Cote de popularité des politiques en juin 2014

Cote de popularité des politiques L'ensemble de l'UMP, plongée dans les turpitudes et les révélations sur ses comptes, chute en juin, Nicolas Sarkozy compris. De quoi compromettre son retour ?

La personnalité du mois : Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy. © Linternaute.com
Un retour amorcé, malgré les affaires. C'est en résumé ce que l'on peut tirer de la récente actualité judiciaire et médiatique de Nicolas Sarkozy. Alors qu'il venait d'être mis en examen après une garde à vue de 15 heures dans une affaire de trafic d'influence présumé, l'ancien chef de l'Etat a immédiatement donné une interview à la télévision pour s'expliquer, se défendre et surtout fulminer contre ceux qui voudraient lui faire la peau. De manière très visible, c'est donc bien pour un retour en politique que se bat le champion de la droite, malgré les affaires qui s'accumulent. D'après plusieurs enquêtes, Nicolas Sarkozy n'a pas vraiment convaincu lors de son interview du 2 juillet sur Europe 1 et TF1. Dans votre cote de popularité (dont les votes ont été clôturés juste avant la mise en examen), l'ancien président de la République perdait déjà 3,79 points, tout en se maintenant tout de même à la troisième place de votre classement avec près de 40 % de bonnes opinions.

Exécutif : pas d'inversion

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Popularité de François Hollande et Manuel Valls. © Linternaute.com

François Hollande et Manuel Valls ne profitent pas des "boules puantes" qui s'accumulent à l'UMP en juin après la démission de Jean-François Copé. Le premier perd 1,81 point de popularité et chute à la 34e place du classement avec 13,5 % de "satisfaits" seulement, l'autre stagne à près de 33 % d'opinions favorables et à la 10e place (-0,22 point). Il faut dire que le cap des cent jours approchant, le gouvernement Valls n'a pas encore de résultat spectaculaire à afficher, si ce n'est l'annonce des coupes budgétaires massives à venir, mais aussi des efforts supplémentaires qui seront encore demandés aux Français. Et pendant ce temps, le chômage, lui, continue son inexorable ascension, comme l'ont encore montré les chiffres dévoilés fin juin. De quoi maintenir le chef de l'Etat dans l'impopularité et écorner chaque jour un peu plus l'image de réformateur efficace du Premier ministre.

Le classement complet

En hausse : François Bayrou

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François Bayrou. © Linternaute.com

Avec une majorité qui doute, un exécutif presque abhorré et le premier parti d'opposition plongé dans les scandales, ce sont les outsiders qui se taillent la part du lion dans votre cote de popularité de juin. Une part tout de même frugale : François Bayrou, qui enregistre la plus forte hausse du mois, ne glane "que" 1,85 point de satisfaits. Revenu clairement dans l'opposition tout en analysant les turpitudes de l'UMP sur un air de "je vous l'avais bien dit", le patron du MoDem gagne trois places dans votre classement. Il est suivi par Nicolas Dupont-Aignan ou encore Dominique de Villepin, qui a affiché un soutien surprenant à Nicolas Sarkozy récemment. Tous les deux ont soigneusement pris leurs distances - et depuis longtemps - avec le principal parti de droite. Gilbert Collard en profite aussi pour gagner un petit point. A gauche, on note les progressions notables de Ségolène Royal et d'Arnaud Montebourg, qui brillent par leur ardente lutte pour mener à bien leurs dossiers.

En baisse : Benoît Hamon

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Benoît Hamon. © Linternaute.com

Nicolas Sarkozy perd 3,79 points en juin, Nathalie Kosciusko-Morizet 3,01, Jean-François Copé 2,76, Xavier Bertrand 2,68, François Fillon 2,42... C'est toute l'UMP qui pâtit des suites de l'affaire Bygmalion et des découvertes des dépenses fastueuses qui ont plongé le parti dans une dette abyssale de 74 millions d'euros. Même Alain Juppé, star de votre classement depuis des mois, perd 2,76 points maintenant qu'il est en première ligne dans le "triumvirat" qui a pris les rênes du parti (il parvient à conserver la première place). Mais l'UMP peut se réjouir. Le FN, entre querelle de famille et échec à peser au Parlement européen, voit sa commandante en chef souffrir. Marine Le Pen perd elle aussi 3,33 points (mais reste 4e). Et c'est à gauche, au gouvernement, que la chute est la plus importante puisque le ministre de l'Education Benoît Hamon, critiqué pour le report de la rentrée des profs et pour la révision des barèmes de certaines épreuves du bac, perd 3,88 points et 5 places au classement.

Enquête réalisée entre le 1er et le 30 juin 2014 auprès de 6486 votants.

 Voir la méthodologie |  Cote de popularité : les précédents classements

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