Trois morts et plus de 60 cas de virus du Nil occidental en France : quelle est cette maladie ?
Le virus du Nil occidental n'est pas connu, pourtant, il circule en France métropolitaine, avec 61 cas - presque tous autochtones - détectés en 2025 d'après le dernier bilan de Santé publique France publié fin novembre. Trois d'entre d'eux sont décédés.
Mais quelle est cette maladie peu connue ? Le virus West Nile est transmis par les moustiques. Pas les moustiques tigres comme pour le chikungunya ou la dengue, mais ceux du genre Culex, le plus commun. Ces moustiques sont "implantés dans l'ensemble de la France hexagonale" et sont actifs "entre les mois de mai et de novembre" d'après Santé publique France.
Le virus du Nil occidental touche normalement surtout les oiseaux, mais les chevaux et les humains peuvent aussi être infectés par une piqûre de moustique. Mais "la quantité de virus dans leur sang (virémie) est insuffisante pour infecter un moustique lors d'une piqûre et permettre ainsi la transmission de la maladie", rassure Santé publique France.
Des complications neurologiques possibles
Chez les personnes touchées, "dans la majorité des cas, l'infection par le virus West Nile est asymptomatique" d'après l'Institut Pasteur. En cas de formes symptomatiques, la maladie se manifeste par "l'apparition brutale d'une fièvre importante après 3 à 6 jours d'incubation. Cette fièvre est accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d'une toux, d'un gonflement des ganglions du cou, et souvent d'une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires", liste l'Institut Pasteur.
Dans certains cas rares, des complications - notamment neurologiques - peuvent survenir. L'ARS Île-de-France rapporte justement une "augmentation des formes neuro-invasives". Parmi les cas signalés en France, 17 d'entre eux ont souffert d'une forme neuro-invasive, et trois personnes (âgées de plus de 75 ans et souffrant de comorbidités) sont décédées. La maladie peut en effet être mortelle, "principalement chez les adultes séniors" et les personnes immunodéprimées d'après l'Institut Pasteur.
Il n'existe pas de traitement pour soigner le virus du Nil occidental, seulement des traitements symptomatiques. Il n'y a pas non plus de moyen de prévention spécifique pour l'Homme, en dehors de la protection contre les moustiques. En 2024, 38 cas autochtones avaient été signalés chez l'Homme en France. L'un d'eux était décédé.