Des milliers de jeunes privés de job pendant leurs études ? Cette loi va changer la donne

Des milliers de jeunes privés de job pendant leurs études ? Cette loi va changer la donne De nombreux étudiants sont dans le flou à cause d'une toute récente décision du gouvernement.

La décision est tombée comme un couperet. De manière soudaine et inattendue, avec effet immédiat, mettant dans l'embarras des milliers de jeunes. Alors que les choix d'études pour la rentrée prochaine ont été formulés et que les étudiants attendent désormais des réponses des établissements, une nouvelle loi entre en vigueur et risque de venir tout chambouler pour bon nombre d'entre eux, pouvant les contraindre à revoir leurs plans initiaux.

Chaque année, près d'un million de personnes travaille dans le cadre de leurs études. Il n'est pas question ici des jobs alimentaires dans un supermarché ou dans un café mais de l'alternance. Ce mode de formation permet d'allier la théorie de l'enseignement avec la pratique au sein d'une entreprise. Deux types d'alternances existent : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation.

Leurs deux principales différences résident dans la part consacrée à l'école (plus importante en apprentissage), ainsi que dans la rémunération de l'étudiant (plus importante avec un contrat de professionnalisation). Par ailleurs, l'apprentissage est généralement une formation permettant d'acquérir les compétences initiales pour exercer un métier tandis que la professionnalisation vient compléter une première formation dans un secteur.

Embaucher en alternance est toujours un pari et un coût pour les entreprises car les personnes qu'elles recrutent ne sont pas toujours présentes à 100%. Pour promouvoir ce type d'emploi, une aide avait été mise en place à destination des patrons. Recruter en contrat de professionnalisation permettait de percevoir 6000 euros, donc d'amortir les frais d'embauche. Or, cette aide va s'arrêter, dès ce mercredi 1er mai 2024, dans le cadre des économies que doit réaliser le gouvernement. Seuls les contrats de professionnalisation sont concernés. Pour l'apprentissage, rien ne change.

Cette décision pourrait contraindre les entreprises à changer leur fusil d'épaule concernant le recrutement en contrat pro et à moins embaucher. Plusieurs voix patronales se sont élevées pour dénoncer ce choix de l'Etat. Vont-elles fermer les postes initialement ouverts ? Le flou demeure.

En 2022 et 2023, ce sont un peu plus de 110 000 étudiants qui se sont lancés dans un contrat de professionnalisation. Tandis que ce mode de formation est déjà en perte de vitesse (230 000 contrats avaient été signés en 2018 alors que l'aide n'existait pas sous cette forme), cela pourrait l'enterrer définitivement. De l'autre côté, 850 000 contrats en apprentissage ont été signés en 2023.