Affaire Grégory : une nouvelle technologie pourrait faire parler l'anorak de l'enfant

Affaire Grégory : une nouvelle technologie pourrait faire parler l'anorak de l'enfant Alors qu'une contre-expertise stylométrique de la lettre revendiquant le meurtre du petit Grégory a été demandée, on apprend qu'une nouvelle technologie pourrait permettre de faire parler certains scellés, dont l'anorak de l'enfant.

Plus de quarante ans après le drame, l'affaire du petit Grégory pourra-t-elle un jour aboutir à une condamnation ? Les enquêteurs poursuivent en tout cas leurs investigations. Et selon RTL, depuis la mise en examen en octobre dernier de la grand-tante de l'enfant de 4 ans, qui avait été retrouvé mort noyé, pieds et mains liés, en octobre 1984 dans la Vologne (Vosges), une contre-expertise stylométrique a été diligentée.

"Le président de la chambre de l'instruction a d'initiative, en décembre 2025, lancé une contre-expertise stylométrique confiée à deux experts français", a fait savoir le procureur général de la cour d'appel de Dijon, tout en précisant que "le résultat n'interviendra sans doute que dans plusieurs mois". Rappelons que c'est une expertise stylométrique demandée dès 2017 à une société suisse qui a permis aux enquêteurs d'affirmer que Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory, serait l'un des corbeaux de l'affaire. Depuis sa mise en examen, ses avocats dénoncent une technique de charlatans.

La généalogie génétique bientôt utilisée

Au-delà de cette annonce, franceinfo, qui confirme RTL, a également obtenu plus amples informations concernant les analyses ADN réalisées sur les scellés. "Pas de nouveaux éléments", regrette le procureur Philippe Astruc, avant de toutefois préciser que "l'utilisation de la généalogie génétique pourra peut-être offrir des perspectives nouvelles". Parmi les scellés, il y a notamment l'anorak du petit Grégory qui pourrait potentiellement avoir des preuves permettant de remonter jusqu'au coupable.

La généalogie génétique est une nouvelle technique qui permet de croiser un ADN retrouvé sur une scène de crime avec ceux de millions de personnes qui ont passé des tests génétiques ces dernières années - pour retrouver des proches ou en savoir plus sur leurs origines - ou dont on a déjà l'ADN récupéré dans d'autres affaires. En appliquant la génétique à la généalogie, il n'est pas rare que l'on puisse trouver l'ADN d'un cousin éloigné pour, de fil en aiguille, finalement remonter à un proche suspect car présent géographiquement au moment du drame, par exemple.