Bally Bagayoko : pourquoi ses adjoints ont vu leur élection être annulée

Bally Bagayoko : pourquoi ses adjoints ont vu leur élection être annulée Ce vendredi 10 juillet, le tribunal administratif de Montreuil a annulé l'élection des adjoints du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.

Bally Bagayoko se voit infliger un revers juridique de taille. Le tribunal administratif de Montreuil a annulé, vendredi 10 juillet, l'élection des adjoints du maire insoumis, Bally Bagayoko, élu en mars 2026 à Saint-Denis, rapporte Actu Paris. L'affaire porte sur la délibération adoptée lors du conseil municipal du 4 avril 2026, au cours duquel 22 adjoints avaient été élus et avaient revêtu l'écharpe tricolore. Parmi eux figurait Farid Aïd, maire délégué de Pierrefitte-sur-Seine et membre du Parti communiste français, dont la place dans l'ordre protocolaire a conduit à cette annulation.

Selon le tribunal administratif, Farid Aïd ne pouvait pas être intégré dans le classement des adjoints de Bally Bagayoko. En tant que maire délégué de l'ancienne commune de Pierrefitte, récemment fusionnée avec Saint-Denis, il devait apparaître dans le tableau protocolaire après mes 22 adjoints, c'est-à-dire en 23e position. Or, lors de l'installation de l'exécutif municipal de Bally Bagayoko, il avait été placé en deuxième position, juste derrière le premier adjoint.

Bally Bagayoko annonce un pourvoi en cassation

Conséquence : l'ensemble de l'élection des adjoints de Bally Bagayoko est annulé et devra être réorganisé. Dans un communiqué, le groupe d'opposition composé d'élus écologistes et socialistes a salué cette décision de justice. Selon lui, le maire délégué "doit être ajouté en 23e position" et ne peut pas prendre place parmi les 22 adjoints. Les opposants estiment que cette irrégularité aurait pu être évitée si les règles juridiques avaient été respectées dès l'installation du conseil municipal de Bally Bagayoko.

L'ancien maire socialiste de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, n'a pas tardé à réagir. Sur les réseaux sociaux, il a jugé qu'il était "urgent que la 2e ville d'Île-de-France fonctionne normalement, avec transparence, sérieux et respect des règles de droit", critiquant implicitement la gestion de la nouvelle majorité. De son côté, Bally Bagayoko conteste cette décision. Interrogé par Le Parisien, l'élu a annoncé que la Ville allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État. Il souligne également que ce recours est suspensif, ce qui signifie que les effets du jugement ne s'appliquent pas immédiatement.