Une scène touchante capturée par des caméras cachées au cœur de la forêt

Une scène touchante capturée par des caméras cachées au cœur de la forêt Des experts se réjouissent d'une scène émouvante qui s'est produite au cœur d'une forêt thaïlandaise. Elle a été capturée avec des pièges photographiques.

En Thaïlande, les autorités chargées de la faune sauvage ont récemment immortalisé une scène rare et attendrissante. L'instant a été immortalisé grâce aux pièges photographiques, installés dans la réserve faunique de Huai Kha Khaeng. Ces images attestent de l'efficacité des efforts déployés depuis des décennies par les défenseurs de l'environnement.

Sur les images, diffusées par le Département des parcs nationaux de la faune et de la flore via Good News Network, figure une femelle gaur conduisant paisiblement ses trois petits sur un sentier forestier. Une bonne nouvelle : cela montre que les efforts pour protéger les espèces menacées de la région portent leurs fruits. Les gaurs se reproduisent bel et bien et cela grâce à un écosystème sain, la forêt leur offrant la nourriture et l'espace suffisant pour vivre.

Le gaur, le plus grand des bovidés sauvages du monde, vivait autrefois en grand nombre en Asie du Sud et du Sud-Est avant que le nombre d'espèces ne diminue. Une baisse de la population causée par la chasse et de la destruction de leur habitat. Aujourd'hui, dans les pays de ces régions, il n'existe que de petites populations fragmentées de gaurs. La reproduction de ce bovin en Thaïlande constitue un véritable succès, compte tenu de sa superficie limitée comparée à celle de l'Inde, où les gaurs restent plus nombreux. La réserve faunique de Huai Kha Khaeng, site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, s'étend sur 566 000 hectares.

Forêt thaïlandaise © 123rf

Cette découverte n'aurait pu être faite sans les pièges photographiques devenus des outils puissants pour la conservation d'espèces. En effet, ils permettent aux chercheurs de suivre l'état de santé des populations sans perturber les animaux. Ainsi, les scientifiques peuvent constater l'efficacité de leurs efforts pour la restauration des populations. Les caméras ont déjà montré leur efficacité lors de la redécouverte du chevrotain porte-musc au Vietnam, une espèce que l'on croyait disparue depuis des décennies.

Ces avancées majeures dans la restauration des populations animales engendrent d'autres progrès. Qui dit nouvelles populations dit résilience des écosystèmes avec le maintient d'eau potable, la stabilisation des sols et la préservation des ressources alimentaires. Le cycle de la nature est donc rétablie. Assurer la prospérité de la faune sauvage bénéficie aussi aux humains : les communautés sont plus fortes et l'environnement, lui, est plus stable.

Ce schéma fonctionne également pour la protection des pollinisateurs ou bien la restauration des récifs. L'Homme, pour le premier cas, participe au renforcement des systèmes alimentaires. Dans le second, il contribue au filtrage de l'eau des océans.