L'Europe change de règle : ces pots de fleurs seront interdits à l'avenir

L'Europe change de règle : ces pots de fleurs seront interdits à l'avenir Ils sont devenus invisibles tant on les utilise au quotidien, mais les pots de fleurs en plastique sont désormais dans le viseur de l'Union européenne.

Ils sont partout. Sur le rebord des fenêtres, dans les cuisines, sur les balcons et dans les jardins. Les petits pots en plastique qui accueillent nos plantes vertes, nos herbes aromatiques ou nos fleurs de saison font partie du quotidien. On les attrape machinalement au supermarché, on les transporte facilement, on les pose chez soi… et on n'y pense plus vraiment. Justement : c'est ce "détail" du quotidien que l'Union européenne a décidé de regarder de plus près. Car depuis plusieurs années, l'Europe s'est engagée à réduire drastiquement les déchets plastiques. Après les sacs plastiques à usage unique, les pailles ou les couverts jetables, Bruxelles s'attaque désormais à un autre objet très répandu : les emballages.

Dans ce cadre, l'Union européenne a adopté un nouveau règlement sur les emballages et les déchets d'emballages. Son objectif est clair : produire moins de déchets, mieux recycler et favoriser la réutilisation. Et dans cette grande remise à plat, les pots de fleurs en plastique entrent dans le viseur. Pourquoi ? Parce qu'aux yeux des autorités européennes, ces pots sont souvent utilisés comme de simples emballages : on achète la plante, on la rempote, et le pot finit rapidement à la poubelle.

Mais contrairement à ce que certains messages alarmistes laissent entendre, les pots de fleurs ne vont pas disparaître du jour au lendemain. Mais leur statut est en train d'évoluer. Jusqu'à présent, une distinction existait : les pots fins, clairement jetables d'un côté et les pots plus solides, parfois utilisés plusieurs fois ou vendus avec la plante de l'autre. Or, selon des documents de travail récents, l'Europe envisagerait de considérer tous ces pots comme des emballages, y compris les plus robustes. Cela signifie qu'ils pourraient être soumis à de nouvelles règles : obligations de recyclabilité, réduction de l'usage du plastique vierge, ou mise en place de systèmes de réutilisation.

Pour les consommateurs, cela pourrait se traduire par des pots consignés à rapporter en magasin, des pots fabriqués dans d'autres matériaux, ou des plantes vendues différemment, sans pot " jetable ". Tout n'est pas encore tranché. Il n'existe pas, à ce stade, de texte disant noir sur blanc que "tous les pots de fleurs en plastique seront interdits d'ici 2030". Les modalités précises restent en discussion. Mais les professionnels alertent notamment sur plusieurs points : les alternatives dites "compostables" ne fonctionnent pas toujours bien, le carton résiste mal à l'humidité, la terre cuite est plus lourde et plus fragile, donc plus coûteuse à transporter.