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Il est coutume de présenter le format raw
comme l'image brute, pure, telle qu'elle sort du
capteur. D'une certaine façon c'est vrai,
si ce n'est que , en convertissant la lumière
en électrons, le capteur constitue en lui-même
une forme de traitement de l'image. Quoi qu'il en
soit, lorsqu'elle est proposée, ce qui est
le cas sur tous les appareils haut de gamme, et de
plus en plus sur ceux de monsieur tout le monde, la
sauvegarde au format raw procure assurément
le fichier le plus proche de l'image originale.
Non seulement il faut entendre par là que
la photo ne souffre pas des aléas de la compression
jpeg, mais aussi, qu'elle n'a fait l'objet d'aucun
traitement a posteriori. En effet, entre le
moment où l'image est captée et celui
où le fichier est écrit sur la carte
mémoire, il subit un grand nombre de manipulations
: réduction du bruit, des aberrations chromatiques
ou encore de la distorsion, correction de l'exposition,
de la balance des blancs, de la saturation, de la
température des couleurs, etc.
Le format raw offre ainsi la meilleure qualité
d'image possible, affranchie de toute retouche et
de toute dégradation. Plus compacts que les
fichiers tiff, les images au format raw présentent
l'inconvénient de ne pas être un standard.
De ce fait, les logiciels de retouche ou les visionneuses
ne le supportent pas nécessairement : il faut
recourir à un utilitaire livré avec
l'appareil pour convertir les images vers un format
plus largement exploitable.
Si le format raw procure des images vierges de toute
altération, cela ne signifie pas qu'elle ne
nécessite pas de traitement au moment de leur
importation sur l'ordinateur. L'étape est essentielle
: c'est là que, grâce à la multitude
d'informations embarquées avec le fichier,
vous pourrez réajuster la température
des couleurs, l'exposition ou encore la teinte.
Notez pour les chanceux qui travaillent leurs images
sous Photoshop, que le logiciel de retouche dispose
d'un plug-in spécifique "Camera Raw".
Autrefois commercialisée séparément,
il fait désormais partie intégrante
de Photoshop CS et permet d'importer en procédant
à toute sorte de manipulation, les fichiers
raw issues d'un grand nombre d'appareils. A ce jour,
une bonne soixantaine de modèles sont pris
en charge, et la liste consultable sur le
site de l'éditeur Adobe augmente
régulièrement.

Son utilisation est un jeu d'enfant
: à l'ouverture d'un fichier raw, la fenêtre
de dialogue ci-dessus s'ouvre au premier plan. Sur
la droite, des curseurs permettent d'ajuster température,
teinte, exposition, ombres, lumières, contraste
et saturation.
Sous l'aperçu, il est possible
de changer l'espace colorimétrique, les dimensions
de sortie du fichier, inférieures, ou supérieures
à l'image d'origine, et la profondeur de l'image
(le nombre de couleurs). Enfin un mode "avancé"
donne accès à la correction des défauts
liés à l'optique, au bruit ou à
la colorimétrie.
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