Ces produits du quotidien que les Français vont payer plus cher à cause de la guerre en Iran

Ces produits du quotidien que les Français vont payer plus cher à cause de la guerre en Iran La France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient mais le pays et ses entreprise doivent composer avec des difficultés économiques.

Après deux mois de conflit au Moyen-Orient, l'heure est au premier bilan pour les finances publiques françaises. Alors que les combats se poursuivent en Iran, l'impact économique commence à se chiffrer en milliards. Roland Lescure, le ministre de l'Économie, a estimé le coût immédiat de cette crise pour la France entre 4 et 6 milliards d'euros, rapporte l'AFP. 

Face à cette envolée des dépenses imprévues, le gouvernement a dû réagir dans l'urgence. Un plan d'économie a été lancé, prévoyant notamment une enveloppe de 4 milliards d'euros pour soutenir les comptes de la Sécurité sociale. Parallèlement, l'exécutif a dévoilé un volet de soutien direct de 130 millions d'euros. Cette somme comprend 70 millions d'euros destinés à soutenir les secteurs les plus exposés, à savoir les transporteurs, les pêcheurs et les agriculteurs, ainsi que 60 millions d'euros pour renforcer le chèque énergie des ménages les plus précaires.

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Cette guerre entre l'Iran et la coalition israélo-américaine va peser aussi sur l'équilibre budgétaire trouvé fin mars. Alors que Bercy se félicitait d'un déficit 2025 plus faible que prévu, établi à 5,1% du PIB contre les 5,4% initialement projetés par l'Insee, la fermeture du détroit d'Ormuz fin février a tout changé. Ce verrou a provoqué une flambée immédiate des prix du gaz et du pétrole.

Il est important de rappeler que la France n'est aucunement engagée dans la Guerre en Iran. Mais le ralentissement de l'activité économique et le manque à gagner pour les finances publiques pèsent sur les budgets prévisionnels : l'Etat continue de dépenser pour les ménages ou encore les entreprises en fragilité, avec moins de rentrée d'argent et de points de croissance, informe France Info. Au-delà de l'énergie, les répercussions vont se faire sentir dans l'assiette des Français. Selon Le Parisien, les produits frais sont les premiers menacés par cette flambée des prix liée aux coûts du transport. Ce sont les denrées à date de péremption courte qui subiront les hausses les plus fortes.

Les produits laitiers, tels que les yaourts, le beurre et le fromage, sont particulièrement vulnérables. Le coût du maintien de la chaîne du froid, désormais beaucoup plus onéreux à cause de la crise énergétique, devrait mécaniquement se répercuter sur les étiquettes des supermarchés dans les prochains jours. Le Parisien cite encore "les cosmétiques, le papier toilette, les sacs-poubelles et tous les produits enveloppés dans des emballages en plastique imposants". Et ajoute que "ceux fabriqués à partir d'hydrocarbure vont être touchés en priorité". Pour tous ces produits, on parle d'une hausse de prix de quelques centimes d'euros.