Eric Zemmour candidat : vidéo critiquée, insulte, mauvais sondage... Un lancement raté ?

"Eric Zemmour candidat : vidéo critiquée, insulte, mauvais sondage... Un lancement raté ?"

Eric Zemmour candidat : vidéo critiquée, insulte, mauvais sondage... Un lancement raté ? ZEMMOUR. L'ancien journaliste ne s'attendait pas à être interrogé sans concession sur le plateau de TF1, le jour de sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle. Eric Zemmour doit aussi composer avec un gros couac juridique sur sa vidéo de campagne.

L'essentiel
  • "Connard". Après le doigt d'honneur adressé à Marseille, c'est une insulte verbale qu'aurait cette fois lâché Eric Zemmour, mardi 30 novembre 2021, à la sortie de son interview sur le plateau de TF1. Un terme peu élégant adressé au présentateur Gilles Bouleau, comme l'a rapporté BFM TV. Le candidat a fustigé les questions posées par le journaliste, qui ne concernaient pas son programme. Un exercice jugé "mitigé" comme l'a concédé son consultant en stratégie politique, Olivier Ubéda.
  • Un entretien au cours duquel il a notamment été question de la vidéo dans laquelle il s'est déclaré candidat à la présidentielle. Ce clip comporte en effet de nombreux extraits vidéos dont les auteurs n'ont pas été sollicités en vue de leur usage, ce qui pourrait rendre la vidéo illégale. Des poursuites sont envisagées par des médias, journalistes et producteurs de cinéma.
  • Ce même jour, un sondage Harris Interactive pour Challenges a crédité Eric Zemmour de 13% des intentions de vote, loin derrière Marine Le Pen (19%). L'institut de sondage le donnait à 18% il y a seulement quelques semaines.
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Une pétition pour empêcher le meeting d'Eric Zemmour de dimanche

Une pétition pour empêcher le meeting d'Eric Zemmour de dimanche - Éric Zemmour ©Thomas Coex/AP/SIPA

Chronique de campagne du 3 décembre à 11h30. Le premier meeting d'Eric Zemmour tourne à la galère. Après avoir été délocalisé de Paris à Villepinte pour cause d'une manifestation antifa qui menaçait de perturber le rendez-vous politique, c'est au tour du président de la Seine-Saint-Denis de partir en guerre contre le polémiste. Stéphane Troussel, du parti socialiste (PS), a demandé au groupe Viparis de refuser que le polémiste et candidat d'extrême-droite organise son premier meeting de campagne au parc des expositions de Villepinte. Entre autres, au nom d'une charte "en faveur de la diversité en entreprise", qu'a signé en 2009 le groupe, propriétaire des lieux, et qui l'engage notamment à "lutter contre les discriminations et à promouvoir la diversité au sein de [son] organisation". Le président socialiste du 93 a même lancé un site internet, pascheznous.fr, et une pétition adressée au groupe Viaris, pour tenter d'empêcher la venue de l'ex-chroniqueur du Figaro. En outre, Stéphane Troussel a dénoncé le "symbole révoltant" pour la Seine-Saint-Denis de l'organisation d'un tel meeting, pointant du doigt, sur BFMTV/RMC, une "campagne dont le seul fondement est le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, la haine des musulmans. Et qui traîne dans la boue la Seine-Saint-Denis à longueur de journée, dans son livre, sur les plateaux et sur le terrain". Et d'ajouter : "Moi, j’attends des explications de Viparis. J’interpellerai toute entreprise, présente en Seine-Saint-Denis, qui lui permettra de propager ses idées." Pour rappel, le conseil départemental s'était porté partie civile dans le procès pour "provocation à la haine raciale" visant Eric Zemmour après ses propos sur les mineur isolés étrangers.

A contrario, le candidat à la présidentielle La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé sur BFMTV qu'interdire le meeting d'Eric Zemmour était "contraire au principe de la démocratie".

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Zemmour candidat à l'élection présidentielle 2022

Eric Zemmour est donc bien candidat à l'élection présidentielle, l'officialisation est venue ce mardi 30 novembre. L'ex-journaliste ne s'en était pas caché ces derniers mois, il comptait jouer un rôle dans cette campagne présidentielle. Le 28 août, il affirmait sans sourciller qu'il avait "envie" d'unir les droites. C'est en tant qu'essayiste qu'il est d'abord allé à "la rencontre des Français". C'est d'ailleurs pour promouvoir son livre, multiplier les séances de dédicaces voire les réunions publiques qu'il avait décidé début septembre de mettre entre parenthèses sa collaboration avec Le Figaro. Le journal lui avait fixé une ligne rouge : si ses velléités politiques étaient trop affirmées, il devrait stopper de commenter l'actualité dans le média. Le 28 septembre, Le Parisien a révélé qu'Eric Zemmour a déjà à sa disposition un grand local de campagne, dans le VIIIe arrondissement de Paris, loué par l'association des amis d'Eric Zemmour. Le polémiste a autour de lui des personnes qui cherchent à recueillir des parrainages d'élus pour valider sa candidature.

Discours de candidature d'Eric Zemmour

Eric Zemmour s'est déclaré candidat à la présidentielle dans une vidéo de 10 minutes enregistrée et diffusée sur Youtube. Le discours prononcé est à retrouver en intégralité ci-dessous :

"Mes chers compatriotes, Depuis des années, un même sentiment vous étreint, vous oppresse, vous hante : un sentiment étrange et pénétrant de dépossession. Vous marchez dans les rues de vos villes et vous ne les reconnaissez pas. Vous regardez vos écrans et on vous parle une langue étrange et pour tout dire étrangère. Vous jetez un œil et une oreille aux affiches publicitaires, aux séries télévisées, aux matchs de football, aux films de  cinéma, aux spectacles, aux chansons, et aux livres scolaires de vos enfants ; vous prenez des métros, des trains, vous vous rendez dans des gares, dans des aéroports, vous attendez votre fille ou votre fils à la sortie de l’école, vous accompagnez votre mère aux urgences de l’hôpital, vous faites la queue à la poste ou à l’agence pour l’emploi, vous patientez dans un commissariat ou dans un tribunal, et vous avez l’impression de ne plus être dans le pays que vous connaissez.

Vous vous souvenez du pays que vous avez connu dans votre enfance ; vous vous souvenez du pays que vos parents vous ont décrit ; vous vous souvenez du pays que vous retrouvez dans les films ou dans les livres ; le pays de Jeanne d’Arc et de Louis XIV, le pays de Bonaparte et du général de Gaulle ; le pays des chevaliers et des gentes dames ; le pays de Victor Hugo et de Chateaubriand ; le pays de Pascal et de Descartes ; le pays des fables de la Fontaine, des personnages de Molière et des vers de Racine ; le pays de Notre-Dame de Paris et des clochers dans les villages ; le pays de Gavroche et de Cosette ; le pays des barricades et de Versailles ; le pays de Pasteur et de Lavoisier ; le pays de Voltaire et de Rousseau  ; de Clémenceau et des poilus de 14 ; de de Gaulle et de Jean Moulin ; le pays de Gabin et de Delon, de Brigitte Bardot et de Belmondo ; de Johnny et d’Aznavour, de Brassens et de Barbara ; des films de Sautet et de Verneuil ; Ce pays à la fois léger et brillant, ce pays à la fois littéraire et scientifique, ce pays tellement intelligent et fantasque ; le pays du Concorde et des centrales nucléaires, qui invente le cinéma et l’automobile ; ce pays que vous cherchez partout avec désespoir, dont vos enfants ont la nostalgie sans même l’avoir connu, ce pays que vous chérissez…et qui est en train de disparaître.

Vous n’avez pas déménagé et pourtant vous avez la sensation de ne plus être chez vous. Vous n’avez pas quitté votre pays mais c’est comme si votre pays vous avait quitté. Vous vous sentez étrangers dans votre propre pays. Vous êtes des exilés de l’intérieur. Longtemps vous avez cru être le seul à voir, à entendre, à penser, à craindre. Vous avez eu peur de le dire, vous avez eu honte de vos impressions. Longtemps, vous n’avez pas osé dire ce que vous voyiez, et surtout vous n’avez pas osé voir ce que vous voyiez.

Et puis, vous l’avez dit à votre femme, à votre mari, à vos enfants, à votre père, à votre mère, à vos amis, à vos collègues, à vos voisins. Et puis, vous l’avez dit à des inconnus, et vous avez compris que votre sentiment de dépossession était partagé par tous. La France n’était plus la France et tout le monde s’en était aperçu.

Bien sûr, on vous a méprisé. Les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses, vous disaient que tout cela était un leurre, que tout cela était faux, que tout cela était mal. Mais vous avez compris avec le temps que c’étaient eux qui étaient un leurre, que c’étaient eux qui avaient tout faux - que c’étaient eux qui vous faisaient du mal. La disparition de notre civilisation n’est pas la seule question qui nous harcèle. L’immigration n’est pas cause de tous nos problèmes, même si elle les aggrave tous.

Bien sûr, vous avez souvent du mal à finir vos fins de mois. Bien sûr, nous devons réindustrialiser la France. Bien sûr, nous devons rééquilibrer notre balance commerciale, réduire notre dette qui grossit, ramener en France nos entreprises qui ont déménagé, redonner du travail à nos chômeurs. Bien sûr nous devons protéger nos trésors technologiques et cesser de les brader aux étrangers. Bien sûr, nous devons permettre à nos petites entreprises de vivre et de grandir, et d’être transmises de génération en génération. Bien sûr, nous devons préserver notre patrimoine architectural, culturel, et naturel.

Bien sûr, nous devons restaurer notre école républicaine, son excellence et son culte du mérite, et cesser de livrer nos enfants aux expériences égalitaristes des pédagogistes et des Docteur Folamour des théories du genre et de l’islamo-gauchisme. Bien sûr, nous devons reconquérir notre souveraineté, abandonnée aux technocrates et aux juges européens qui ont dépouillé le peuple français de sa capacité à décider de son sort, au nom des chimères d’une Europe qui ne sera jamais une nation.

Oui, nous devons rendre le pouvoir au peuple ! Le reprendre aux minorités qui ne cessent de tyranniser la majorité, et aux juges qui  substituent leur férule juridique au  gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Depuis des décennies, nos gouvernants, de droite comme de gauche, nous ont conduit sur ce chemin funeste du déclin et de la décadence. Droite ou gauche, ils vous ont menti, vous ont dissimulé la gravité de notre déclassement, ils vous ont caché la réalité de notre remplacement.

Vous me connaissez depuis des années. Vous savez ce que je dis, ce que je diagnostique, ce que j’annonce. Je me suis longtemps contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de cassandre, de lanceur d’alerte. Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais. Je me disais à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat. Je suis revenu de cette illusion. Comme vous, je n’ai plus confiance. Comme vous, j’ai décidé de prendre notre destin en main.

J’ai compris qu’aucun politicien n’aurait le courage de sauver le pays du destin tragique qui l’attendait. J’ai compris que tous ces prétendus compétents étaient surtout des impuissants. Que le Président Macron, qui s’était présenté comme un homme neuf, était en vérité la synthèse de ses deux prédécesseurs en pire. Que dans tous les partis, ils se contentaient de réformettes alors que le temps presse. Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver. J’ai donc décidé de me présenter à l’élection présidentielle.

J’ai donc décidé de solliciter vos suffrages pour devenir votre président de la République. Pour que nos enfants et nos petits-enfants ne connaissent pas la barbarie. Pour que nos filles ne soient pas voilées et que nos fils ne soient pas soumis. Pour que nous puissions leur transmettre la France telle que nous l’avons reçue de nos ancêtres.

Pour que nous puissions encore préserver nos modes de vie, nos traditions, notre langue, nos conversations, nos controverses sur l’Histoire ou la mode, notre goût pour la littérature et la gastronomie. Pour que les Français restent des Français fiers de leur passé et confiants dans leur avenir. Pour que les Français se sentent de nouveau chez eux et pour que les derniers arrivés s’assimilent à leur culture, s’approprient leur Histoire. Pour que nous refassions des Français en France et pas des étrangers sur une terre inconnue.

Nous les Français, nous sommes une grande nation, un grand peuple. Notre passé glorieux plaide pour notre avenir. Nos soldats ont conquis l’Europe et le monde. Nos grands écrivains et nos artistes ont suscité l’admiration universelle. Les découvertes de nos scientifiques et les fabrications de nos industriels ont marqué leur époque. Le charme de notre art de vivre fait l’envie et le bonheur de tous ceux qui y goûtent. Nous avons connu d’immenses victoires et nous avons surmonté de cruelles défaites. Depuis mille ans, nous sommes une des puissances qui ont écrit l’histoire du monde. Nous serons dignes de nos ancêtres. Nous ne nous laisserons pas dominer, vassaliser, conquérir, coloniser. Nous ne nous laisserons pas remplacer.

Face à nous, se dressera un monstre froid et déterminé qui cherchera à nous salir. Ils vous diront que vous êtes racistes, ils vont diront que vous êtes animés par des passions tristes, alors que c’est la plus belle des passions qui vous anime, la passion de la France ; ils vont diront le pire sur moi. Mais je tiendrai bon. Les quolibets et les crachats ne m’impressionneront pas. Je ne baisserai jamais la tête, car nous avons une mission à accomplir. Le peuple français était intimidé, tétanisé, endoctriné. Culpabilisé. Mais il relève la tête, il fait tomber les masques, il dissipe les miasmes mensongers, il chasse ses mauvais bergers. Nous allons continuer la France. Nous allons poursuivre la belle et noble aventure française. Nous allons transmettre le flambeau aux prochaines générations. Aidez-moi ! Rejoignez-moi ! Dressez-vous ! Nous les Français, nous avons toujours triomphé de tout. Vive la République et surtout vive la France."

Programme d'Eric Zemmour pour la présidentielle 

S'il a maintenu un faux suspense pendant de longues semaines, Eric Zemmour en avait toutefois profité pour distiller un partie du programme sur lequel il travaillait. Dans le domaine de l'immigration qu'il évoque constamment, le polémiste dit vouloir mettre fin au droit du sol et instaurer la préférence nationale pour les allocations, mais aussi supprimer l'Aide médicale d'Etat. Raillé pour ses faiblesses en matière d'économie, l'ancien journaliste se dit favorable à la retraite à 64 ans, à l'instauration des 39 heures dans la fonction publique ou encore à la baisse massive des impôts de production. Il prône également la création d'un grand ministère de l'Industrie pour orienter les commandes publiques vers les entreprises françaises. Sur la question des salaires, Eric Zemmour propose une diminution de la CSG de 9% à 2,5% pour les salaires entre le Smic et 2000 euros net et se dit contre un retour de l'ISF. Prônant la simplification administrative via la création d'un Haut-commissariat chargé de la mettre en oeuvre, le candidat veut un retour aux 90km/h et le port de l'uniforme à l'école.

Quels sont les résultats des sondages sur Eric Zemmour ?

Eric Zemmour va-t-il venir dynamiter la campagne présidentielle et rebattre toutes les cartes ? S'il a attendu plusieurs mois avant de se déclarer officiellement candidat au scrutin, le polémiste avait été identifié comme un acteur de la vie politique dès le mois de septembre en raison de ses prises de parole et déplacements multiples. Ainsi, dès le mois de septembre, il a été intégré dans les enquêtes d'opinion réalisées par les sondages. Et sa présence montre un réel attrait d’une partie des électeurs pour celui qui vient marcher sur le terrain identitaire dont le (quasi) monopole revenait jusqu’alors à Marine Le Pen. Mais les idées de l’ancien journaliste infusent dans l’opinion publique. Au point que, tout juste crédité de 5,5 % des voix le 9 juin (sondage Ifop), Eric Zemmour est désormais donné aux alentours de 15 % dans les intentions de vote. Il a parfois été donné devant Marine Le Pen à l'automne.

Vox Populi, parti d'Eric Zemmour pour la présidentielle ? 

A l'image d'Emmanuel Macron en 2017, Eric Zemmour se lance dans la bataille élyséenne sans le soutien d'un appareil politique traditionnel. Un handicap de taille -mais pas insurmontable comme l'a démontré l'actuel chef de l'Etat- que le polémiste va tenter de minimiser en créant sa propre structure. Europe 1 affirmait début novembre qu'une formation du nom de "Vox populi" devrait voir le jour afin d'accompagner l'ancien journaliste dans la conquête du palais. Les locaux de campagne ont d'ores et déjà été investis, au 10 rue Goujon dans le 8e arrondissement de Paris. Les contours du parti, et son organisation, pourraient être dévoilés en marge de l'annonce de sa candidature.

Eric Zemmour candidat sans soutien politique de poids

Où va la campagne d'Eric Zemmour ? A Marseille, le costume présidentiel est apparu pour beaucoup d'observateurs bien trop grand pour un polémiste venu en visite express dans le quartier du Panier où il a davantage croisé de journalistes et de policiers pour l'accompagner que d'habitants pour échanger, essuyant des invectives à tout bout de champs et concluant sa venue par un doigt d'honneur envers une femme qui lui en avait également adressé un. Un geste "fort inélégant" a-t-il reconnu qui vient troubler un peu plus une campagne, dont le lancement sur une estrade, dimanche 5 décembre 2021, devrait être marqué par l'absence de figure politique à ses côtés au Zénith de Paris. Les sièges qui auraient pu être occupés par Philippe de Villiers, les sénateurs LR Etienne Blanc et Sébastien Meurant, le député LR Guillaume Peltier ou éventuellement le maire de Béziers, Robert Ménard, resteront vides. Quid de la présence de Jean-Frédéric Poisson ? Le président du parti Via, "prêt à s'effacer" pour Eric Zemmour, n'a pas encore reçu de garanties en vue d'une alliance. Le médiatique porte-parole de l'association "Les amis d'Eric Zemmour", Antoine Diers, a, de son côté, été écarté. 

"Il ne sait pas cheffer" a confié ce dernier au Monde. Et c'est là que le bât blesse. Car à la tête du navire Zemmour 2022, c'est capitaine Sarah Knafo. "Une démarche aussi importante qu'une campagne présidentielle ne peut pas dépendre de l'omnipotence d'une jeune femme de 29 ans, aussi douée soit-elle", persifle un militant auprès du JDD. "Il délègue tout à Sarah Knafo dont il attend qu'elle lui offre l'Elysée. Il ne participait jamais aux réunions du comité exécutif lorsque j'en faisais partie", enfonce, dans l'Express, Pierre Meurin, soutien de la première heure qui a quitté la campagne en août, avant de piquer, une nouvelle fois, l'entourage : "Eric Zemmour n'est pas entouré d'élus de terrain". Autant d'éléments qui sèment le doute sur la mue présidentielle du polémiste. "Il est parti de CNews mais continue à faire du CNews", estime un proche auprès du Parisien. Une formule qui fait moins recette, sa régression dans les sondages se confirmant dans la dernière étude réalisée par Ifop-Fiducial pour le JDD et parue dimanche 29 novembre, ne le créditant plus que de 14 ou 15% des voix au premier tour, loin derrière Marine Le Pen.