Budget de la sécurité sociale : Sébastien Lecornu estime que le texte n'est "pas parfait" mais "le meilleur possible"
"Ce projet de loi de financement pour la sécurité sociale n'est pas parfait, mais il est le meilleur budget possible", a déclaré le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dans un post sur X publié tôt samedi 6 décembre. Dans la nuit de vendredi à samedi, les députés de l'Assemblée nationale ont presque terminé l'examen en deuxième lecture du PLFSS, et un vote est organisé mardi sur la partie "dépenses" du texte, avant un scrutin sur l'ensemble du projet de loi.
"Il revient désormais à chaque député de se prononcer en conscience, pour l'intérêt général", estime Sébastien Lecornu. "La sécurité sociale n'est pas un objet de politique : c'est plus grand que nous, encore plus l'année de son 80e anniversaire", poursuit-il, prévenant que "ne pas avoir de budget serait dangereux, pour notre protection sociale, nos comptes publics et pour le rôle du Parlement".
L'année blanche à nouveau rejetée par l'Assemblée nationale
Le Premier ministre prévient tout de même que pour résorber le déficit de la sécurité sociale, "encore trop grand", des réformes, "dont certaines pourront être prises par décret après concertation", seront nécessaires. Il précise également que mardi, un débat sur le budget des hôpitaux aura lieu. "Le gouvernement fera une dernière proposition, transparente et responsable, qui devra être financée par des mesures structurelles", explique-t-il.
Durant l'examen en deuxième lecture du texte, les députés ont à nouveau rejeté le gel des pensions de retraite et des minima sociaux, ou "année blanche", partiellement rétablie par le Sénat. Ils ont également à nouveau suspendu la réforme des retraites, supprimée elle aussi par le Sénat. Par ailleurs, les élus ont rétabli la création d'un congé de naissance dès le 1er janvier 2026, qui s'ajoute aux congés maternité et paternité déjà existants.