Occitanie. "Nous allons répondre par des amendes" : un maire s'indigne contre un geste trop courant qui dégrade la nature
Un fléau qui touche de nombreuses communes en France. Mais dans les Pyrénées-Orientales, à Pollestres, une petite commune de 5 000 âmes située au sud de Perpignan, le maire en a assez. Il a décidé d'agir et de taper du poing sur la table pour que la situation cesse. En cause : des dépôts sauvages sur des espaces naturels de la commune qui font mauvaise impression et qui augmentent considérablement la charge de travail des agents communaux.
"J'ai décidé de monter d'un cran", dit-il dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux de la bourgade, vendredi 28 novembre. "Les élus et les employés municipaux se mobilisent au quotidien pour rendre Pollestres un cadre agréable de vie. D'autres ont choisi un autre chemin, celui de souiller notre territoire par des dépôts de gravats insupportables", déplore le premier édile, Jean-Charles Moriconi.
Voilà pourquoi, désormais, un système de verbalisations va être mis en place pour ceux qui s'amusent à dégrader les allées de cette commune. "Je tiens à viser toutes celles et ceux qui s'amusent dès aujourd'hui à un genre de sport, qui devient un sport favori : nous allons répondre par des amendes, des identifications et par des enquêtes approfondies ", prévient le maire. Ce dernier parle d'un "avertissement". "Respecter la nature, c'est quelque part se respecter soi-même", juge-t-il.
Comme le rappelle Actu Perpignan, Pollestres n'est pas la seule commune de la région en proie à ce genre d'incivilités. Toulouges, Port-Vendres ou encore Pia ont instauré des systèmes d'identification et d'amendes après avoir constaté des dégradations. Dans la troisième citée, une augmentation du prix de l'amende a même été votée l'an dernier : 2 000 euros pour un particulier et 10 000 euros pour un professionnel. Des montants qui pourraient se montrer dissuasifs.
À Pollestres, Jean-Charles Moriconi tient également à rappeler que les employés municipaux sont "occupés sur la préparation des festivités de fin d'année. Mais ils sont aussi occupés à des choses tout simplement incroyables " : gérer ces incivilités en ramassant les déchets qui jonchent le sol. "C'est irrespectueux pour les employés municipaux, qui ne sont pas des esclaves", déplore-t-il.