"Un Puy du Fou de gauche" : cette idée de François Ruffin, le président du parc lui répond
François Ruffin rêve d'un "Puy du Fou de gauche". Le député de la Somme a formulé cette idée, le 22 janvier dernier, dans une publication postée sur son compte X. "Je veux qu'on ait notre récit, qui traite de l'esclavage, qui traite de nos pages sombres et de nos pages de lumière", a défendu l'ex-Insoumis, visiblement favorable à la création d'un tout nouveau parc. Pour l'élu, un discours politique autour de la culture est nécessaire. Il est, selon lui, absent.
Pour justifier la création de ce "Puy du Fou de gauche", François Ruffin s'est appuyé sur l'exemple de l'organisation d'un événement sur le sol français, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024. Selon le député de gauche, cette cérémonie a été un "moment de fierté, de construction et de reconstruction de la communauté" nationale. Comme le rapporte Le HuffPost, les propos de François Ruffin ont été critiqués par plusieurs historiens. Ces derniers estiment que la proposition de l'élu de la Somme est une mauvaise idée.
Il nous faut un Puy du Fou de gauche.
— François Ruffin (@Francois_Ruffin) January 22, 2026
Oui, un spectacle, comme la cérémonie des JO, qui porte un récit national. Avec nos pages sombres, mais aussi nos lumières, et dont nous sommes fiers.
Notre pays est en dépression. Nous ne le relèverons pas seulement par les fiches de paie, pic.twitter.com/5iJCAjPGtZ
Le Puy du Fou est "universel", dit son président
Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, s'est également exprimé. Le parc vendéen n'est "ni de gauche ni de droite, il est universel", a-t-il souligné, samedi 24 janvier, sur Europe 1, selon des propos relayés par CNews. Le fils de Philippe de Villiers a réagi aux déclarations de François Ruffin. "Il faut considérer que le succès du Puy du Fou est seulement le fait de cette célébration d'un passé commun, d'un patrimoine commun qui peut faire notre fierté à tous, d'où que nous venions et qui que nous soyons", a affirmé le président du parc.
François Ruffin "le dit très bien dans son discours, nous avons besoin de souvenirs communs", a néanmoins reconnu Nicolas de Villiers lors de cet entretien. Mais le président du Puy du Fou a critiqué l'exemple pris par François Ruffin. Selon lui, la cérémonie d'ouverture des JO a divisé. La scène du "banquet de Bacchus" avec Philippe Katerine a fait énormément parler. "Dans une famille, il n'y a pas de souvenirs familiaux si l'on passe son temps à parler des querelles qui ont pu exister dans le passé", a également expliqué Nicolas de Villiers.