Une fillette reçoit un Kitkat pendant un vol, une erreur qui peut coûter des millions à la compagnie aérienne
Une fillette de 3 ans a été hospitalisée après avoir mangé une barre de chocolat donnée par une hôtesse de l'air. La mère avait pourtant averti l'équipage des allergies de sa fille en embarquant avec elle. Victime d'un choc anaphylactique, la fillette a rapidement vacillé et les signes vitaux de l'enfant se sont vite détériorés. Sa mère a porté plainte contre Qatar Airways, la compagnie qui assurait le vol.
Swetha Neerukonda, résidente de Caroline du Nord, et sa fille ont embarqué le 9 avril à à bord du vol QR710 de Qatar Airways depuis l'aéroport international de Washington Dulles à Sterling, en Virginie, selon la plainte de 5 millions de dollars examinée par The Independent. La mère de 33 ans et la petite fille de 3 ans se rendaient en Inde et devaient prendre une correspondance à l'aéroport international Hamad de Doha, au Qatar, après un vol de 14 heures depuis Dulles.
Pendant le vol, la mère s'est absentée pour aller aux toilettes, laissant sa fille sous la garde d'une hôtesse de l'air qui a accepté de veiller sur elle. Selon la plainte, déposée le 31 octobre devant le tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie, Mme Neerukonda a alors "réitéré" que sa fille était allergique aux produits laitiers et aux fruits à coque, ce que l'hôtesse de l'air a assuré avoir compris. Cependant, lorsque Swetha Neerukonda est revenue, elle a trouvé sa fille en train de manger une barre de chocolat avec du lait.
La mère, sous le choc, a alors confronté l'hôtesse de l'air, qui a "ridiculement minimisé et minimisé" ses inquiétudes. En effet, selon Abram Bohrer, l'avocat de Swetha Neerukonda, lorsque sa cliente est revenue, l'hôtesse de l'air avait donné une barre Kit Kat au lait à manger à sa fille. "C’est inconcevable ! Qu’ils prennent l’initiative d’administrer l’allergène à l’enfant ?", a déclaré à The Independent l’avocat, "Il s’agissait d’une situation très grave, potentiellement mortelle."
L'équipage, au lieu de se mobiliser, s'est montré "plutôt blasé, très indifférent", a estimé Abram Bohrer. Une fois informés de l'allergie alimentaire d'une passagère, les membres d'équipage ont l'obligation de veiller à ce qu'aucun aliment contenant de tels allergènes ne lui soit servi, ce qui ne fut pas le cas. "En peu de temps, [la petite fille] a commencé à souffrir d'une anaphylaxie sévère, son état mental et ses signes vitaux se détériorant", poursuit la plainte.
La petite fille a connu une "chute rapide de son taux de saturation en oxygène et avait finalement nécessité une injection d'EpiPen", administrée, selon la plainte, par la mère. Néanmoins, "aucune annonce n'a été faite par les membres d'équipage, en violation des pratiques et procédures de la compagnie aérienne", toujours selon la plainte. De plus, "lorsque [la mère] a cherché à partager des informations avec un autre passager qu'elle croyait être un témoin, un… agent de bord est intervenu, affirmant que cela était contraire à la politique de la compagnie aérienne."
Une fois arrivées en Inde, l'enfant a subi une seconde réaction anaphylactique et a été transportée d'urgence à l'hôpital, où elle a été admise en soins intensifs. Contacté par le quotidien britannique, un porte-parole de Qatar Airways n'a pas souhaiter répondre. La mère de l'enfant réclame un procès devant jury et 5 millions de dollars de dommages et intérêts, ainsi que les intérêts avant et après jugement, plus les frais de justice et les honoraires d'avocat.