Présidentielle 2027 : Boris Vallaud (PS) veut élargir la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann peut-il entrer dans la danse ?
La primaire de la gauche est encore indécise. Dans un entretien pour le Nouvel Obs, Boris Vallaud a affirmé que le scrutin actuel n'est "pas suffisant" et estime qu'"un autre chemin" est possible pour construire "une coalition la plus large qui soit". "Je suis favorable au rassemblement le plus large de la gauche face à la menace de l'extrême droite. C'est ma conviction et c'est ce que demandent nos électeurs. Mais on le voit bien, la primaire, telle qu'elle se dessine, n'est pas suffisante", a-t-il déclaré, samedi 7 février.
Pour rappel, Marine Tondelier, Lucie Castets, François Ruffin, Raquel Garrido ou encore Alexis Corbière avaient annoncé, lors d'une conférence de presse, que la primaire de la gauche unitaire en vue de l'élection présidentielle de 2027 aurait lieu le 11 octobre 2026. Olivier Faure était également présent mais il n'a toujours pas reçu le mandat de son parti qui ne s'est pas encore prononcé sur cette primaire.
Une primaire de la gauche avec Raphaël Glucksmann
Par ailleurs, l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon et le président du parti Place Publique, Raphaël Glucksmann, - les deux hommes actuellement les mieux placés dans les sondages à gauche - avaient décliné l'invitation. Boris Vallaud souhaite ainsi une coalition plus large de "François Ruffin à Raphaël Glucksmann" qui "inventera ensuite son processus pour choisir son candidat", sans les Insoumis.
Quelques jours après l'annonce de la primaire, le fondateur de Place publique, donné à environ 13 % des intentions de vote, avait confirmé, sur BFMTV, son refus de participer à un processus qui, selon lui, " traduit la volonté de ne pas choisir entre les deux pôles qui existent à gauche " : la social-démocratie et la gauche radicale. Il avait alors appelé ses " partenaires socialistes " à bâtir une " plateforme commune ". Une main tendue qui n'avait toutefois pas suffi à convaincre la direction du parti à la rose.
Boris Vallaud candidat du PS pour cette primaire ?
Concernant le candidat du PS qui se lancera dans la primaire, il a assuré qu'il "ne laisserai personne priver les militants d'un choix qui leur revient". "Le candidat des socialistes s'engagera ensuite dans cette coalition, cela nous donnera la force nécessaire pour la suite" a ajouté Boris Vallaud qui ne s'est pas encore prononcé par rapport à sa participation. En revanche, il a déjà une idée de la coalition qu'il désire. "Je vais m'appliquer ce que je souhaite pour cette coalition : commencer par le fond et les idées", a-t-il répondu, ajoutant que "la gauche est orpheline d'une idée forte".
Boris Vallaud a aussi jugé "légitime" la candidature du député du Parti socialiste Jérôme Guedj, annoncée plus tôt cette semaine. "Mais nous devons nous garder, dans la gauche non mélenchoniste, de rejouer les gauches irréconciliables entre nous", a-t-il prévenu.