"Crétin", "idiot"... Insulté par sa patronne, il l'attaque en justice et perd son procès
En Angleterre, un sergent de police a tenté de poursuivre la police métropolitaine en justice mais a finalement perdu son procès. L'origine de ses plaintes ? La manière dont l'aurait traité sa supérieur.
Sonny Kalar a travaillé pour la police métropolitaine pendant 30 ans et a déclaré avoir été, durant ces années, traité d'"imbécile" et de "crétin" par sa supérieur, rapporte le Daily Mail. De ce fait, le sergent de police de longue date a intenté une procédure judiciaire contre la police métropolitaine, sans succès. En effet, le juge du travail a estimé que l'inspectrice chef Marlise Davies avait traité M. Kalar d'"imbécile" de manière "légère", avec des formulation teintées d'humour, et surtout que cela ne constituait pas une "discrimination".
Sur le fond du dossier, le juge a conclu que cette qualification ne pouvait être discriminatoire car elle ne comportait aucune "connotation raciale ou liée au handicap", celle-ci renvoyait au caractère jugé "idiot" ou "stupide" de son comportement. Des insultes, donc, mais universelles et non discriminatoires comme l'évoquait sa plainte. M. Kalar a déposé au total 271 accusations individuelles de plaintes, pour discrimination et harcèlement raciaux, discrimination et harcèlement liés au handicap, et préjudice pour avoir dénoncé des irrégularités. Toutes ont été rejetées.
L'ancien sergent de police a également affirmé qu'il était victime, au moment des faits, d'une "chasse aux sorcières collective". Celui-ci a formulé des accusations de grande ampleur contre des officiers supérieurs de la police métropolitaine. Face à ces accusations, le juge du travail Richard Nicolle a déclaré : "Nous estimons que [M. Kalar] a progressivement cherché à qualifier chaque problème mineur sur le lieu de travail d'imputable à la discrimination, aux divulgations protégées, aux actes protégés et au handicap, etc., de manière disproportionnée et déraisonnable."
"Bon nombre de ses allégations sont intrinsèquement incohérentes", a ajouté le juge Nicolle, et à partir de 2020, "il y avait de plus en plus de preuves qu'il se concentrait sur la création de preuves potentielles en vue d'une probable action en justice". Finalement, Sonny Kalar a été condamné par le tribunal du travail de Londres à verser 12 000 £ (13 000 euros) à la police métropolitaine pour couvrir ses frais de justice.