Une étude dévoile les smartphones qui émettent le plus d'ondes : Apple, Samsung et OnePlus sont évoqués
Parce que le monde se tourne de plus en plus vers le digital, les interrogations concernant la nocivité des radiofréquences s'épaissit année après année. Il est bon de savoir, si vous prévoyez d'acheter un nouveau smartphone, que tous les modèles ne sont pas égaux en termes d'émission d'ondes, et que les disparités sont parfois très marquées.
Lorsque vous passez un appel ou utilisez les données mobiles, votre téléphone émet des ondes radiofréquences (RF), une forme de rayonnement non-ionisant. Le niveau d'exposition dépend de plusieurs facteurs : le modèle et la conception du téléphone, la proximité avec votre corps, la durée et la fréquence d'utilisation, la force du signal, ou encore la distance par rapport aux antennes.
Selon une étude de Bodywell, certains modèles de smartphones dépassent les niveaux moyens et se distinguent par un Débit d'Absorption Spécifique (DAS) élevé, ce qui en ferait, sur le papier, les "smartphones les plus émetteurs" du marché. Sur le podium, on peut notamment retrouver le OnePlus 6T (1,55W/kg), le ZTE Axon 11 5G (1,59 W/kg), et le Motorola Edge (1,79 W/kg). Des smartphones assez "vieux" aujourd'hui, puisque sortis entre 2018 et 2020.
A l'inverse, certains constructeurs font particulièrement attention au niveau de DAS émis par leur smartphone. On peut notamment citer Samsung avec le Samsung Galaxy Note 8 (0,17 W/kg) et le ZTE Blade V10 (0,13 W/kg) dont le niveau d'ondes émises est extrêmement bas.
A noter qu'Apple incarnait l'un des pires constructeurs au regard des DAS il y a quelques années avec les anciens iPhone 7 et 8, qui émettaient de nombreuses ondes. La marque a heureusement corrigé le tir avec certains modèles plus récents. En moyenne, les iPhone récents (du 12 au 16) tournent autour de 1,15 W/kg. Les deux dernières générations d'iPhone 16 et 17 ont cependant connu un niveau de DAS à la hausse.
Si les différents modèles présentent des rayonnements inégaux, ces derniers sont-ils pour autant dangereux ? Il convient de rappeler qu'à l'heure actuelle, aucune étude scientifique n'a établi de lien de causalité entre l'usage d'un smartphone et des effets nocifs sur la santé à long terme. Certaines autorités sanitaires préconisent tout de même d'appliquer le principe de précaution pour les enfants et utilisateurs intensifs dont la santé reste fragile.
Certains institut continuent d'observer de près l'impact des ondes sur la santé. L'organisme "International Agency for Research on Cancer" (IARC), dépendant de l'OMS et référence mondiale des recherches sur le cancer, les avait classées en 2011 comme "potentiellement cancérigènes pour l'homme, en raison d'un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau malin, associé à l'utilisation des téléphones sans fil". Une position plusieurs fois nuancée depuis, comme dans une vaste étude récente. D'autres organismes, comme l'ANSES en France, ont aussi réfuté l'hypothèse selon laquelle les smartphones provoqueraient le cancer.
