Bolsonaro : le très inquiétant programme du président brésilien

Bolsonaro : le très inquiétant programme du président brésilien BOLSONARO - Les Brésiliens ont élu à la tête du pays Jair Bolsonaro. Le populiste d'extrême droite a battu le candidat de gauche Fernando Haddad.

L'essentiel

  • Elu ce dimanche en remportant plus de 55% des suffrages, Jair Bolsonaro va donc devenir le prochain président de la République fédérative du Brésil en janvier prochain. Une élection, certes attendue après les chiffres du premier tour, mais qui n'en est pas moins un coup de tonnerre.
  • Souvent décrit comme homophobe, raciste et misogyne, cet ancien capitaine de l'armée a donc séduit les Brésiliens grâce à ses discours sécuritaire et anti-corruption. Profitant d'un climat de tension lié à l'insécurité dans le plus grand pays d'Amérique du Sud, Jair Bolsonaro souhaite, par exemple, rétablir le droit de port d'armes, alors que 65 000 homicides sont commis chaque année au Brésil.
  • Outre la dimension sécuritaire, l'élection de ce député fait frémir les écologistes. Celui qui déclarait il y a quelques années que les Noirs étaient "malodorants" et "non éduqués" souhaite introduire des projets miniers et hydrauliques dans la forêt amazonienne, en plus de faire construire une autoroute la traversant.
  • Voilà, à travers quelques exemples, pourquoi Jair Bolsonaro inquiète la communauté internationale, mais plusieurs personnalités se sont satisfaites de son élection, à l'image de Donald Trump ou de Marine Le Pen, en plus de certains footballeurs très influents au Brésil... Retrouvez les dernières informations sur l'élection de Jair Bolsonaro.

Les infos en direct

18:59 - Il faut "donner l'accès au port d'armes aux gens bien", selon Boslonaro

[FIN DU DIRECT] Interdit depuis 2003 au Brésil, le port d'armes devrait donc faire son retour avec l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du pays, alors que 65 000 homicides sont commis chaque année. Pour la sécurité du peuple brésilien, Jair Bolsonaro estimait il y a quelques semaines que "si un policier tue dix, quinze, vingt personnes, il doit être décoré, pas poursuivi". Le futur président estime qu'il est souhaitable de "donner l'accès au port d'armes aux gens bien".

18:59 - Il faut "donner l'accès au port d'armes aux gens bien", selon Boslonaro

[FIN DU DIRECT] Interdit depuis 2003 au Brésil, le port d'armes devrait donc faire son retour avec l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du pays, alors que 65 000 homicides sont commis chaque année. Pour la sécurité du peuple brésilien, Jair Bolsonaro estimait il y a quelques semaines que "si un policier tue dix, quinze, vingt personnes, il doit être décoré, pas poursuivi". Le futur président estime qu'il est souhaitable de "donner l'accès au port d'armes aux gens bien".

16:22 - Qui la femme de Jair Bolsonaro ?

Le futur président brésilien est marié à Michelle Bolsonaro, qui va donc devenir la Première dame du pays. Cette femme, plus jeune de 27 ans, était assistante au parlement brésilien lorsqu'elle a connu Jair Bolsonaro, alors député. Elle se consacre depuis plusieurs années aux handicapés et notamment aux sourds-muets. Découvrez le portrait complet de Michelle Bolsonaro sur Linternaute.com.

15:45 - Jair Bolsonaro, candidat des footballeurs ?

Elu ce dimanche avec plus de 55% des suffrages, Jair Bolsonaro a pu compter, pendant sa campagne, sur le soutien de plusieurs footballeurs brésiliens. Et pas des moindres, puisque Ronaldinho, champion du monde en 2002, s'était ouvertement déclaré en faveur du candidat d'extrême droite, tout comme des joueurs plus actuels comme Lucas, l'ancien du PSG. Plus récemment, c'est Neymar, dont la popularité est immense au Brésil, qui s'est exprimé sur l'élection de Bolsonaro. Même si le joueur parisien ne s'est jamais positionner concrètement sur la question, il ne s'est pas montré contrarié ce dimanche soir, au sortir du match OM-PSG. "J’espère que Dieu l’utilisera (Jair Bolsonaro, ndlr) pour aider notre pays. J’espère que la volonté de Dieu sera faite", a-t-il déclaré en zone mixte.

14:45 - Donald Trump a eu "une très bonne conversation" avec Bolsonaro

Le président américain a appelé Jair Bolsonaro pour le féliciter de sa victoire à l'élection présidentielle au Brésil. "Nous avons eu une très bonne conversation avec le président brésilien nouvellement élu, Jair Bolsonaro, qui a remporté sa course avec une marge substantielle", explique Donald Trump sur Twitter. Et au président américain d'ajouter : "Nous avons convenu que le Brésil et les États-Unis travailleraient en étroite collaboration dans les domaines du commerce, de l'armée et de tout le reste !".

13:25 - Bolsonaro, "un chef autoritaire, sexiste, homophobe, raciste"

Suite à l'élection de Jair Bolsonaro, les réactions des personnalités politiques françaises affluent. Benoît Hamon s'est par exemple scandalisé du choix du peuple brésilien, qui "s'est choisi un chef autoritaire, sexiste, homophobe, raciste" et qui "nie le réchauffement climatique". " Les portes se ferment sur la démocratie et les libertés", ajoute l'ancien ministre de l'Education, incitant "la gauche écologiste mondiale" à "se lever".

13:16 - A qui s'adresse le programme de Jair Bolsonaro ?

Alors que Jair Bolsonaro vient d'être élu au Brésil, il est intéressant de se pencher sur son électorat type. Il semblerait que l'ancien militaire ait convaincu surtout "des blancs issus de la classe moyenne et des couches aisées", fait savoir le professeur de sciences politiques Joao Ferers Junior à l'AFP. Et d'ajouter : "C'est un électorat aux tendances fascistes, qui croit que la solution à tous les problèmes sociaux est l'élimination de l'autre". Pour rappel, Jair Bolsonaro a été élu avec plus de 55% des suffrages.

13:11 - Donald Trump a appelé Jair Bolsonaro

Alors que Jair Bolsonaro a souvent été comparé à Donald Trump, l'actuel chef d'Etat américain a appelé le futur président du Brésil pour le féliciter de sa victoire aux élections, comme l'a fait savoir Sarah Sanders, porte-parole de la présidence américaine.

13:02 - Jean Dujardin réagit à l'élection de Jair Bolsonaro

L'acteur s'est fendu d'une réaction douce-amère et surtout pleine d'ironie suite à l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil, théâtre du film culte "OSS 117 : Rio ne répond plus", dans lequel Jean Dujardin incarne un agent secret infiltré dans le pays. En référence à une scène où il explique sa conception de la dictature, l'acteur cite l'une de ses nombreuses répliques cultes : "Savez vous seulement ce que c’est une dictature Dolores ?".

12:52 - Jair Bolsonaro promet de "défendre la Constitution"

Peu de temps après l'annonce de son élection Jair Bolsonaro a promis, lors de son discours, que son gouvernement "défendra la Constitution, la démocratie, la liberté". Conscient qu'une grande partie de la communauté internationale s'inquiète de son respect pour la démocratie, le président élu a insisté : "Ceci n'est ni la promesse d'un parti, ni la parole vaine d'un homme, mais c'est un serment devant Dieu".

12:37 - Election de Jair Bolsonaro : un discours et des scènes de joie

L'élection de Jair Bolsonaro ce dimanche au Brésil a provoqué des scènes de joie un peu partout dans le pays, alors que le président élu faisait son premier discours dans ce costume. "Transformons ensemble ce pays en une grande nation", a-t-il notamment déclaré.

12:27 - Bolsonaro, "xénophobe, homophobe, misogyne"

Sur Twitter, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, a réagi à l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil. Qualifiant le futur président brésilien de "xénophobe, homophobe, misogyne, admirateur de la dictature, ennemi des médias, amateur des fake news", il adresse ses "pensées" au peuple brésilien. "D’un continent à l’autre, d’Orban à Trump, de Salvini à Bolsonaro, la démocratie vacille. Les nationalistes captent et détournent la colère des peuples", s'est-il insurgé.

12:14 - Matteo Salvini : "Bon travail au président Bolsonaro"

Le ministre de l'Intérieur italien s'est montré satisfait, à l'image de Marine Le Pen, suite à l'élection de Jair Bolsonaro au Brésil. "Au Brésil aussi les citoyens ont chassé la gauche ! Bon travail au président Bolsonaro, l'amitié entre nos peuples et nos gouvernements sera encore plus forte", a déclaré Matteo Salvini sur son compte Twitter.

11:59 - Election de Jair Bolsonaro : la réaction complète de Macron

Selon un communiqué transmis par l'Elysée, voici la réaction complète d'Emmanuel Macron à l'élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil : "La France et le Brésil entretiennent un partenariat stratégique noué autour des valeurs communes de respect et de promotion des principes démocratiques. C’est dans le respect de ces valeurs que la France souhaite poursuivre sa coopération avec le Brésil, pour relever les grands défis contemporains de notre planète, aussi bien dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales, que dans le cadre de la diplomatie environnementale et des engagements de l’Accord de Paris sur le climat".

11:48 - Macron félicite Bolsonaro pour sa victoire

Le président français a réagi à l'élection de Jair Bolsonaro, intervenue cette nuit au Brésil. Emmanuel Macron félicite le candidat d'extrême droite pour sa victoire, tout en espérant de lui le respect des  "principes démocratiques". (Source : Elysée).

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Pour en savoir plus

L'élection de Jair Bolsonaro

Jair Bolsonaro est devenu le nouveau président élu de la République fédérale du Brésil, ce dimanche 28 octobre. Profitant de la chute de Lula, favori du scrutin mais empêtré dans une affaire de corruption, cet ancien capitaine de l'armée s'est emparé du siège de favori. Ses discours sécuritaire et anti-corruption ont donc plu aux Brésiliens, qui ont placé ce nostalgique de la dictature militaire largement en tête au premier tour, le 7 octobre dernier avec 46% des voix, contre seulement 26% pour Fernando Haddad, remplaçant de Lula et adversaire numéro 1 de Jair Bolsonaro. Au second tour, l'écart s'est réduit mais c'est bien ce dernier qui sera élu avec plus de 55% des suffrages.

Jair Bolsonaro : son programme

Jair Bolsonaro "va mettre en place un régime fascisant", expliquait au Monde il y a peu Maud Chirio, historienne spécialiste du Brésil. "Il valorise la répression", poursuivait-elle. Une affirmation peu étonnante lorsque l'on sait que Bolsonaro trouve "démocratique" - c'est son mot - la dictature militaire du Brésil. Cette période, pourtant, avait vu la mort de centaines de personnes opposées au régime, d'autres ayant été détenues et torturées. Dans le même temps, plusieurs milliers d'Indiens avaient été évacués de force de la forêt amazonienne et parfois tués.

Le "poumon de la planète" est d'ailleurs au coeur du programme environnemental de Bolsonaro.
Alors qu'il ne goûte que très peu le renforcement des droits accordés au populations indigènes, il prévoit d'industrialiser l'Amazonie, avec des projets comme la rénovation d'une autoroute laissée à l'abandon de 890 km. Des projets hydrauliques et miniers sont également envisagés. Mais la promesse de campagne la plus marquante reste la libéralisation du port d'armes. Il est souhaitable de "donner l'accès au port d'armes aux gens bien", selon Bolsonaro. Interdit depuis 2003 au Brésil, le port d'armes devrait donc faire son retour alors que 65 000 homicides sont commis chaque année. Pour la sécurité du peuple brésilien, Jair Bolsonaro estimait il y a quelques semaines que "si un policier tue dix, quinze, vingt personnes, il doit être décoré, pas poursuivi".

Jair Bolsonaro : ses dérapages

Jair Bolsonar, élu ce dimanche pour gouverner le Brésil, a multiplié les dérapages par le passé, durant sa longue période de parlementaire dans le pays. Député depuis plus de 25 ans, il n'avançait pas masqué lorsqu'il déclarait que les populations indigènes et noires étaient "malodorantes" et "non éduquées". Maria do Rosario, parlementaire brésilienne elle aussi, a fait les frais de la misogynie de celui qui est classé à l'extrême-droite, bien qu'il s'en défende. En 2003, Bolsonaro lui lançait, impunément, qu'elle "ne méritait pas" qu'il la viole car elle était, selon lui, "très laide".

Plus tard, en 2011, ce sont les homosexuels qui furent sa cible. Interrogé par Playboy, ce catholique évangéliste déclarait qu'il préférait que son fils meure plutôt qu'il soit homosexuel. Jair Bolsonaro compte d'ailleurs bien revenir sur les manuels contre l'homophobie qu'avait introduit dans les écoles un certain Fernando Haddad, en 2011, lorsqu'il était ministre de l'Education. Il avait alors dénoncé un "endoctrinement des enfants à l'homosexualité orchestré par le Parti des travailleurs", confie à franceinfo Maud Chirio.

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