De nouvelles règles pour le bac 2026 : quelques drames en perspective le jour des résultats

De nouvelles règles pour le bac 2026 : quelques drames en perspective le jour des résultats Trois grosses nouveautés font leur apparition pour la session 2026 du baccalauréat. Elles ont été publiées par décret et pourraient priver certains élèves du diplôme.

Un décret visant à durcir l'examen du bac a été publié ce vendredi 5 décembre 2025 par le ministre de l'Education nationale. Par les quelques nouveautés inscrites dans le texte, Edouard Geffray entend "redonner de la crédibilité" à ce diplôme, comme expliqué dans les colonnes du journal Le Parisien. Trois règles principales vont donc évoluer dès l'édition 2026 du baccalauréat.

Les nouvelles dispositions du gouvernement concernant le bac reprennent des mesures déjà annoncées par Elisabeth Borne à la rentrée dernière, mais elles sont désormais officiellement promulguées. Tout d'abord, "aucun repêchage ne sera possible en dessous de 8/20", annonce le ministre. Autrement dit, un élève dont la moyenne générale est de 7,95/20 après les premières épreuves ne pourra plus obtenir de coup de pouce du jury. De quoi provoquer quelques drames le jour des résultats du bac.

Cela va "éviter certains candidats d'être repêchés quand on a moins de 8 pour arriver à 8 puis être repêchés aux oraux de rattrapage pour finalement avoir le bac. Parce que finalement, quand vous repêchez plusieurs fois, à la fin, ils ont un bac qui ne correspond pas à leur niveau réel et ça ne leur rend pas service", a précisé Edouard Geffray sur RMC . "Le bac, c'est un examen qui certifie un niveau. Donc il ne faut pas mentir aux gens sur leur niveau. Globalement, c'est un bon examen. Mais en revanche quand on dit à un élève 'tu as le bac', il faut qu'il ait réellement le niveau du bac sinon ce n'est pas la peine", poursuit-il.

La deuxième nouveauté concerne le bonus accordé à un élève permettant de relever sa moyenne générale. Désormais, il ne pourra pas excéder 0,5 point. "Aujourd'hui, ce processus de rattrapage n'est pas encadré", regrette le ministre de l'Education nationale, ce qui donne lieu, selon lui, à des notes qui ne correspondent "plus du tout à la valeur réelle du diplôme obtenu". Concrètement, un bachelier obtenant la moyenne de 13,40/20 ne pourra plus prétendre à la mention bien, même si un jury estime qu'il a été très sévèrement noté sur certaines épreuves.

La correction des copies et l'expression écrite constituent le troisième élément central des changements pour la prochaine session du bac en 2026. Si le décret du ministre de l'Education nationale ne le mentionne pas officiellement, ce dernier a assuré qu'il donnera prochainement des "consignes d'exigence claires" en la matière.

"J'estime qu'une copie qui n'est pas écrite de manière intelligible, c'est-à-dire avec un niveau d'orthographe, de syntaxe et de grammaire absolument déplorable, ne peut pas avoir la moyenne", a-t-il dit. Dans le Parisien, il annonce qu'un niveau de base sera par exemple exigé "pour les matières à dissertations, comme le français, l'histoire et la philosophie". Ces mesures pourraient faire chuter le taux de réussite à partir de l'année prochaine. Un autre "drame" dont est parfaitement conscient le ministre : "Ce n'est pas en soi l'objectif, mais ça peut avoir cet effet-là".