Iran : des "essaims de missiles", la riposte la plus probable à une attaque américaine
Il y a quelques jours, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi prévenait que l'armée iranienne avait "le doigt sur la gâchette". Ce jeudi 29 janvier 2026, et alors que la veille, le président américain Donald Trump menaçait Téhéran de son armada fraîchement arrivée dans le golfe Persique et insistait particulièrement sur le fait que "le temps [était] compté", le chef de l'armée iranienne, Amir Hatami, s'est montré encore plus menaçant : "L'armée renforce ses atouts stratégiques en vue d'une riposte rapide et écrasante à toute invasion et attaque."
Menace réelle ou banal épouvantail agité ? Après les événements de ces derniers mois, les capacités militaires du régime iranien ont du plomb dans l'aile. Les frappes américaines et la guerre de 12 jours, qui a opposé l'Iran à Israël, en juin 2025, ont largement contribué à affaiblir le régime. Alors, quelles sont vraiment les capacités de riposte de Téhéran ? Et quelle est la riposte la plus probable à une attaque américaine ?
Plusieurs options sur la table
Dans les colonnes du Parisien, le chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques, David Rigoulet-Roze, estime que "la principale arme de dissuasion de l'Iran, c'est sa puissance balistique". Et de détailler : "Téhéran considère que la réponse serait illimitée dans sa nature et son périmètre. La stratégie adoptée serait de saturer l'espace ennemi par des tirs balistiques en essaim". Ils pourraient avoir pour cible la fameuse armada navale de Donald Trump, mais aussi les différentes bases militaires américaines dispatchées un peu partout au Moyen-Orient (Qatar, Émirats arabes unis, Bahreïn, Koweït, Syrie ou encore Irak).
Reste qu'une telle option ne serait pas sans risque pour Téhéran, qui s'exposerait à une réponse sans commune mesure de Washington. Ainsi, l'Iran pourrait privilégier une autre option consistant à mener une seule frappe précise et efficace qui n'aurait pour but que de détruire des infrastructure vides. Seule certitude à ce stade, l'Iran est sur le qui-vive. Pour preuve, les 1 000 drones dont ont été dotés ces dernières heures les régiments de combat.