Une mer artificielle dans le désert

Gourbangouly Berdymoukhammedov © Kremlin.ru
Au Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhammedov n'est pas encore aussi connu que son prédécesseur, Saparmurat Niyazov. Mais en 2009, l'inauguration de l'Altyn Asyr ("l'âge d'or"), lui aura donné l'occasion de soigner son image. Berdymoukhammedov a en effet poursuivi et accéléré le projet d'un lac géant, construit de toutes pièces en plein désert du Karakoum. Long de plus de 100 km sur 20 km, il est censé recevoir les eaux de drainage de tout le pays grâce à des tuyaux de plus de 2 600 km... mais aussi de fournir à la population 30 000 tonnes de poisson par an ! Alimentée par le fleuve Amou-Daria, il menace les équilibres écologiques et pourrait assécher la mer d'Aral déjà en voie de disparition. Mais le projet de 4,5 milliards de dollars dépasse ces considérations bassement écologiques pour le président : il prévoit, à termes, de transférer la capitale sur les abords de cette nouvelle "mer turkmène".
Au Turkménistan, Gourbangouly Berdymoukhammedov n'est pas encore aussi connu que son prédécesseur, Saparmurat Niyazov. Mais en 2009, l'inauguration de l'Altyn Asyr ("l'âge d'or"), lui aura donné l'occasion de soigner son image. Berdymoukhammedov a en effet poursuivi et accéléré le projet d'un lac géant, construit de toutes pièces en plein désert du Karakoum. Long de plus de 100 km sur 20 km, il est censé recevoir les eaux de drainage de tout le pays grâce à des tuyaux de plus de 2 600 km... mais aussi de fournir à la population 30 000 tonnes de poisson par an ! Alimentée par le fleuve Amou-Daria, il menace les équilibres écologiques et pourrait assécher la mer d'Aral déjà en voie de disparition. Mais le projet de 4,5 milliards de dollars dépasse ces considérations bassement écologiques pour le président : il prévoit, à termes, de transférer la capitale sur les abords de cette nouvelle "mer turkmène".
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