Le prix de la carte grise pourrait s'envoler en 2026, surtout si vous habitez dans ces régions
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes. Le coût du certificat d'immatriculation (ex-carte grise), obligatoire lors de l'achat d'une voiture neuve ou d'occasion, pourrait bientôt augmenter significativement. La faute à une mesure adoptée le 2 décembre par le Sénat qui vise à relever le plafond de la taxe régionale de 60 à 70 euros.
Cette décision, si elle était conservée dans le projet de loi de finances 2026, donnerait aux régions la possibilité d'augmenter leur tarif de 10 euros par cheval fiscal. Pour comprendre l'impact réel de cette mesure, il faut savoir que le coût total d'une carte grise se calcule en multipliant le tarif régional par la puissance fiscale du véhicule exprimée en chevaux fiscaux.
Les conséquences financières pour les particuliers ne seraient pas anodines, surtout pour ceux qui possèdent des véhicules puissants ou qui vivent dans des régions appliquant déjà le plafond maximal. Prenons l'exemple d'une famille achetant une berline de 6 chevaux fiscaux en Normandie ou dans le Grand Est, deux régions qui appliquent actuellement le plafond de 60 euros.
Si ces régions décidaient de s'aligner sur le nouveau plafond de 70 euros, le surcoût du certificat d'immatriculation atteindrait 60 euros pour ce véhicule. Pour un SUV de 8 chevaux fiscaux, l'addition grimperait de 80 euros.
Cette possible augmentation de la taxe régionale intervient dans un contexte particulièrement défavorable pour les automobilistes qui font face depuis plusieurs années à des hausses en tous genre. Entre l'augmentation du prix des carburants – qui a certes tendance à stagner actuellement -, celle des frais de stationnement, la hausse des primes d'assurance ou encore l'entretien des véhicules de plus en plus coûteux, cette majoration du coût du certificat d'immatriculation ne serait pas encourageante pour les potentiels acheteurs alors que le nombre des nouvelles immatriculations de voitures est en baisse en 2025.
Les automobilistes ne seraient sans doute pas tous logés à la même enseigne. Des régions, comme la Normandie, le Grand Est, la Bretagne, le Centre-Val de Loire ou Bourgogne-Franche-Comté, sont déjà aujourd'hui au plafond de 60 euros et pourraient profiter de cette mesure pour encore augmenter leurs recettes. D'autres, notamment les Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et la Corse, où la taxe régionale est de 42 ou 43 euros par cheval fiscal, appliquent des tarifs plus modérés et maintiendront peut-être leur politique actuelle.
Reste que leur marge de manœuvre serait encore plus grande, ce qui n'a rien de rassurant à l'heure où les collectivités cherchent à renflouer leurs caisses. Il va désormais falloir attendre pour savoir si cette mesure sénatoriale sera conservée dans le projet de loi de finances sachant qu'une proposition similaire avait été rejetée l'année dernière.