Requins : cette carte officielle révèle les plages où le risque est le plus élevé
Il existe bien une carte montrant les régions du monde qui enregistrent le plus de rencontres entre les baigneurs et les requins.
La simple évocation d’un aileron à la surface de l’eau suffit à rappeler des souvenirs cinématographiques pas toujours plaisants. Mais au-delà de ce clin d'oeil aux Dents de la mer, voir un requin dans l'eau en pleine baignade n'est pas réservé aux scénarios hollywoodiens ! Cela répond à des réalités géographiques bien précises et à des chiffres soigneusement recensés depuis plus de 400 ans.
Ces données sont ensuite reprises chaque année sur une carte par les scientifiques de l'International Shark Attack File (ISAF). La carte officielle de l'ISAF, qui compile ainsi des données depuis 1580, met en évidence les zones de contact majeures entre l'homme et le requin. Leur dernier rapport annuel évoque ainsi 54 attaques "non provoquées" à l'échelle planétaire, un chiffre stable et légèrement inférieur à la moyenne historique (72 morsures par an). En revanche, "9 de ces morsures ont été mortelles, contre une moyenne de 6 sur les 10 dernières années", précisent les scientifiques. Alors, où se situent les zones les plus à risque ?
Les ronds sombres et les zones colorées ne laissent aucun de place au doute : le risque n'est absolument pas réparti de manière uniforme sur le globe !
En 2025, les États-Unis décrochent la première place mondiale avec 25 cas, soit 38 % des attaques mondiales. Les données dévoilent un écart énorme entre les États : la Floride concentre à elle seule 44 % des attaques américaines. Le comté de Volusia y conserve son surnom de "capitale mondiale des morsures de requins", totalisant 54 % des incidents de l'État. La Californie (20 %) et Hawaï (16 %) suivent loin derrière.
L'Australie arrive en 2e position avec 21 attaques, mais le pays comptabilise 5 décès sur les 9 recensés dans le monde. Les coupables sont clairement identifiés par les scientifiques : le "Big Three", à savoir le requin blanc, le requin tigre et le requin bouledogue. Les attaques mortelles touchent surtout les surfeurs en Australie-Occidentale et en Australie-Méridionale, où les grands requins blancs se rassemblent à proximité de plages fréquentées.
La France métropolitaine est statistiquement épargnée avec seulement 5 cas recensés depuis 1580. En revanche, l'outre-mer est concerné : avec 46 attaques historiques, l'île de La Réunion se positionne au 6e rang mondial, juste derrière la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La Nouvelle-Calédonie cumule de son côté 15 attaques historiques. En Europe continentale, in fine le risque est presque nul, même si le compteur historique affiche 15 cas en Grèce, 13 en Italie, 6 en Espagne et 5 en Croatie.
L'ISAF rappelle que le risque reste infime face aux 4 000 noyades annuelles recensées rien qu'aux États-Unis. Quelques conseils sont toujours bons à prendre : ne nagez pas seul, évitez l'aube et le crépuscule, ne portez pas de bijoux brillants (leurs reflets imitent les écailles de poissons) et évitez de vous agiter ou de battre des pieds excessivement dans l'eau.