"N'achetez pas de voitures d'occasion équipées de ces moteurs" : le conseil d'experts que tous les automobilistes devraient suivre
La voiture, ça coûte trop cher ! Assurance, entretien, carburant... Une enquête, menée par la nouvelle société d'assurance Leocare, montre que 9 Français sur 10 estiment que le coût de la voiture est devenu insoutenable. Raison de plus pour bien choisir votre voiture ! L'association automobile norvégienne (NAF) a publié un classement qui peut vous aider si vous avez le projet de changer d'auto dans les semaines ou mois à venir, voire l'année prochaine.
Il ne s'agit pas d'un état des lieux des modèles au meilleur rapport qualité/prix mais du classement des moteurs à éviter autant que possible si vous achetez une voiture d'occasion. Cette étude de la NAF doit alerter les automobilistes quand on sait que le marché de l'occasion représentait 75,8% des achats de voitures particulières en France, soit 5,5 millions de véhicules en 2024 (contre 1.75 million dans le neuf).
Sans grande surprise, le moteur PureTech 1.2 trois cylindres de Stellantis figure parmi les plus problématiques en raison de sa courroie de distribution lubrifiée à l'huile qui s'use prématurément et peut causer de graves dommages au moteur. Un moteur, salué à son lancement pour ses performances et sa faible consommation – il a même été élu moteur de l'année en 2015 – qui équipe la grande majorité des modèles Peugeot, Citroën, DS et Opel, autant de voitures que l'on voit en nombre sur nos routes.
Pour parer à ce (gros) problème, Stellantis a étendu la garantie à 10 ans ou 175 000 kilomètres pour tous les moteurs 1.2 PureTech produits entre avril 2014 et juin 2022, avec une prise en charge totale des pièces et de la main-d'œuvre pour tous les moteurs. Mais pour bénéficier de cette garantie étendue, les propriétaires doivent avoir respecté à la lettre le plan d'entretien préconisé par le constructeur (vidanges régulières, utilisation des huiles recommandées…). Pas simple.
Selon l'expert Bennie Christensen, les acheteurs de voitures d'occasion doivent également se méfier des moteurs EcoBoost de Ford - notamment le 1.0 -, lesquels utilisent aussi une courroie de distribution lubrifiée à l'huile qui s'abîme prématurément. "Ce n'est pas une question de savoir si elle va casser, mais quand", se permet même de relever l'expert. Comme pour le PureTech, la réparation est souvent complexe, longue et coûteuse.
Outre Opel, plusieurs constructeurs allemands sont également pointés du doigt. Les moteurs 1.2 TSI et 1.4 TSI Twincharger de Volkswagen, le moteur diesel 4 cylindres N47 de BMW et le le 2.0 TFSI d'Audi n'ont pas bonne pub, là-aussi pour des problèmes de courroie de distribution ou alors pour une consommation excessive d'huile. Étant donné le coût d'un moteur thermique – de 2 000 euros pour une petite cylindrée à plus de 15 000 euros pour les plus performants -, on comprend mieux lorsque le panel d'experts norvégiens finit par dire aux automobilistes : "N'achetez pas de voitures d'occasion équipées de ces moteurs".