Tempête "Cannibale" : préparez-vous aux plus grosses aurores boréales de la décennie

Tempête "Cannibale" : préparez-vous aux plus grosses aurores boréales de la décennie Mieux que la Laponie : un phénomène météorologique rare devrait illuminer la France d'aurores boréales.

Ce sera l'événement de l'année pour les chasseurs d'aurores boréales mais pas que : ce sera le plus grand spectacle céleste du siècle à ne pas manquer pour tous les Français ! Suite au récent pic d'activité du cycle solaire 25, les scientifiques anticipent une multiplication de tempêtes solaires dites "cannibales" en 2026. Loin d'être une catastrophe, c'est précisément lors de ces pics que l'Hexagone connaîtra la plus forte probabilité d'observer des aurores boréales.

Les experts estiment que la France pourrait vivre dès le début de l'année 2026 son plus grand ballet d'aurores boréales depuis 20 ans et que ce spectacle céleste ultra-rare ne se reproduira pas avant 2037. Ces aurores boréales devraient être visibles même à basse latitude et même jusqu'à Bordeaux et Lyon durant cet hiver, qui est la saison idéale pour leur observation car les nuits sont longues et froides.

Aurores boréales observées au Vieux-Moulin de Vernon dans le département de l'Eure en Normandie. © Pvince73 - stock.adobe.com

Les régions de France qui seront les plus avantagées pour observer ces somptueux ballets célestes seront situées sur le quart nord et le nord-est de l'Hexagone, car elles sont naturellement plus proches du pôle magnétique, à savoir les Hauts-de-France, la Normandie, la Bretagne, les Vosges et le Jura. Toutefois, l'observation sera impossible en ville. Les observateurs devront impérativement se rendre dans les spots les plus plongés dans le noir - à savoir dans les zones reculées en pleine campagne, en altitude ou dans les parcs naturels. C'est seulement là que l'on pourra espérer capter les couleurs les plus faibles des aurores boréales vues depuis la France : le rouge ou le rose, visibles uniquement à l'horizon Nord.

Vous l'avez bien compris, l'observation de ce rare phénomène céleste reposera sur une obscurité totale, un horizon Nord parfaitement dégagé et un indice Kp exceptionnel (idéalement supérieur à 8). C'est pourquoi il sera impératif de s'éloigner au maximum des lumières des villes et des zones urbaines.

Aurores boréales observées en Vendée. © Maxime Mandin - stock.adobe.com

Le timing sera tout aussi crucial que le lieu d'observation. De manière générale, les aurores boréales atteignent leur pic d'activité entre 22 heures le soir et 2 heures du matin, avec un moment souvent plus intense autour de minuit ou une heure du matin.

Pour ne rien rater du timing le plus précis possible, il sera indispensable de suivre les alertes en temps réel fournies par des applications spécialisées qui se basent sur les données des centres de prévisions comme le N.O.A.A. Space Weather Prediction Center ou le Centre opérationnel de météorologie de l'espace des Alpes. Elles permettront de suivre deux indicateurs fondamentaux : le facteur Bz (qui correspond à la composante Sud du champ magnétique et qui devra être fortement négative) et l'indice Kp (qui devra être idéalement supérieur à 8, ce qui correspond à une activité géomagnétique extrêmement forte et nécessaire pour l'observation depuis la France métropolitaine).

Vous l'avez bien compris, l'hiver qui s'étend de fin 2025 à mars 2026 sera notre meilleure chance de la décennie. Observer des aurores boréales sous nos latitudes, alors qu'elles sont normalement réservées aux pôles, est une aubaine à ne manquer sous aucun prétexte !