Raphaël Schellenberger : les insultes du député visant une collègue atteinte d'un cancer choque son parti

Raphaël Schellenberger : les insultes du député visant une collègue atteinte d'un cancer choque son parti Après des propos jugés injurieux à l'encontre de la directrice de cabinet du président, Raphaël Schellenberger a été exclu de la majorité départementale de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA).

La Collectivité européenne d'Alsace (CEA) dans la tourmente. Le député non inscrit Raphaël Schellenberger en a été évincé pour des propos visant la directrice de cabinet de son président, Myriam Stenger, révèle les Dernières Nouvelles d'Alsace. Il lui est reproché son "comportement inadmissible", mardi dernier, lors d'un dîner organisé en présence de maires de sa circonscription (Thann-Ensisheim).

Celui qui est également conseiller départemental d'Alsace aurait qualifié la directrice de cabinet du président de la CEA Frédéric Bierry de "sorcière" et l'expression "perruque qui ne lui va même pas" revient selon plusieurs sources auprès du journal local. Des références qui font écho à la maladie contre laquelle se bat Myriam Stenger depuis plusieurs mois : le cancer. Cette maladie serait "un retour de manivelle, comme une récompense du karma", aurait-il déclaré.

"Aucun être humain ne peut être traité comme il l'a fait

"Il a eu des propos dans un échange public avec des maires qui sont inacceptables", a déclaré à l'AFP Frédéric Bierry, président LR de la CEA auprès de l'AFP. Le principal intéressé, lui, répond que ses propos ont été tenus dans un cadre privé et semble convaincu de "payer" autre chose. "Je ressens de l'amertume devant les piètres politiques menées depuis 2021 et non, le fonctionnement actuel de la CEA ne me convient pas. Et non, je ne cache pas non plus mon ambition pour 2028", dit-il en référence aux futures élections départementales, dans les colonnes de DNA.

"Je l'ai toujours défendu, je lui ai passé beaucoup de choses, parce que j'aimais son intelligence, mais aucun être humain ne peut être traité comme il l'a fait de Myriam. Il a passé les bornes de l'acceptable", regrette Frédéric Bierry. Raphaël Schellenberger persiste et signe en dénonçant la "police de la pensée". "Même si les propos qu'on me prête sont maladroits, la moindre critique à l'endroit de la directrice de cabinet dans cette collectivité conduit à une pression, une expulsion ou une mise au ban. Et aujourd'hui, ça se transforme en fait politique", dit-il à l'AFP.