Résultat de Martine Vassal aux municipales : une défaite historique pour la droite à Marseille

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Résultat de Martine Vassal aux municipales : une défaite historique pour la droite à Marseille Martine Vassal abordait les résultats de ce deuxième tour avec tension. Le verdict des urnes est sans appel puisque la candidate LR ne succédera pas à Jean-Claude Gaudin, battue par la candidate de la gauche Michèle Rubirola.

Les résultats du 2e tour des élections municipales à Marseille sont bien difficiles pour Martine Vassal. Les premiers résultats diffusés la placent même battue dans son propre secteur, le 4e, où elle était tête de liste. Selon France Info, elle y serait devancée par Olivia Fortin, représentante de la coalition PS-PCF-LFI et EELV, créditée de 41,1% contre 38% pour la cheffe de file LR. Les premiers résultats globaux la placent également derrière Michèle Rubirola, la candidate de la gauche. Marseille était l'un des enjeux politiques forts de ce deuxième tour des élections municipales. Ancrée à droite depuis plusieurs décennies, la mairie de Marseille s'apprête donc à basculer à gauche, une tendance confirmée par les premières estimations diffusées pour l'ensemble de la ville. Michèle Rubirola y arrive en tête avec 39,9% des voix, devant Martine Vassal créditée de 29,8% et Stéphane Ravier pour le RN (19,8%) selon une estimation pour TF1-LCI et RTL.

Le score du premier tour, déjà, avait fait tomber de son statut d'ultra-favorite l'héritière désignée de Jean-Claude Gaudin : c'est bien Michèle Rubirola, la candidate du rassemblement de gauche du Printemps marseillais, qui avait viré en tête. Première douche froide. Ensuite, pendant que ses opposants - écologistes compris - parvenaient à un accord d'alliance, Martine Vassal n'est pas parvenue à s'entendre avec Bruno Gilles, le candidat LR dissident, pas plus qu'avec le candidat LREM Yvon Berland, qui pèsent malgré tout à eux deux plus de 18% des voix du premier tour. Une consultation Ifop-Fiducial pour La Provence, CNews et Sud Radio menée à la mi-juin a donné Rubirola en tête du second tour avec 36% des voix, loin devant Vassal (29%). Et comme cela ne suffisait pas, la candidate de la droite a vu sa campagne être polluée par une affaire de soupçons de procurations frauduleuses, comme l'ont révélé France 2 et Marianne...

Une figure de Marseille mais qui portait aussi le bilan de Gaudin

Malgré une campagne mouvementée, voire chaotique, Martine Vassal avait tout de même pu compter sur le soutien indéfectible de Jean-Claude Gaudin. Le maire sortant de Marseille, en poste depuis 25 ans et sur le point de laisser sa place, l'a d'ailleurs fait savoir publiquement. "Je soutiens celle qui, par sa volonté, son dynamisme, et son expérience incarne le mieux l'avenir de notre ville", avait fait savoir l'édile à la mi-juin, malgré les soupçons de procurations frauduleuses qui pesaient déjà sur le camp Vassal. "Il ne faut pas que cette mauvaise polémique détourne les électeurs du véritable enjeu et du choix qu'ils ont à faire pour Marseille et son avenir", avait balayé Gaudin, espérant "que la justice et la police démontreront très vite la validité des procurations enregistrées par la ville de Marseille".

Une enquête a même été ouverte pour savoir si les deux candidates de sa liste qui sont soupçonnées, en l'occurrence Géraldine Lapalus (actrice du téléfilm Camping Paradis et candidate dans les VIe et VIIIe arrondissements) et Monique Devouge (XIe et XIIe arrondissements) se sont bien adonnées à la pratique illégale des "procurations simplifiées" ainsi qu'à des "manœuvres frauduleuses tendant à l'exercice irrégulier de votes par procuration", comme l'a évoqué la procureure de Marseille Dominique Laurens.

Face à la polémique liée aux soupçons de procurations frauduleuses, imputés à deux de ses colistières, Martine Vassal s'était défendue sur France Bleu Provence, le 18 juin dernier. La candidate LR avait assuré ne pas être "une fraudeuse". "Je ne l'ai jamais été", avait-elle insisté, disant vouloir attendre les résultats de l'enquête. D'ailleurs, Martine Vassal a expliqué souhaiter une enquête concernant l'ensemble des partis et non pas seulement le sien, malgré les soupçons. La président de la métropole n'a en revanche pas fait savoir si elle avait mené sa propre enquête au sein de son camp.

Egalement présidente du conseil de la métropole d'Aix-Marseille-Provence, il est vrai que Martine Vassal, dont le père était également proche de Gaudin, apparaît comme une figure incontournable de la scène politique marseillaise. Mais elle porte également le bilan contrasté du maire sortant comme un certain fardeau, dont elle a tenté tant bien que mal de se défaire, tout au long de sa campagne. Malgré son " affection " pour Gaudin, son "bilan, ce n'est pas le mien", avait-elle tenu à rectifier lors de l'annonce de sa candidature. En parallèle, la candidate Les Républicains à Marseille avait évidemment défendu son bilan à la tête du département des Bouches-du-Rhône, mais aussi celui - plus bref - à la tête de la métropole.

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