Nicolas Hulot : ce qu'il pense d'Extinction Rebellion et de Greta Thunberg

Nicolas Hulot : ce qu'il pense d'Extinction Rebellion et de Greta Thunberg HULOT - L'ancien ministre de l'Environnement compte toujours agir et se faire entendre pour la préservation de l'environnement. Et ne fustige pas le mouvement Extinction Rebellion, au contraire.

C'est un constat que semblent partager Nicolas Hulot et les membres du mouvement écologiste radical Extinction Rebellion : les responsables politiques n'ont pas pris la mesure de l'urgence climatique. Comment, alors, accélérer la transition écologique et sensibiliser davantage citoyens et dirigeants ? L'ancien ministre a repris les commandes de sa fondation il y a quelques mois, va publier un livre, compte se faire entendre différemment pour alerter, encore et toujours. Ce mardi 15 octobre, il est présent dans la grande émission de France 2, consacrée à l'écologie, pour faire passer ce message : chacun de nous peut être acteur du changement pour réduire collectivement nos émissions de gaz à effet de serre.

L'ancien ministre de la Transition écologique est conscient que les luttes qui s'engagent contre le réchauffement climatique prennent des formes de plus en plus diverses, mais s'interroge sur leur acuité et leur pertinence. "Il y a dans la manifestation de l'inquiétude pour l'avenir un changement de ton qui ne devrait étonner personne. Il doit être pris en compte par les autorités de tous les pays pour éviter que les choses ne s'enveniment", déclare-t-il dans une interview au Parisien. Interrogé par le journal régional sur le mouvement Extinction Rebellion, il répond : "C'est une réponse au sentiment de ne pas être entendu ou, plus précisément, que le traitement de la crise est insuffisant face à l'accélération de l'emballement des phénomènes". Et d'ajouter, donnant son sentiment personnel : "Je ne prône pas la désobéissance civile, mais je ne juge pas non plus ceux qui l'utilisent, à condition qu'elle reste strictement non violente. A chacun sa méthode".

Quid de Greta Thunberg, devenue en l'espace de quelques mois l'une des figures les plus influentes des nouvelles générations ? "Peut-être qu'elle nous bouscule un peu, mais c'est une voix de la jeunesse qui a toute sa légitimité et elle n'est que l'expression d'une inquiétude que je partage", confie-t-il. "J'ai ressenti une colère froide quand j'ai vu la morgue avec laquelle certains ont traité Greta Thunberg. Ce mépris à son égard est ignoble, car c'est comme si l'on faisait un bras d'honneur à l'avenir de nos enfants. Se moquer de son attitude, lorsqu'on sait, en outre, qu'elle est atteinte du syndrome d'Asperger, relève d'une forme d'indécence", ajoute-t-il.

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