Partager cet article

RSS
L'Internaute > Science  > Biologie > Dossiers > Immunité : l'armée qui nous protège
SOMMAIRE

En savoir plus

Sujet illustré

Agrandir
La fièvre est définie par une température supérieure ou égale à 38°C. Photo © DR
"La fièvre augmente la vitesse de fonctionnement des cellules et les réactions de défense sont accélérées"

Vous avez de la fièvre et vous vous sentez patraque. C'est que votre système immunitaire est en pleine action. La fièvre, c'est l'élévation de la température corporelle. C'est aussi le signe d'une réaction de défense contre une agression interne (par exemple un virus ou une bactérie). En réalité, c'est plutôt bon signe, cela signifie que certains mécanismes immunitaires s'activent.

Hausse de température

Le thermostat de l'organisme, c'est l'hypothalamus, situé dans le cerveau. Normalement, il est réglé à environ 37°C. La fièvre est définie par une température supérieure ou égale à 38°C. Sous l'effet de substances chimiques que l'on appelle pyrogènes (capables de faire monter la température du corps), notre organisme chauffe. Ces substances sont sécrétées par certains globules blancs, les leucocytes et les et macrophages. Voyons cela de plus près.

Lors d'une infection, certaines subtances du système immunitaire, les cytokines, sont produites par des cellules immunocompétentes dans les tissus agressés en réponse à la reconnaissance de "signaux de danger". Les cytokines pyrogènes finalement activent une protéine produisant des prostaglandines dont l'une d'elles augmente la valeur cible du centre de thermorégulation hypothalamique. Ceci produit alors une rétention de chaleur (vasoconstriction) et parfois des mécanismes de thermogenèse (métabolisme, frissons). Ces réactions sont maintenues jusqu'à ce que la nouvelle valeur cible de la température corporelle soit atteinte.

Chauffer utile

La fièvre aussi appelée pyrexie, dans le jargon médical serait utile de différentes façons. Les bactéries ont besoin de fer et de zinc pour se multiplier. Or, pendant l'hyperthermie, le foie et la rate séquestrent ces éléments et empêchent leur disponibilité. De plus, la fièvre augmente la vitesse de fonctionnement des cellules du corps humain, et les réactions de défense se trouvent accélérées. L'élévation de température rendrait enfin plus efficace l'activité des globules blancs chargés de les éradiquer.

Outre la fièvre, les cytokines provoquent d'autres symptômes, comme le manque d'appétit ou la somnolence. Ces symptômes eux aussi ont leur utilité : en se "sentant mal", le malade ne dépense pas inutilement son énergie, pendant que son corps combat.

Cependant, les fièvres élevées (41 °C) ou prolongées sont nocives pour l'organisme : cette chaleur excessive désactive certains enzymes utiles au bon fonctionnement du corps. La fièvre fait donc partie des mécanismes de défense de l'organisme et finalement les médicaments contre la fièvre ou "antipyrétiques" empêchent le corps de faire convenablement son travail.

En savoir plus

Comment maintenons-nous notre température à 37°C ?

Magazine Science Envoyer | Imprimer Haut de page
Votre avis sur cette publicité