Les emplois fictifs, le sacrifice

Les emplois fictifs, le sacrifice © SIPA
Alain Juppé a-t-il payé pour un autre lors de sa condamnation à un an d'inéligibilité en 2004 et à 14 mois de prison avec sursis, pour prise illégale d'intérêt, dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris ? Aujourd'hui, même-lui l'admet à demi-mots. "Il y a eu un aspect un peu sacrificiel dans tout ça", disait-il récemment dans les colonnes de Society. Au journal, il confie que le jugement a été "un séisme". "D'ailleurs, il m'a fallu du temps pour en sortir", reconnait-il. Pour autant, et c'est un changement notable, Alain Juppé ne considère plus que sa condamnation est de nature à entraver ses ambitions. En 2014, face aux sarkozystes qui ne cessaient de rappeler le passif du maire de Bordeaux, il avait osé cette phrase sur Europe 1 : "En matière d'ennuis judiciaire, il vaut mieux ne pas se livrer à un match".

"Ma mère n'a pas compris ce qu'il se passait"

En juillet 2008, le maire de Bordeaux revenait déjà sur l'épreuve la plus rude de sa vie professionnelle, dans le JDD : "Mon père a disparu juste avant ma mise en examen. D'une certaine manière, fort heureusement, car il aurait vécu ça de façon dramatique. Ma mère, à l'époque âgée de 88 ans, n'a pas bien compris ce qui se passait. Je me suis bien gardé de la mettre au courant".
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