Ecole et Covid : contaminations, demi-jauges, autotests... Le récap'

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"Ecole et Covid : contaminations, demi-jauges, autotests... Le récap'"

Ecole et Covid : contaminations, demi-jauges, autotests... Le récap' ECOLE ET COVID. Le retour des collégiens et lycéens en classe a eu lieu le 3 mai, en demi-jauges pour certains. Et avec une nouvelle arme mise en avant par le gouvernement : les autotests.

[Mis à jour le 7 mai 2021 à 18h03] En plus du déconfinement national, le lundi 3 mai a marqué la rentrée scolaire en présentiel des collégiens et lycéens, une semaine après les écoliers de primaire. Les collégiens reprennent en majorité le chemin des classes, avec l'aménagement suivant : les classes de 4e et 3e des 15 départements les plus touchés * par l'épidémie de Covid-19 sont en demi-jauge. Les lycéens de l'ensemble de l'Hexagone retournent quant à eux en cours en demi-jauge. Plus d'informations dans notre page dédiée à la rentrée scolaire

le Nord, l'Aisne, l'Oise, les Yvelines, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val d'Oise, le Val-de-Marne, l'Essonne, Paris, la Sarthe, la Loire, le Rhône et les Bouches-du-Rhône   

Autotests : comment ça marche ?

Dans son interview au JDD du 2 mai, Jean-Michel Blanquer a donné des précisions sur l'organisation du dépistage par autotests dans les lycées à partir du lundi 10 mai  : "Ce sera décidé à l'échelle de chaque établissement. On peut imaginer une approche assez simple : On choisit un lieu dédié à l'intérieur du lycée puis, classe par classe, les élèves viennent pratiquer leur autotest, sur le temps scolaire, sous la supervision d'un personnel médical, de médiateurs ou de volontaires. Nous avions déjà recruté 1 700 médiateurs pour aider au dépistage". 

Quel impact pourraient avoir les autotests sur l'épidémie ?

D'après des données citées par le Conseil scientifique Covid-19 dans un avis du 19 avril intitulé "Les autotests : une opportunité de santé publique", un dépistage hebdomadaire chez 75 % des élèves entraînerait une réduction de 50 % des contaminations. Sur ce point, le ministre de l'Education a confié au Journal du Dimanche le 2 mai : "C'est l'objectif fixé. Bien sûr, il faut l'accord de la famille. Mais je pense qu'elles vont jouer le jeu. Elles l'ont fait pour les tests salivaires : on a aujourd'hui 75 % d'approbation. Avec un taux de positivité, avant les vacances, qui avoisinait les 0,4 %". 

Bientôt des autotests au collège et en primaire ?

La Haute autorité de santé (HAS) autorise par ailleurs désormais les autotests pour les moins de 15 ans. A la question "Allez-vous les proposer aux collégiens et écoliers ?", le ministre de l'Education a répondu dans le JDD, toujours le 2 mai : "Pour l'école primaire, notre stratégie repose sur les tests salivaires. Nous développerons peut-être les autotests pour des classes de collège, fin mai, en plus des tests salivaires. Nous avons toujours été pragmatiques en analysant les retours de terrain. Il faut donc d'abord bien déployer cela au lycée. Le fait de tester dès maintenant tous les professeurs deux fois par semaine dans les écoles, collèges et lycées doit déjà permettre d'identifier les cas positifs et ainsi couper la chaîne de contamination au plus tôt".   

Qu'en pense le Conseil scientifique ?

Pour rappel, dans un avis rendu public le 22 avril, le Conseil scientifique explique que l'école doit être le lieu prioritaire des autotests de dépistage du Covid-19. "Pour les enfants des collèges et lycées, l'ATAG [autotest antigénique] est adapté" et devra faire l'objet d'un apprentissage en établissement, puis se faire " à domicile sous le contrôle des parents ". "Il apparaît qu'un rythme de un à deux tests par semaine avec une participation d'au moins 75 % des élèves permette d'avoir un impact très significatif sur le risque de diffusion scolaire du virus" insistent également les membres de l'instance.

Taux d'incidence du Covid : où en est-on ?

Le 6 mai, l'agence Santé publique a dénoté une "Diminution du taux d'incidence pour la troisième semaine consécutive dans toutes les classes d'âge".

Quel taux d'incidence chez les 6-10 ans ?

Géodes, l'observatoire cartographique de Santé publique France, publie des données hebdomadaires sur le taux d'incidence (pour 100 000 hab.) du Covid-19, ici chez les 6-10 ans. Pour rappel, le taux d'incidence est le nombre de nouveaux malades sur une période donnée (appelé l'incidence), que l'on rapporte à une population donnée (c'est ce qui en fait un taux). Les taux d'incidence estimés pour le Covid-19 s'expriment non pas en pourcentage mais en "100 000". Mais pour quoi faire ? Le taux d'incidence permet de mesurer la dynamique de l'épidémie : si le taux augmente, c'est qu'elle progresse. Le seuil d'alerte fixé par département en France l'a été à 50 / 100 000 par le gouvernement (pour la population générale), avec un seuil d'alerte maximal à 250 / 100 000.

Quel taux d'incidence chez les 6-10 ans ? (école primaire)

Quel taux d'incidence chez les 11-14 ans ? (collège)

Quel taux d'incidence chez les 15-17 ans ? (lycée)

Protocole sanitaire

Le protocole sanitaire scolaire contre le Covid-19 a subi de nombreuses modifications depuis sa mise en application au printemps 2020. Retrouvez ses dernières mesures, ainsi que les plus emblématiques, sur notre page dédiée au protocole covid à l'école.

Cas de covid et fermeture

Le ministère de l'Education communique chaque vendredi sur le nombre de cas de coronavirus dans les établissements scolaires et a recommencé à le faire depuis la rentrée scolaire du 26 avril. D'après le dernier point de situation en date, celui du vendredi 7 mai *, on compte :

  • 9 536 cas de Covid confirmés chez les élèves (cumul sur sept jours), sur 12 400 000 élèves, soit 0,07% (+2 065 en 24 h)
  • 768 cas de Covid confirmés chez le personnel (cumul sur sept jours), sur 1 162 850 personnels, soit 0,07% (+176 en 24h)

* données arrêtées au jeudi à 13h

Tests salivaires

(du lundi 26 avril au lundi 3 mai 2021)

  • 322 064 tests Covid proposés
  • 207 554 tests réalisés
  • 0,18% de tests positifs

"30% de risques en plus" de contracter le Covid-19 au contact d'enfants scolarisés

D'après un récent rapport cité par franceinfo, l'école est un lieu où le virus se propage fortement. Ledit rapport émane du groupe de réflexion Terranova, proche du centre-gauche. Il estime qu'il y aurait "30 % de risques de plus de contracter le virus" lorsqu'on est au contact d'enfants scolarisés. Un risque qui monterait même à "40 %" si les enfants sont en crèche. Pour Terranova, les protocoles mis en place dans les établissements scolaires ne sont donc pas suffisants.  

Dans son dernier avis, le conseil scientifique Covid-19 assurait toutefois que "les écoles ne semblent pas constituer des amplificateurs de transmission : la circulation du virus en milieu scolaire reflète plutôt celle qui est observée au sein de la collectivité", comme montré par une étude publiée fin février dans le British Medical Journal. Cela ne veut pas pour autant dire que les établissements scolaires ne jouent pas de rôle dans la propagation du virus. A la mi-mars, le conseil scientifique rappellait ainsi que le risque majeur est celui de la transmission du Covid-19 par les élèves à leurs parents ou grands-parents. Cette transmission est, selon l'étude ComCor menée par l'Institut Pasteur, plutôt "le fait des collégiens ou lycéens" que des écoliers de primaire. Le protocole sanitaire conserve donc toute son importance jusqu'à la fermeture des écoles, en particulier au moment des repas.

►Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée au Covid chez l'enfant

Combien de fermetures de classes et d'écoles ?

Selon le point de situation fourni par le ministère de l'Education le vendredi 7 mai (données arrêtées au jeudi 6 mai à 13h), 32 structures scolaires * - (sur 61 500, soit 0,05%) étaient fermées à cause de la pandémie de Covid-19 cette semaine-là. 4 992 classes (sur 528 400, soit 0,94%) étaient également fermées ** sur cette même semaine. Un chiffre influencé par le renforcement du protocole sanitaire et les fermetures automatiques de classe dans toute la France à partir d'un seul cas de Covid (qu'il implique un variant ou non).

* Publiques et privées sous contrat

** Dans des  structures scolaires ouvertes

► Pour en savoir plus sur les fermetures des écoles, consultez notre page dédiée

Universités et covid

  • Dans les universités, les cours magistraux sont diffusés en visioconférence, mais depuis le 26 janvier, les étudiants "qui le souhaitent" ont la possibilité d'avoir des cours en présentiel au moins un jour par semaine, avec une jauge totale à respecter de 20% d'occupation.
  • Les travaux pratiques sont maintenus dans les établissements ; les examens et les concours se tiennent avec un protocole renforcé ; les restaurants universitaires continuent à fonctionner, mais uniquement pour des repas à emporter ; et les bibliothèques universitaires restent ouvertes mais sur rendez-vous et dans le respect d'une jauge.
  • Le 10 mars, la ministre de l'enseignement supérieure Frédérique Vidal a par ailleurs informé d'un gel des droits d'inscription à l'université à la rentrée 2021, pour la deuxième année consécutive, ainsi qu'un gel des loyers des résidences Crous (les résidences universitaires) "parce qu'on n'est pas encore sûrs que cet été va être tout à fait normal pour les emplois étudiants".
  • En parallèle, les étudiants se plaignent d'être déconsidérés, d'isolement, de difficultés à rester motivés dans leurs études ou encore de précarité. Les témoignages négatifs se sont multipliés ces dernières mois, depuis le démarrage du deuxième confinement, notamment sur les réseaux sociaux via le mot-dièse #étudiantsfantômes.

Covid-19 et Bac 2021

Pour le Bac 2021, afin, selon le ministre de l'Education de "tenir compte des conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de préparation du baccalauréat général et technologique", c'est le contrôle continu qui va être privilégié, que ce soit pour les élèves de Première ou de Terminale. Une mesure "à titre exceptionnel", alors que le nouveau bac devait entrer pleinement en vigueur cette année. Les évaluations communes (anciennement appelées E3C) initialement prévues en Première et en Terminale sont annulées. Elles sont remplacées par du contrôle continu, autrement dit par la prise en compte des notes du bulletin scolaire. Cette mesure concerne l'histoire-géographie, les langues vivantes, et la spécialité qui n'est pas poursuivie en terminale, ainsi que les mathématiques pour la voie technologique et l'enseignement scientifique pour la voie générale. 
Les épreuves terminales du bac pour les enseignements de spécialité sont également remplacées par du contrôle continu. Ce sont les moyennes obtenues pour chaque matière de spécialité tout au long de l'année qui compteront à la place, et celles des deux premiers trimestres pour le dossier Parcoursup.
Seules les épreuves du Grand oral et de l'écrit de Philosophie auront lieu en présentiel, en juin prochain, a confirmé le gouvernement le 22 avril. Les épreuves de remplacement du bac 2021 auront quant à elles lieu en juin 2021.

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