Les touristes boudent cette destination de vacances : plus personne n'a les moyens d'y aller
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Les touristes boudent cette destination de vacances : plus personne n'a les moyens d'y aller

Les touristes ont le sentiment d'y être pris pour des vaches à lait, elle était pourtant considérée comme une destination de vacances bon marché.

Une bière fraîche en terrasse qui passe de 1,50 euros à 4 euros et un café qui a doublé son prix pour frôler les 3 euros en moins de deux ans : cette destination de rêve est passée de plan bon marché à un luxe que beaucoup ne peuvent plus s'offrir. Les touristes même les plus fidèles ont été contraints de tourner le dos à leur destination de vacances favorite, car l'addition totale est devenue trop salée.

"C'est devenu trop cher, et nous ne nous sentons plus les bienvenus", ont confié amèrement des touristes allemands, les groupes les plus importants de touristes sur place, au journal local Mallorca Zeitung. Une rupture que ne manquent pas de constater les professionnels du secteur : par exemple, dans la restauration, la baisse de la fréquentation des touristes y est en moyenne de 6% en 2025.

Plage et ville de Palma de Majorque en Espagne. © Balate Dorin - stock.adobe.com

Cette destination qui voit aujourd'hui ses touristes fuir en masse est l'île de Majorque en Espagne. Autrefois prisée par les familles pour ses forfaits imbattables, Majorque a connu ces dernières années un afflux touristique si important qu'il a servi de prétexte à l'inflation.

Il y a quelques années, les plaisirs simples comme une pinte pouvait se monnayer autour de 1,50 euros et un menu du jour se trouver facilement à 10 ou 11 euros même durant la haute-saison... Aujourd'hui, les touristes doivent compter sur un budget quotidien entre 60 et 100 euros par personne rien que pour la nourriture et les activités de base. Et cette flambée des prix se répercute sur l'économie locale : des centaines de cafés, bars et restaurants, désormais jugés trop chers, sont menacés de fermeture à la fin de la saison.

Antipasti à vendre au Mercado del Olivar à Palma, capitale de l'île espagnole de Majorque. © Maksims - stock.adobe.com

De plus, le gouvernement régional des Baléares a énormément augmenté le montant de l'écotaxe, notamment pour la haute saison, afin de réguler le tourisme de masse et de financer la protection de l'environnement et des infrastructures. Par exemple, pour un couple de touristes séjournant 7 nuits dans un hôtel 4 étoiles, le surcoût dû à l'écotaxe est frappant, passant d'environ 30,80 euros à plus de 63 euros durant la période estivale, soit plus du double du prix initial...

La beauté des lieux ne suffit plus, bien que cette île soit réputée pour ses plages idylliques et sa vie nocturne animée, les touristes historiques, comme les Allemands et les Britanniques, délaissent désormais Majorque pour les rivages de la Grèce ou d'autres alternatives plus bénéfiques pour leur porte-monnaie. Seuls les Norvégiens restent car le repas au restaurant frôle les tarifs appliqués chez eux : "Il s'agit de la principale destination de Ving en 2025 et nombre de nos clients reviennent chaque année dans leur hôtel préféré", explique Marie-Anne Zachrisson, directrice de Ving, une agence de voyages à Oslo en Norvège, à Flysmart24.