Une nouvelle carte révèle l'emplacement d'immenses réserves d'eau sous la France

Une nouvelle carte révèle l'emplacement d'immenses réserves d'eau sous la France Alors que le printemps approche, les réserves d'eau de la France sont importantes, notamment dans certains départements. Une carte montre par endroits des niveaux souterrains très hauts.

L'eau souterraine est une ressource très importante. En France, elle représente deux tiers de la consommation d'eau potable et plus du tiers de celle du monde agricole. Le stock est donc surveiller de près. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a relevé il y a quelques jours que 84% des nappes phréatiques étaient en hausse au 1er mars (contre 56% en janvier), permettant une amélioration de la situation. 67% des niveaux sont au-dessus des normales mensuelles contre 61% un an en arrière. 18% sont sous les normales. 

Cette hausse s'explique par les fortes précipitations de février 2026. 116% de précipitations en plus que la normale ont été relevées. Où sont alors les réserves d'eau en France ? Le BRGM a établi une carte le 5 mars avec des données de la banque ADES acquises jusqu'au 28 février. Elle représente les fluctuations des nappes. "L'indicateur "Niveau des nappes" compare le mois en cours par rapport aux mêmes mois de l'ensemble de la chronique, soit au minimum 15 ans de données, et jusqu'à plus de 100 ans. Il est réparti en 7 classes, du niveau le plus bas (en rouge) au niveau le plus haut (en bleu foncé)". Les zones grises sont des secteurs avec une trop faible densité de points de suivi. 

© BRGM

Les réserves sont donc très présentes en Bretagne, mais aussi dans le centre ouest, au niveau de la Charente jusque dans le Tarn. Dans le Gard, les nappes sont aussi bien remplies. Les stocks d'eau dans le sud et en Bretagne sont reconstitués pour les trois prochains mois. A l'inverse, la Lorraine et la Champagne a des réserves faibles. Malgré une amélioration, le déficit n'est toujours pas comblé. Dans ces régions, il faudrait des pluies excédentaires au printemps pour arriver à l'équilibre avant l'été. De Lille à Paris, les stocks sont proches de la moyenne.

"Cependant, les pluies importantes n'ont pas toujours été très efficaces pour les nappes. L'impact de ces pluies sur la recharge a été essentiellement en fonction de l'humidité des sols, des sols secs ou saturés limitant les infiltrations en profondeur. Les précipitations intenses sur un temps court ont souvent saturé les sols, favorisant le ruissellement au détriment de l'infiltration vers les nappes", a nuancé le bureau de recherches.

Le trimestre prochain pourrait être bénéfique pour les nappes : "Le bilan provisoire de la recharge hivernale permet d'espérer des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives pour le trimestre prochain". Les prévisions restent incertaines et dépendront des cumuls pluviométriques au printemps et de la reprise de la végétation, qui tend à augmenter les besoins en eau et limite alors l'infiltration.