Une comète suspectée d'être un vaisseau extraterrestre : ce que les scientifiques n'avaient encore jamais dit

Une comète suspectée d'être un vaisseau extraterrestre : ce que les scientifiques n'avaient encore jamais dit Grâce à de nouvelles recherches, les scientifiques comprennent mieux la comète 3I/ATLAS, détectée dans le système solaire il y a quelques mois.

Les astéroïdes et comètes sont surveillés de près par les scientifiques. La comète 3I/Atlas intrigue particulièrement. Elle a été repérée pour la première fois en juillet 2025 par le télescope Atlas de la NASA situé au Chili. Certains passionnés d'espace et même quelques astrophysiciens pensent qu'il pourrait s'agir d'un vaisseau extraterrestre. Les astronomes ont donc mené de nouvelles recherches pour répondre à cette interrogation.

Grâce au télescope Green Bank, les scientifiques ont recherché des signes mesurables qui pourraient venir de technologie de civilisations extraterrestres. Il s'agit d'une antenne parabolique de 100 mètres de diamètre qui permet de vérifier l'absence d'émetteurs jusqu'à 0,1 watt. Ils ont identifié neuf "événements", mais qui, après analyse, correspondaient à des émetteurs radios sur Terre.

Ce travail a donné lieu à une conclusion simple : "Nous aurions tous été ravis de détecter des technosignatures provenant de 3I/ATLAS, mais il n'y en a tout simplement pas", a déclaré Benjamin Jacobson-Bell, chercheur principal de l'étude, à Space.com. Une technosignature correspond à tout signal détectable indiquant la présence de civilisations avancées lointaines. C'est une comète qui ne présente donc "que des caractéristiques naturelles". C'était le résultat attendu, il s'agissait surtout d'une vérification. 

Jacobson-Bell a toutefois insisté sur l'importance de cette comète : "L'enthousiasme est considérable autour de 3I/ATLAS car il s'agit seulement de la troisième découverte d'un objet interstellaire au sein de notre système solaire". Contrairement aux dizaines de milliers de comètes qui sont natives du système solaire, celle-ci vient d'ailleurs. Elle pourrait même être plus ancienne que le système solaire. Il ne resterait cependant que peu de temps pour l'analyser : "Il nous reste probablement quelques mois avant de ne plus jamais revoir cet objet", a déclaré Chris Lintott, professeur d'astrophysique à l'université d'Oxford, au Royaume-Uni, auprès de la BBC. Elle a été au plus proche de la Terre le 19 décembre dernier.

L'expert estime également que de telles découvertes deviendront plus fréquentes à mesure que le programme impliquant l'observatoire Vera C. Rubin, qui a été récemment achevé, avance dans sa mission prévue pour une durée de 10 ans. En regardant ces objets de plus près, si les scientifiques détectent des anomalies, ils pourront alors se demander s'ils elles sont dues à des technologies extraterrestres.

"Nous espérons que nos recherches contribueront à dissiper l'idée que cet objet est artificiel, mais nous espérons également que l'intérêt du public pour les objets interstellaires restera vif. Qu'il s'agisse de vaisseaux spatiaux ou de comètes, ils sont fascinants, et il est tout à fait possible qu'un jour, l'un d'eux transmette des signaux technologiques", a conclu le spécialiste.