Présidentielle 2027 : les résultats des sondages s'accordent sur plusieurs noms
A six mois de l'élection présidentielle 2027, les différents candidats mènent leur campagne pour essayer de s'imposer dans les résultats des sondages qui s'accordent déjà sur des favoris.
L'élection présidentielle 2027 se tiendra les dimanches 18 avril et 2 mai, mais la campagne est déjà lancée à six mois de l'échéance. Cette dernière est agitée, rythmée par une actualité riche entre les conflits internationaux, les mouvements sociaux en France et la crise de la hausse des prix des carburants. Des sujets dont les candidats se saisissent pour faire valoir leurs premières propositions avant de présenter officiellement leur programme.
Plusieurs candidats à l'élection présidentielle 2027 se sont faits connaître, mais la liste n'est pas encore définitive. Des noms sont encore susceptibles de s'ajouter à la liste et certains prétendants pourraient se retirer au profit d'alliance avec des candidats mieux placés dans les sondages. La question se pose notamment à droite et au centre avec la proposition d'une primaire relancée par Gabriel Attal, mais toujours refusée par Edouard Philippe et d'autres candidats comme Bruno Retailleau. La candidature de Marine Le Pen a également été remise en cause par un magistrat estimant que la cheffe de file du RN était frappée d'inéligibilité jusqu'à la décision de la Cour de cassation, après que celle-ci condamnée en appel dans l'affaire des assistants parlementaires se soit pourvue en cassation.
Si la liste des candidats doit encore être arrêtée, les sondages eux distinguent déjà des favoris et des adversaires potentiels dans le lot. Ces derniers évaluent chaque semaine les chances de chacun et sont unanimes sur le favori du scrutin, mais ils se contredisent encore sur le candidat qui pourrait l'affronter au duel du second tour. Toutefois, à six mois du scrutin, les résultats des sondages ont encore le temps d'évoluer, voire d'être renversés.
La liste des candidats à l'élection présidentielle 2027
Plusieurs dizaines de candidats ont déjà annoncé leur participation à l'élection présidentielle de 2027. Ces nombreuses candidatures confirment la volonté des familles politiques d'être représentées par un candidat issu de leur rang, plutôt que de se ranger derrière une autre personnalité au profit d'une alliance.
Les résultats du dernier sondage à l'élection présidentielle 2027
Les derniers sondages, tout institut confondu, donnent le RN largement en tête au premier tour de l'élection présidentielle 2027 avec un score compris entre 31 et 37 % des intentions de vote. La candidate est parfois donnée avec 20 points d'avance sur ses rivaux.
Les études sont cependant moins unanimes sur l'identité de l'autre candidat en mesure de se qualifier pour le duel du second tour de la présidentielle 2027 et les tendances continuent d'évoluer. Après avoir présenté Edouard Philippe comme le mieux placé pour affronter Marine Le Pen, les sondages ont annoncé une bataille serrée entre le maire du Havre et Jean-Luc Mélenchon. Désormais, l'insoumis sort du lot dans les dernières études avec des score compris entre 15 et 18,5 % des intentions de vote et régulièrement 2 ou 3 points d'avance sur ses concurrents. La qualification de Jean-Luc Mélenchon n'est pas encore assurée. Un troisième candidat s'est invité dans la bataille après sa victoire à la primaire socialiste : Raphaël Glucksmann. Ce dernier est cependant rarement donné devant les deux autres candidats.
Que disent les résultats de sondage pour le 2e tour de la présidentielle ?
Pour le second tour de l'élection présidentielle, les sondages donnent encore une fois l'avantage à Marine Le Pen. Le parti d'extrême droite est donné vainqueur dans toutes les hypothèses testées par les études qui s'avancent sur le second tour. C'est face à Jean-Luc Mélenchon que la victoire de Marine Le Pen serait la plus large avec un score souvent supérieur à 60 % des intentions de vote contre 30 à 35 % pour l'insoumis. La candidate lepéniste est créditée d'un score plus serré, mais tout de même supérieur à 50 % contre Edouard Philippe, souvent entre 52 et 55 %.
16:15 - Une primaire de la droite et du centre voulue par 74 % des électeurs concernés
La primaire, encore hypothétique, de la droite et du centre fait de plus en plus d'adepte parmi les candidats avec le soutien de David Lisnard, Gabriel Attal et Bruno Retailleau. Elle est aussi voulue pas une majorité de Français selon le sondage Odoxa pour Le Figaro publié jeudi : 60 % des sondés sont favorables à la procédure. Un taux qui grimpe à 74 % pour les électeurs concernés.
Et alors que plusieurs périmètres ont été évoqués pour la primaire du centre et de la droite - avec ou sans Glucksmann, avec ou sans Zemmour ou encore sans tous les candidats de droite - les électeurs ont une préférence. Ils sont 62 % à vouloir d'une primaire opposant Gabriel Attal (Renaissance), Edouard Philippe (Horizons), Bruno Retailleau (Les Républicains) et David Lisnard (Nouvelle énergie). C'est aussi la configuration la plus soutenue par l'ensemble des Français (42 %).
15:09 - François Ruffin pourrait se retirer "si une solution se dégage pour battre Marine Le Pen"
Candidat à la présidentielle 2027, le député de gauche anciennement insoumis François Ruffin s'est dit prêt à retirer sa candidature "si une solution se dégage pour battre Marine Le Pen au second tour" au micro de Franceinfo. Une solution qu'il dit ne pas voir aujourd'hui et qui ne peut pas être Jean-Luc Mélenchon. Son discours sur le candidat LFI s'appuie sur les "sondages de deuxième tour" qui donnent actuellement le candidat insoumis largement battu par la candidate RN.
14:02 - Une primaire de la droite et du centre pourrait être organisée "rapidement"
"Les choses s’accélèrent dans les discussions" sur les modalités et le calendrier d’une primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle a indiqué Gabriel Attal ce vendredi, estimant que le processus pourrait aboutir "rapidement" : "Il y a des discussions extrêmement nombreuses, extrêmement denses ces dernières heures et ces derniers jours, donc les choses sont en train de se préciser très rapidement", a déclaré le candidat Renaissance en marge d'un déplacement à Douai, dans le Nord.
Concernant les candidats opposés à l'idée d'une primaire, il a estimé que "ceux qui feront le choix de rester en dehors de ce processus de rassemblement porteront la responsabilité de la division, et donc du deuxième tour entre LFI et le RN". Une nouvelle pique à Edouard Philippe, dernier candidat à refuser une primaire après la volte-face de Bruno Retailleau.
13:18 - Les candidats à la présidentielle auditionnés par les organisations patronales en mars
Les trois organisations patronales représentatives auditionneront les candidats à la présidentielle 2027 sur leur programme et mesures économiques le 8 mars prochain à Paris ont fait savoir Patrick Martin (Medef), Amir Reza Tofighi (les Entrepreneurs, ex-Cmpe) et Michel Picon (U2P). Les organisations "ont souhaité auditionner ensemble les candidats à l’élection présidentielle" comme précisé dans un communiqué commun. Les représentants des patrons espèrent que cette rencontre "permettra de confronter les propositions [de chacun] afin de répondre aux préoccupations des chefs d’entreprise, et de décrire leur vision de la stratégie économique de notre pays".
12:45 - Bruno Retailleau change de cap et réclament une primaire à droite
Bruno Retailleau opère un changement de stratégie radical à six mois de la présidentielle. Le candidat LR qui misait sur la concurrence des anciens Premiers ministres pour les affaiblir et sortir du lot parmi les candidats de la droite et du centre, se retrouve à dégringoler dans les sondages et à passer derrière un autre concurrent qu'il n'avait pas vu venir : le maire de Cannes et ancien LR, David Lisnard. Le sénateur vendéen tente donc de se redonner de l'élan en appelant ouvertement à l'organisation d'une primaire de la droite et du centre. S'il ne s'est jamais dit opposé à l'idée, il ne jugeait pas réalisable, mais la considère désormais nécessaire : "Je pense que, telles que se dessinent les choses, il faudra une primaire, sans doute en début d’année", a-t-il déclaré mercredi soir sur BFMTV.
La prochaine élection présidentielle se tiendra en avril 2027 lors de deux tours dont les dates n'ont pas encore été fixées. Un nouveau dirigeant succèdera à Emmanuel Macron qui ne pourra pas se représenter après deux mandats consécutifs. Le scrutin sera disputé par les trois grands blocs représentés à l'Assemblée nationale : la gauche, le centre et la droite et l'extrême droite. Mais ces groupes politiques se divisent sur la question du ou des candidats les plus à même de les représenter et de remporter l'élection présidentielle.