Bourgogne. Les visiteurs d'un parc ne suivent pas les consignes, les conséquences sont lourdes

Bourgogne. Les visiteurs d'un parc ne suivent pas les consignes, les conséquences sont lourdes Présent depuis de longues années au parc de la Colombière, un daim bien connu des habitués a récemment disparu de l'enclos.

Pendant plus de dix ans, il faisait partie du paysage. Au fil des saisons, les promeneurs du parc de la Colombière, à Dijon, s'étaient habitués à apercevoir ce daim dans son enclos, discret mais familier. En décembre dernier, l'animal âgé de 13 ans a pourtant dû être euthanasié par les services vétérinaires de la Ville. En cause : une septicémie alimentaire, qui a entraîné une dégradation rapide de son état de santé.

Selon les informations rapportées par Le Bien Public, cette infection grave serait liée à l'ingestion répétée de pain donné par des visiteurs. Un geste courant, souvent bien intentionné, mais aux conséquences dramatiques pour l'animal. Contrairement aux idées reçues, le pain est loin d'être inoffensif pour les daims et les cervidés. Leur système digestif n'est pas conçu pour assimiler le gluten ni les aliments transformés. Ces produits peuvent provoquer de lourds troubles digestifs, des infections, voire des complications irréversibles.

"Les animaux ne consomment pas naturellement de pain. Ce type d'alimentation ne leur est absolument pas adapté", a regretté Marien Lovichi, adjoint au maire de Dijon délégué aux parcs et jardins. La septicémie de l'animal a semble-t-il été aggravée par une fragilité cardiaque déjà connue des soigneurs. Face à la souffrance de l'animal et à l'évolution rapide de la maladie, l'euthanasie a été considérée comme inévitable.

La municipalité a insisté sur un point : ce drame aurait pu être évité. Aux abords de l'enclos, plusieurs panneaux rappellent formellement qu'il est interdit de nourrir les animaux. Les équipes du parc assurent chaque jour une alimentation adaptée, précisément dosée selon les besoins de chaque espèce. Malgré ces avertissements visibles, certaines habitudes persistent. Seules de très petites quantités d'épluchures de légumes peuvent parfois être tolérées, et uniquement lorsque cela est explicitement autorisé.