"J'ai honte de ce tweet" : Mila, jugée à Lyon pour un message raciste, s'explique

"J'ai honte de ce tweet" : Mila, jugée à Lyon pour un message raciste, s'explique L'influenceuse Mila Orriols, avait rendez-vous au tribunal mardi 21 octobre à Lyon pour avoir publié un tweet raciste en février 2024. Elle a expliqué son geste.

Poursuivie pour "injure en raison de l'origine", Mila, influenceuse identitaire, a fait part de ses regrets. C'est suite à la plainte d'un particulier d'origine maghrébine, absent à l'audience, que la jeune femme a été convoqué au tribunal de Lyon. À la barre, l'influenceuse de 22 ans s'est expliqué plus en détails sur ses propos.

"Avec la consanguinité, beaucoup ont des fronts minuscules j'ai remarqué. Une immense partie des familles maghrébines sont consanguines, et beaucoup ont des visages difformes et assez laids, et de très petits fronts. Surtout les migrants chelous qui nous agressent dans la rue tous les jours", voici le message de l'influenceuse publié sur X, anciennement Twitter. Mila l'a supprimé dix minutes après sa publication.

L''influenceuse "regrette sincèrement d'avoir offensé certaines personnes" et explique à la barre avoir "honte de ce tweet". Elle a ensuite reconnu son geste "maladroite" en revendiquant cependant "une liberté d'expression totale". Mila s'est également expliquée sur ses propos concernant la consanguinité et la laideur. En effet, elle se serait renseignée sur "Wikipédia" en consultant "des scientifiques que l'on retrouve sur internet." Son avocat, Me Robinson Barbier,  a ajouté qu'"il n'y a pas d'intention de stigmatiser, elle a eu une réaction instinctive". Réaction justifiée, selon lui, par le statut de sa cliente : "une jeune femme harcelée depuis 6 ans".

Une peine d'amende de 1500 euros avec sursis a été requise contre la militante identitaire. "Les faits sont acquis sur les injures publiques raciales", a estimé le procureur de la 6e chambre presse du tribunal correctionnel, durant son réquisitoire. Le jugement a été mis en délibéré au 16 décembre. Suite aux propos de la jeune femme, la Ligue de Défense des Droits de l'Homme avait déposé une plainte à Paris. Après avoir été rejetée une première fois, la plainte avait de nouveau été déposée avec constitution de partie civile en février 2025.

En 2020, l'influenceuse avait déjà été convoquée au tribunal à Paris, alors qu'elle était victime d'un harcèlement continu suite à ses critiques en ligne sur l'islam. Elle était à l'époque contrainte de vivre sous protection policière. L'année d'après, ses cyberharceleurs, âgés de 18 à 29 ans, ont été condamnés et avaient écopé de peines de prison de 4 à 6 mois avec sursis, pour certaines alourdies jusqu'à deux ans avec sursis en appel.