 2018. Diplômée de l'université de Lyon, cette traductrice avait été arrêtée le 28 février dernier pour apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux.
"Après avoir effectué des gardes d'enfants et fondé une entreprise de traduction, interprétariat et enseignement, elle semblait envisager de retourner dans son pays natal", retrace pour sa part le parquet, dont se fait l'écho le HuffPost. Mahdieh Esfandiari serait derrière la publication de contenus signalés comme "faisant l'apologie des attentats commis en Israël le 7 octobre 2023, provoquant des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive", précise-t-il.
Cécile Kohler et Jacques Paris rapatriés en France après son procès ?
Alors que son procès doit se tenir en janvier 2026, Mahdieh Esfandiari a pu obtenir sa libération sous contrôle judiciaire le 22 octobre dernier. Transférée donc à l'ambassade d'Iran à Paris au lendemain de la libération partielle de Cécile Kohler et Jacques Paris, le HuffPost rappelle que Téhéran avait rendu public en septembre dernier la possibilité d'établir un accord de libération des deux Français en échange de celle de l'Iranienne.
Pour l'heure, Mahdieh Esfandiari est soumise à un contrôle judiciaire strict avec "obligation de pointer au commissariat" et "interdiction des réseaux sociaux". Les Français devront-ils patienter jusqu'à son procès pour apologie et provocation au terrorisme en ligne ainsi qu'injure raciste et association de malfaiteurs ? Cette concomitance des libérations laisse en tout cas imaginer un retour très prochainement de Cécile Kohler et Jacques Paris dans l'Hexagone.