Verdict du procès Jubillar : "Cédric n'avouera jamais", les certitudes de la mère de l'accusé

Verdict du procès Jubillar : "Cédric n'avouera jamais", les certitudes de la mère de l'accusé Cédric Jubillar a été reconnu coupable du meurtre de son ex-compagne Delphine ce vendredi 17 octobre après quatre semaines d'audience. Sa mère s'est confiée sur son fils à la presse juste après le verdict.

L'essentiel
  • Le verdict du procès de Cédric Jubillar est tombé. Le peintre-plaquiste a été reconnu coupable du meurtre de Delphine, qui a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, et condamné à 30 ans de réclusion criminelle conformément aux réquisitions des avocats généraux.
  • Les avocats de Cédric Jubillar ont fait savoir qu'ils allaient interjeter appel de la condamnation de Cédric Jubillar. Ils sont persuadés que l'homme de 38 ans continuera de clamer son innocence lors du procès en appel qui doit se tenir dans un délai d'un an, soit d'ici le mois d'octobre 2026.
  • Un autre verdict, celui de l'audience au civil, doit être rendu le 1er décembre prochain. Avec cette autre décision, Cédric Jubillar risque de perdre ses droits parentaux sur Louis et Elyah, les enfants qu'il a eus avec Delphine et âgés de onze et six ans.
  • La mère de Cédric Jubillar, Nadine, a accordé un entretien au journal Le Parisien peu de temps après le verdict. Elle estime que son fils est coupable et qu’il "n’avouera jamais" le crime, en tout cas pas avant le procès en appel.
En savoir plus

Cédric Jubillar est-il coupable d’avoir donné la mort à Delphine Jubillar ? Le jury a répondu "oui" à la majorité de sept voix sur neuf a annoncé la président de la cours d'assises du Tarn, à Albi, le vendredi 17 octobre. Le peintre-plaquiste de 38 ans a donc été jugé coupable de "meurtre sur conjoint" contre Delphine Jubillar, qui a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, et a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, conformément aux réquisitions des avocats généraux.

"Je tiens à dire que je n'ai absolument rien fait à Delphine" avait déclaré Cédric Jubillar avant le début du délibéré ce vendredi 17 octobre. Des paroles qui n'ont pas su convaincre les jurés. Le condamné et ses avocats ont toutefois annoncé interjeter appel de la décision de justice. Un nouveau procès aura donc lieu pour l'affaire Jubillar, dans laquelle il n'y a pas de corps, d'ici le mois d'octobre 2026.

Pourquoi Cédric Jubillar n'est pas condamné à la prison à perpétuité ?

Les avocats généraux avaient requis trente ans de prison contre Cédric Jubillar. L'homme de 38 ans jugé et désormais reconnu coupable de meurtre sur conjoint encourait pourtant la réclusion criminelle à perpétuité. Les magistrats avaient expliqué leur décision par le fait que, selon eux, la réclusion criminelle à perpétuité "ne doit être réservée qu'à des récidivistes ou des faits sériels ou des actes de torture et barbarie". "Ce n'est pas parce que le battage médiatique est fort que la peine doit être plus forte", avait ajouté Pierre Aurignac.

Les dernières plaidoiries pour et contre Cédric Jubillar

"C’est lui qui a tué Delphine Aussaguel" assuraient les avocats généraux dans leurs plaidoiries mercredi. "Il faut en être certain pour leur dire cela. Peut-on l’être ici ?" répondait Me Emmanuelle Franck, une des avocats de Cédric Jubillar jeudi. Cédric Jubillar est "un homme qui a tué, qui s’en vante et insulte la mémoire de celle qu’il a supprimée" avaient déclaré les magistrats après leurs réquisitions indiquant que "tout cela appelle une réponse pénale extrêmement ferme", mais pas une condamnation à perpétuité selon eux. Les magistrats avaient requis trente ans de réclusion criminelle contre Cédric Jubillar avec dix ans d'inéligibilité une interdiction de porter une arme et une demande de retrait de l'autorité parentale sur les enfants devant la juridiction civile.

Mais les avocats de la défense avaient martelé l'innocence de Cédric Jubillar et surtout l'absence de preuves contre lui rappelant qu'il n'y a pas de corps et pas de scène de crime dans ce dossier. Quant aux indices avancés par l'accusation, Me Emmanuelle Franck et Me Alexandre Martin ne cessaient de les remettre en cause. Ils attaquaient le déroulé de l'enquête qui a, selon eux, été menée à charge contre l'accusé dès les premiers jours et qui n'a pas creusé d'autres pistes éventuelles. Cédric Jubillar a "mis un pied dans une machine à broyer dans laquelle la mauvaise foi côtoie l’incompétence", insistait Me Emmanuelle Franck. Les avocats tentaient de décrédibiliser les témoignages des personnes ayant affirmé avoir eu des aveux de Cédric Jubillar, comme son ancien co-détenu Marco et deux anciennes compagnes, mais aussi le témoignage de Louis qui aurait été instrumentalisé par l'accusation selon eux.

Au micro de BFMTV, à la veille du verdict, les deux avocats réaffirmaient avoir "l'intime conviction de l'innocence" de Cédric Jubillar et estimaient qu'une condamnation de l'accusé serait "problématique" au vu du dossier qu'ils jugent vide. "Non, vous ne pouvez pas condamner Cédric Jubillar. Au contraire votre devoir vous dicte de l’acquitter", avait lancé Me Alexandre Martin en conclusion de sa plaidoirie.