Léa Salamé piégée, une humiliation de plus

Léa Salamé piégée, une humiliation de plus Depuis son arrivée aux commandes du 20 Heures de France 2 en septembre, Léa Salamé accumule les déconvenues.

Léa Salamé a du pain sur la planche depuis qu'elle a succédé à Anne-Sophie Lapix à la présentation du journal de 20 Heures de France 2 à la rentrée. Malgré quelques bons scores d'audience, notamment en seconde partie de journal qu'elle a réussi à faire progresser par rapport à l'an dernier, la journaliste star peine à convaincre et à imprimer sa marque.

Depuis son lancement en septembre, le 20 Heures new look a été émaillé de plusieurs couacs et polémiques qui ont terni son image. On se souvient de l'interview jugée maladroite de l'actrice Marion Cotillard, ou de la couverture très critiquée d'une manifestation du mouvement contestataire "Bloquons Tout" le 10 septembre dernier.

Mi-octobre, une bourde sur les circonstances de l'assassinat de Samuel Paty, confondu avec celui du professeur Dominique Bernard, avait même écorné la crédibilité du journal, obligeant Léa Salamé et Julian Bugier, qui avait commis la même erreur au 13 Heures, à présenter des excuses publiques. Un cafouillage qui avait provoqué l'exaspération du directeur de l'information de France TV, Alexandre Kara, qui avait dû sévèrement recadrer ses troupes dans un mail interne.

Et cette semaine, rebelote. Lundi soir, le sujet d'un reportage sur les astuces et bons plans dans les supermarchés a été marqué par... un canular. Un homme interviewé et présenté comme Arnaud Rolland, un as des promotions qui se ventait d'économiser jusqu'à 3 euros en caisse ("10 euros au lieu de 13", sic), était en réalité Mehdi Jibril, un humoriste bien connu sur les réseaux sociaux et adepte des impostures médiatiques.

Ce dernier s'était déjà illustré fin septembre en faisant irruption déguisé en Napoléon pendant le direct d'un journaliste belge, en duplex depuis le Louvre, au moment du vol d'oeuvres au célèbre musée. Cette fois, on a pu le voir durant plus de deux minutes face caméra, se vantant d'avoir transformé son passage en magasin en bonne affaire, sans contradiction et visiblement sans vérification. 

Léa Salamé a été contrainte mardi de présenter à nouveau des excuses aux téléspectateurs, expliquant qu'une de ses reporters s'était "fait avoir sur l'identité d'une personne interviewée". Un mea culpa manifestement peu apprécié en interne où certains jugent qu'elle prend de nouveau "pour une faillite collective".

Ce nouvel incident intervient au moment où les audiences du 20 Heures marquent le pas, même si Léa Salamé peut se prévaloir de quelques progressions par rapport à l'ère Lapix. Du 1er septembre au 27 novembre, en dehors des JT du week-end présentés par Laurent Delahousse (et hors congés), Puremédias a calculé que la première partie du journal de 20 Heures a rassemblé en moyenne 3,76 millions de téléspectateurs, soit 19,8% de part d'audience contre 4 millions du temps de Lapix. La deuxième partie a elle séduit 3,67 millions de téléspectateurs en moyenne, soit 18,7%, contre cette fois 3,46 millions pour l'ancienne présentatrice.

Jeudi soir, le journal est par exemple resté sous la barre symbolique des 4 millions de téléspectateurs et des 20% de part d'audience. Loin derrière le concurrent de TF1. Même le très martial général Pierre de Villiers, invité du JT, n'a pas réussi à enrayer la baisse.