Valérie Pécresse : la candidate à la présidentielle 2022 a déjà Xavier Bertrand dans le viseur

Valérie Pécresse : la candidate à la présidentielle 2022 a déjà Xavier Bertrand dans le viseur "Je suis prête à être la première femme présidente de la République", assure Valérie Pécresse dans Le Figaro. En annonçant sa candidature pour 2022, la patronne de la région Île-de-France entend mettre un terme à l'échappée politique de Xavier Bertrand.

En annonçant sa candidature à l'élection présidentielle 2022, jeudi 22 juillet dans Le Figaro, Valérie Pécresse n'a surpris personne. La présidente de l'Île-de-France n'a jamais caché ses ambitions pour l'Elysée, elle a même effectué plusieurs réunions publiques avec sa propre formation politique, ces derniers mois, pour apparaître comme une figure incontournable à droite pour cette échéance. Et c'est d'ailleurs en invoquant les thématiques très classiques de sa famille politique qu'elle a fait part de ses ambitions. "Je suis candidate à la présidence de la République pour restaurer la fierté française. Je ne supporte plus qu'on parle au lieu d'agir. [...] Après un quinquennat pour pas grand-chose, et je le dis à regret, avec très peu de réformes, comme celle repoussée des retraites, des figures d'autorité abaissées et contestées, nos lois bafouées, des déficits abyssaux, des fractures accrues, je veux remettre le pays en ordre", dit-elle au Figaro.

La présidente de l'Île-de-France, récemment réélue à la tête de la région sur un très bon score, avait fait savoir lors de son discours de victoire qu'elle prendrait l'été pour se décider, consulter, et préciser comment elle comptait s'engager pour faire gagner sa famille politique en 2022. Peu d'observateurs doutaient du fait que cela passe par autre chose qu'une candidature, mais il n'est pas anodin que Valérie Pécresse ait un peu bousculé son agenda. LR et les principaux cadres de la droite sont d'accord sur le fait qu'un unique candidat doit rassembler son camp, mais aucun mode de désignation n'est encore acté. Une situation délicate pour tous les prétendants non déclarés, d'autant que Xavier Bertrand, parti avant tout le monde dans cette course, répète à l'envi qu'il ne participera pas à une primaire et que tous ses camarades de LR devront composer avec sa position. LR tente bien de trouver un compromis, tous les impétrants se sont donnés jusqu'à fin septembre pour tenter de se mettre d'accord sur la manière d'effectuer le rassemblement.

Dans ce contexte, la candidature de Valérie Pécresse, à cet instant des négociations, est clairement une tentative de mettre un terme à l'échappée politique de Xavier Bertrand. Au Figaro, elle cible directement le président des Hauts-de-France, décidé à prendre les rênes de la droite sans passer par un vote des sympathisants. "C'est aux Français de la droite et du centre de décider. Personne n'a la légitimité de les priver de ce choix", tacle Valérie Pécresse. Mais l'ancienne ministre prend elle-même bien soin de ne pas faire de la primaire l'alpha et l'oméga du match qui se joue à droite : "Je me présenterai en femme libre. Mais, nous avons un devoir d'unité et de jouer collectif, car il faut un seul candidat de l'alliance de la droite et du centre pour l'alternance", souligne-t-elle, en pesant ses mots. "Je n'ai pas peur de la primaire", ajoute-t-elle, comme pour marquer sa différence avec son principal rival.

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