Ile-de-France. Il réclame 200 000 euros à Valérie Pécresse pour une "erreur d'appréciation" à son égard
Un ancien contractuel de la Région Île-de-France a réclamé près de 200 000 euros à la collectivité présidée par Valérie Pécresse. Recruté en 2010, cet agent occupait le poste de secrétaire général avant d'être formellement licencié par la présidente de région après dix ans de service.
Ce limogeage a été justifié par des défaillances professionnelles constatées chez l'ancien cadre, explique actu.fr. Selon un rapport interne, plusieurs dysfonctionnements sont reprochés à l'ancien secrétaire général : "des erreurs dans la transmission de délibérations, des oublis, ou encore la diffusion de documents incorrects auraient été relevés à de nombreuses reprises entre 2017 et 2020".
La hiérarchie souligne les nombreuses "entorses" ayant perturbé le bon fonctionnement du service, qui auraient d'ailleurs porté préjudice aux collègues du contractuel. L'intéressé ne semble pour autant pas reconnaitre les fautes dont il est accusé. Il estime même que son licenciement est "illégal", toujours selon actu.fr. C'est pour cela qu'il a porté l'affaire en justice et réclamé à son employeur, dans le cadre de cette procédure, 193 500 euros au titre de plusieurs préjudices, dont "la perte de rémunération et l'atteinte à sa réputation".

Le contractuel licencié par la Région Ile-de-France conteste "fermement" la décision de sa hiérarchie. Il dénonce notamment une "erreur d'appréciation", et même une "sanction déguisée", et assure avoir alerté sa hiérarchie sur des difficultés internes avant son éviction. L'ancien cadre soutenait avoir signalé des situations de souffrance au travail au sein de son service.
Les juges ont tranché en janvier et la décision vient d'être rendue publique. Le magistrats considèrent qu'il n'est pas démontré que les erreurs relevées trouvent leur origine dans une mauvaise organisation du service indépendante de ses propres responsabilités. Ils rappellent au contraire que l'organisation du service relevait en partie de ses missions.
La cour administrative d'appel de Paris a finalement donné raison à la Région Île-de-France. La cour rejette l'ensemble des demandes indemnitaires formulées par le requérant. Les magistrats estiment que la décision de licenciement était justifiée par son insuffisance professionnelle.