Eric Zemmour candidat : une vidéo mimant De Gaulle et un sondage qui fait pshitt

Eric Zemmour candidat : une vidéo mimant De Gaulle et un sondage qui fait pshitt ZEMMOUR. L'ancien journaliste est bien candidat à la présidentielle 2022, il l'a lui-même annoncé dans une mise en scène vidéo au ton grave. Eric Zemmour se lance enfin, alors qu'un nouveau sondage démontre qu'il décroche dans l'opinion.

L'essentiel
  • Eric Zemmour est donc candidat à l'élection présidentielle. Le polémiste a sauté le pas ce mardi 30 novembre, en diffusant une vidéo le mettant en scène, dans une séquence qui reprend les éléments visuels de l'appel à la résistance du général de Gaulle. "Je sollicite vos suffrages pour devenir président de la République", affirme-t-il le ton grave, affirmant ; "Pour que les Français se sentent de nouveau chez eux, fiers de leur passé et confiant pour leur avenir. [...] Aidez-moi, nous les Français nous avons toujours triomphé de tout".
  • Eric Zemmour sera ce soir invité du JT de 20h sur TF1 pour répondre aux questions de Gilles Bouleau.
  • Le nouveau candidat à la présidentielle donnera son premier meeting au Zénith de Paris, dimanche 5 décembre. Son entourage espère rassembler au moins 5000 personnes.
  • L'annonce de cette candidature est faite à un moment où Eric Zemmour patine : il doit composer avec des soutiens qui se désistent, les difficultés pour trouver les 500 parrainages ou encore les polémiques, dont celle du doigt d'honneur adressé à une passante à Marseille.
  • Ce mardi 30 novembre 2021, le dernier sondage Harris Interractive pour Challenges crédite Eric Zemmour de 13% des intentions de vote, loin derrière Marine Le Pen (19%). Le même institut de sondage le donnait à 18% il y a seulement quelques semaines.

La vidéo de candidature d'Eric Zemmour

Eric Zemmour se présente donc dans la course à l'Elysée. Le polémiste a dévoilé un message pour détailler son ambition présidentielle, mardi 30 novembre 2021. Enregistré sous forme de vidéo, il sera diffusé sur les réseaux sociaux du désormais candidat. Le début est prévu pour midi.

En direct

12:49 - Gilbert Collard salue "une démarche de réconciliation des patriotes"

Dans ses propos, Eric Zemmour n'a pas manqué d'égratigner bon nombre de politiques... sauf Marine Le Pen. Pour Gilbert Collard, député RN au Parlement européen, "il s'ouvre à une démarche de réconciliation des patriotes que j'ai toujours défendue". 

12:44 - Eric Zemmour chute dans le dernier sondage et serait derrière Xavier Bertrand

C'est un timing pour le moins embarrassant pour le désormais candidat à l'élection présidentielle. Alors qu'il vient de déclarer officiellement son ambition de conquérir l'Elysée, Eric Zemmour est affiché en nette perte de vitesse dans les sondages. Une enquête d'opinion sur les intentions de vote au premier tour est parue ce mardi à la mi-journée, dans laquelle le prétendant à la fonction suprême est relégué derrière... Xavier Bertrand. Réalisée par Harris Interactive pour Challenge, l'étude place l'ancien journaliste au quatrième rang avec 13% des suffrages, soit 3 points de moins que la semaine précédente. Il serait ainsi doublé par le président des Hauts-de-France (14%) et largement distancé par Marine Le Pen (19%) qu'il parvenait pourtant à devancer encore au début du mois. En revanche, il se placerait devant Valérie Pécresse ou Michel Barnier, mais toujours loin de la candidate du Rassemblement national.

12:38 - Une vidéo enregistrée il y a deux semaines

A l'issue de la diffusion de la vidéo, Olivier Ubeda, l'un des plus proches conseillers d'Eric Zemmour, s'est exprimé devant le QG du désormais candidat, expliquant que "la vidéo a été tournée il y a deux semaines", sans pour autant divulguer le lieu. "Quelque part en France. C'est un endroit privé", a-t-il simplement déclaré.

12:31 - Sébastien Chenu "ne voi[t] pas de valeur ajoutée à sa candidature"

Interrogé par CNEWS à la suite de l'annonce de la candidature d'Eric Zemmour, Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, a estimé qu'Eric Zemmour "passe, dans cette très longue récitation, beaucoup de temps à faire des constats. Et des constats sur lesquels nous sommes nombreux à être d'accord". Pour le député, "ce n'est pas vraiment une candidature d'espoir. C'est un peu lugubre. Une fois qu'on a vu cette vidéo, on se demande quelles sont les pistes pour restaurer la confiance, l'unité des Français, l'unité dans notre pays et les solutions". Ce proche de Marine Le Pen juge que "c'est assez conforme à ce qu'est Eric Zemmour : quelqu'un pétri de culture classique qui fait des constats, qui trouve que plus rien ne va, mais qui n'est pas capable de se projeter. Je ne vois pas de valeur ajoutée à sa candidature".

12:23 - Eric Zemmour drague ceux qui ont "l’impression de ne plus être dans le pays"

Au cours de sa vidéo, Eric Zemmour a lancé un appel à ceux qui ont "l’impression de ne plus être dans le pays". Et de dire sans sourciller : "vous n’avez pas déménagé et avez la sensation de ne plus être chez vous. [...] Vous êtes des exilés de l’Intérieur. Longtemps vous avez cru être le seul à voir et à entendre à penser à crins, vous avez eu peur de le dire vous avez honte de vos impressions, longtemps, vous n’avez pas osé dire ce que vous voyiez et vous n’avez pas osé voir ce que vous voyiez".

12:16 - "Continuer la France"

A la fin de sa vidéo d'annonce de candidature à la présidentielle, Eric Zemmour a lancé : "nous allons continuer la France, nous allons poursuivre la belle et noble aventure française, nous allons transmettre le flambeau aux prochaines générations".

12:13 - Eric Zemmour officiellement candidat

C'est officiel, Eric Zemmour est candidat à l'élection présidentielle : "comme vous, je n'ai plus confiance, comme vous, j'ai décidé de prendre notre destin entre nos mains. Il n'est plus temps de réformer la France mais de la sauver. J'ai donc décidé de me présenter à l'élection présidentielle". 

12:08 - "La France n'est plus la France"

Dans son adresse, Eric Zemmour estime que "c'est comme si votre pays vous avez quitté. Vous êtes des exilés de l'intérieur. Vous n'avez pas osé voir ce que vous voyiez", évoquant un "sentiment de dépossession. La France n'est plus la France".

12:07 - Eric Zemmour se met en scène comme le Général de Gaulle

Dans sa vidéo d'annonce de candidature, Eric Zemmour s'est mis en scène tel le Général Charles de Gaulle lors de son appel du 18 juin 1940.

11:46 - Quel parti pour Eric Zemmour ?

A l'image d'Emmanuel Macron en 2017, Eric Zemmour se lance dans la bataille élyséenne sans le soutien d'un appareil politique traditionnel. Un handicap de taille -mais pas insurmontable comme l'a démontré l'actuel chef de l'Etat- que le polémiste va tenter de minimiser en créant sa propre structure. Europe 1 affirmait début novembre qu'une formation du nom de "Vox populi" devrait voir le jour afin d'accompagner l'ancien journaliste dans la conquête du palais. Les locaux de campagne ont d'ores et déjà été investis, au 10 rue Goujon dans le 8e arrondissement de Paris. Les contours du parti, et son organisation, pourraient être dévoilés en marge de l'annonce de sa candidature.

11:35 - Quel est le programme d'Eric Zemmour ?

S'il a maintenu un faux suspense pendant de longues semaines, Eric Zemmour en avait toutefois profité pour distiller un partie du programme sur lequel il travaillait. Dans le domaine de l'immigration qu'il évoque constamment, le polémiste dit vouloir mettre fin au droit du sol et instaurer la préférence nationale pour les allocations, mais aussi supprimer l'Aide médicale d'Etat. Raillé pour ses faiblesses en matière d'économie, l'ancien journaliste se dit favorable à la retraite à 64 ans, à l'instauration des 39 heures dans la fonction publique ou encore à la baisse massive des impôts de production. Il prône également la création d'un grand ministère de l'Industrie pour orienter les commandes publiques vers les entreprises françaises. Sur la question des salaires, Eric Zemmour propose une diminution de la CSG de 9% à 2,5% pour les salaires entre le Smic et 2000 euros net et se dit contre un retour de l'ISF. Prônant la simplification administrative via la création d'un Haut-commissariat chargé de la mettre en œuvre, le candidat veut un retour aux 90km/h et le port de l'uniforme à l'école.

11:13 - Une officialisation alors que la campagne patine

Eric Zemmour, dont la candidature ne faisait en réalité guère de doutes, est pourtant déjà enlisé dans une campagne qui se confronte à quelques plafonds de verre. Le premier est celui du manque criant de soutiens politiques et d'appareil qui ne parvient pas à se structurer : son équipe de campagne, constituée d'amateurs en politique, n'est d'ailleurs pas certaine d'obtenir les 500 parrainages nécessaires pour concourir au scrutin. Le deuxième est l'usure de sa dynamique dans l'opinion, qui lui avait valu une percée dans les sondages : il est désormais stable à la baisse, plusieurs points derrière Marine Le Pen, autour des 14% des intentions de vote (dernier sondage paru dimanche 29 novembre dans le JDD).

le troisième est la dégradation de son image publique, son déplacement à Marseille les 26 et 27 novembre, qui a viré au fiasco et s'est conclu avec un doigt d'honneur envers une passante qui venait de lui en adresser un, peut finir de détourner une partie de l'électorat de l'extrême droite attachée à la dimension hiératique d'un présidentiable. Son accession au second tour de la présidentielle apparaît désormais très complexe, d'autant que plusieurs enquêtes d'opinion menées font état d'une personnalité très clivante auprès des Français et peu appréciée par une nette majorité de citoyens.

10:06 - Comment Eric Zemmour va-t-il annoncer sa candidature ?

Eric Zemmour candidat à la présidentielle, c'est quasi-officiel. Le polémiste doit annoncer sa décision ce mardi midi. Son entourage a indiqué que c'est via une vidéo postée sur les réseaux sociaux que l'ancien journaliste officialiserait sa candidature. Il donnera ensuite une interview au JT de 20 heures sur TF1.

09:22 - Pour Nadine Morano, Eric Zemmour "veut s'improviser président"

Invité de CNews ce mardi matin, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, pourtant très sensible à la ligne identitaire d'Eric Zemmour, regrette la manière dont il mène sa campagne. "Je vois un homme seul, polémiste et qui veut s'improviser président de la République. Il s'est mis en tête de vouloir sortir la France du déclin, un objectif louable, mais quelle majorité parlementaire aura-t-il autour de lui ? Quelle est la réalité de son programme ?", s'est-elle interrogée. Et d'ajouter : "C'est sérieux d'être président de la 6e puissance mondiale".

09:04 - Les mots durs de Marlène Schiappa sur la candidature d'Eric Zemmour

Invitée ce matin de LCI, la ministre Marlène Schiappa, a elle-aussi commenté l'annonce ce candidature à venir d'Eric Zemmour. "Qu'est-ce qu'il faut pour être candidat à la présidence de la République ? On a besoin d'avoir des soutiens, des idées, une vision, un programme, un financement. On a besoin d'un certain nombre de choses et il m'a semblé qu'Eric Zemmour ne les avait pas. J'ai vu qu'il avait des soutiens qui s'en allaient, qu'il n'avait pas de ralliement de la part d'élus... Dès lors qu'il fait une interview sur des sujets autres que celui de l'immigration, c'est difficile. Et on a touché le fond avec l'échange de doigts d'honneur avec une femme à Marseille. Un président ne peut pas faire ça".

08:54 - Zemmour, un "Trump commandé sur Wish", tacle le porte-parole du gouvernement

Interrogé sur la déclaration de candidature à venir d'Eric Zemmour à la présidentielle 2022, Gabriel Attal a usé de quelques phrases manifestement bien préparé, ce matin, à l'antenne d'Europe1. "Il montre au quotidien qu’on peut se poser des questions sur sa capacité à représenter notre pays et à occuper les plus hautes fonctions. On ne fait pas des doigts d’honneur aux Français quand on veut être président". Et d'ajouter : "Zemmour, c'est un Trump commandé sur Wish, cette plateforme de contrefaçons qui vend des trucs qui ne fonctionnent pas, qui sont faux".

08:43 - Les proches soutiens d'Eric Zemmour espèrent un rebond avec l'annonce de sa candidature

Les fidèles soutien du polémiste, qui manifestent depuis des semaines une foi inébranlable dans les capacités d'Eric Zemmour à incarner les revendications de la droite radicale et souverainiste, ont pour beaucoup convenu ces derniers jours que leur champion traversait un trou d'air. Stanislas Rigault, très jeune et très médiatique président de l'association "Génération Z", mouvement de jeunesse du candidat a reconnu sur BFMTV hier soir une sortie "compliquée" à Marseille. "Je ne pense pas que la dynamique va s’essouffler, on a un Zénith qui sera rempli", a-t-il argumenté. Le jeune homme a mis en ligne ce message hier soir sur Twitter : "L’aventure va commencer demain à 12 heures", le hashtag #Zemmourcandidat est apparu de manière significative, depuis, sur les réseaux sociaux.

En savoir plus

Zemmour candidat à l'élection présidentielle 2022

Eric Zemmour est donc bien candidat à l'élection présidentielle, l'officialisation est donc pour ce mardi 30 novembre. L'ex-journaliste ne s'en est pas caché ces derniers mois, il comptait jouer un rôle dans cette campagne présidentielle. Le 28 août, il affirmait sans sourciller qu'il avait "envie" d'unir les droites. C'est en tant qu'essayiste qu'il est d'abord allé à "la rencontre des Français". C'est d'ailleurs pour promouvoir son livre, multiplier les séances de dédicaces voire les réunions publiques qu'il avait décidé début septembre de mettre entre parenthèses sa collaboration avec Le Figaro. Le journal lui avait fixé une ligne rouge : si ses velléités politiques étaient trop affirmées, il devrait stopper de commenter l'actualité dans le média. Le 28 septembre, Le Parisien a révélé qu'Eric Zemmour a déjà à sa disposition un grand local de campagne, dans le VIIIe arrondissement de Paris, loué par l'association des amis d'Eric Zemmour. Le polémiste a autour de lui des personnes qui cherchent à recueillir des parrainages d'élus pour valider sa candidature.

Programme d'Eric Zemmour pour la présidentielle 

S'il a maintenu un faux suspense pendant de longues semaines, Eric Zemmour en avait toutefois profité pour distiller un partie du programme sur lequel il travaillait. Dans le domaine de l'immigration qu'il évoque constamment, le polémiste dit vouloir mettre fin au droit du sol et instaurer la préférence nationale pour les allocations, mais aussi supprimer l'Aide médicale d'Etat. Raillé pour ses faiblesses en matière d'économie, l'ancien journaliste se dit favorable à la retraite à 64 ans, à l'instauration des 39 heures dans la fonction publique ou encore à la baisse massive des impôts de production. Il prône également la création d'un grand ministère de l'Industrie pour orienter les commandes publiques vers les entreprises françaises. Sur la question des salaires, Eric Zemmour propose une diminution de la CSG de 9% à 2,5% pour les salaires entre le Smic et 2000 euros net et se dit contre un retour de l'ISF. Prônant la simplification administrative via la création d'un Haut-commissariat chargé de la mettre en oeuvre, le candidat veut un retour aux 90km/h et le port de l'uniforme à l'école.

Quels sont les résultats des sondages sur Eric Zemmour ?

Eric Zemmour va-t-il venir dynamiter la campagne présidentielle et rebattre toutes les cartes ? S'il a attendu plusieurs mois avant de se déclarer officiellement candidat au scrutin, le polémiste avait été identifié comme un acteur de la vie politique dès le mois de septembre en raison de ses prises de parole et déplacements multiples. Ainsi, dès le mois de septembre, il a été intégré dans les enquêtes d'opinion réalisées par les sondages. Et sa présence montre un réel attrait d’une partie des électeurs pour celui qui vient marcher sur le terrain identitaire dont le (quasi) monopole revenait jusqu’alors à Marine Le Pen. Mais les idées de l’ancien journaliste infusent dans l’opinion publique. Au point que, tout juste crédité de 5,5 % des voix le 9 juin (sondage Ifop), Eric Zemmour est désormais donné aux alentours de 15 % dans les intentions de vote. Il a parfois été donné devant Marine Le Pen à l'automne.

Vox Populi, parti d'Eric Zemmour pour la présidentielle ? 

A l'image d'Emmanuel Macron en 2017, Eric Zemmour se lance dans la bataille élyséenne sans le soutien d'un appareil politique traditionnel. Un handicap de taille -mais pas insurmontable comme l'a démontré l'actuel chef de l'Etat- que le polémiste va tenter de minimiser en créant sa propre structure. Europe 1 affirmait début novembre qu'une formation du nom de "Vox populi" devrait voir le jour afin d'accompagner l'ancien journaliste dans la conquête du palais. Les locaux de campagne ont d'ores et déjà été investis, au 10 rue Goujon dans le 8e arrondissement de Paris. Les contours du parti, et son organisation, pourraient être dévoilés en marge de l'annonce de sa candidature.

Eric Zemmour candidat sans soutien politique de poids

Où va la campagne d'Eric Zemmour ? A Marseille, le costume présidentiel est apparu pour beaucoup d'observateurs bien trop grand pour un polémiste venu en visite express dans le quartier du Panier où il a davantage croisé de journalistes et de policiers pour l'accompagner que d'habitants pour échanger, essuyant des invectives à tout bout de champs et concluant sa venue par un doigt d'honneur envers une femme qui lui en avait également adressé un. Un geste "fort inélégant" a-t-il reconnu qui vient troubler un peu plus une campagne, dont le lancement sur une estrade, dimanche 5 décembre 2021, devrait être marqué par l'absence de figure politique à ses côtés au Zénith de Paris. Les sièges qui auraient pu être occupés par Philippe de Villiers, les sénateurs LR Etienne Blanc et Sébastien Meurant, le député LR Guillaume Peltier ou éventuellement le maire de Béziers, Robert Ménard, resteront vides. Quid de la présence de Jean-Frédéric Poisson ? Le président du parti Via, "prêt à s'effacer" pour Eric Zemmour, n'a pas encore reçu de garanties en vue d'une alliance. Le médiatique porte-parole de l'association "Les amis d'Eric Zemmour", Antoine Diers, a, de son côté, été écarté. 

"Il ne sait pas cheffer" a confié ce dernier au Monde. Et c'est là que le bât blesse. Car à la tête du navire Zemmour 2022, c'est capitaine Sarah Knafo. "Une démarche aussi importante qu'une campagne présidentielle ne peut pas dépendre de l'omnipotence d'une jeune femme de 29 ans, aussi douée soit-elle", persifle un militant auprès du JDD. "Il délègue tout à Sarah Knafo dont il attend qu'elle lui offre l'Elysée. Il ne participait jamais aux réunions du comité exécutif lorsque j'en faisais partie", enfonce, dans l'Express, Pierre Meurin, soutien de la première heure qui a quitté la campagne en août, avant de piquer, une nouvelle fois, l'entourage : "Eric Zemmour n'est pas entouré d'élus de terrain". Autant d'éléments qui sèment le doute sur la mue présidentielle du polémiste. "Il est parti de CNews mais continue à faire du CNews", estime un proche auprès du Parisien. Une formule qui fait moins recette, sa régression dans les sondages se confirmant dans la dernière étude réalisée par Ifop-Fiducial pour le JDD et parue dimanche 29 novembre, ne le créditant plus que de 14 ou 15% des voix au premier tour, loin derrière Marine Le Pen.