Le bonus écologique diminué, ces Français devront payer plus cher pour acheter une voiture
L'électrique a encore gagné du terrain sur le marché automobile français Environ une nouvelle immatriculation sur six (16.8 %) concernait un véhicule à énergie verte l'année dernière. C'est mieux que la moyenne européenne (14%) et la tendance devrait se poursuivre tant les différents constructeurs, français comme étrangers, ont pris le virage de l'électrique, poussés qu'ils sont par la directive européenne d'interdire la vente des voitures thermiques à partir de 2035. Pour inciter les automobilistes à acheter des voitures moins polluantes, le gouvernement français a instauré en 2008 un bonus écologique, une aide de l'État pour réduire le coût du véhicule à l'achat.
Ce bonus écologique ne cesse d'évoluer depuis, et c'est encore le cas en 2024. Malheureusement pour les Français, celui-ci est désormais moins avantageux qu'il ne l'était l'année passée. Bon nombre de ménages ne pourront en effet plus bénéficier d'une réduction de 5 000 euros sur l'achat d'une voiture électrique neuve. Et oui, alors que le nombre de ventes de voitures avec batteries augmente, les subventions de l'État vont sans doute aller en diminuant. Ainsi, 50% des ménages les plus riches (des déciles 6 à 10), vont devoir débourser plus d'argent pour mettre la main sur un véhicule électrique.
Pour eux, la prime ne va pas disparaître pour autant. Mais elle va diminuer, passant de 5 000 à 4 000 euros. C'est une perte de 1 000 euros pour ceux qui avaient pris la décision de passer à l'électrique en 2024. De quoi peut-être en décourager certains d'investir dans un véhicule plus propre (mais plus cher) et d'abandonner leur modèle essence ou diesel (voire hybride). Pour les 50% de Français aux revenus plus modestes, regroupés dans les cinq premiers déciles, le bonus écologique ne change pas. Ils pourront toujours bénéficier d'un rabais de 5 000 euros auxquels il faut ajouter une majoration de 2 000 euros, pour un total donc de 7 000 euros à déduire du prix d'un véhicule électrique neuf.
Les critères du bonus écologique ont également évolué en 2024. Ils se sont durcis en prenant en compte l'impact environnemental de façon beaucoup plus globale, notamment en mesurant l'empreinte carbone de la production des métaux consacrés à la fabrication et celle des transports utilisés pour acheminer les véhicules vers leurs points de vente. Cela a donné lieu à un score environnemental à atteindre pour rester éligible au bonus écologique. L'objectif in fine étant de privilégier les véhicules conçus en France et Europe plutôt qu'en Asie, et notamment en Chine.