Pour élever des enfants heureux, une règle simple comme bonjour est déterminante, selon des experts
Donner une éducation à un enfant n'est pas un savoir inné. Au contraire, c'est un véritable apprentissage. Ce n'est pas étonnant d'ailleurs que les rayons "Education" et "Parentalité" soient aussi remplis dans les librairies. Autant dire que pour les parents, les sources d'inspiration sont faciles à trouver. Mais tous les conseils ne se valent pas et certains parents peuvent être perdus dans les injonctions contradictoires. Ces dernières années, c'est la parentalité positive, comportement visant à davantage responsabiliser les enfants, de manière bienveillante, qui est devenue le modèle le plus valorisé.
Mais quel que soit le type de parentalité que l'on adopte, le plus important est d'avoir la volonté d'aider les enfants à être heureux plus tard. Tous les psychologues et experts en parentalité sont d'accord sur ce point et tous évoquent un élément concret dans cette démarche : la vigilance sur le temps d'utilisation des smartphones. Ces appareils sont, en effet, source d'anxiété, de stress et de mal-être pour les utilisateurs les plus jeunes. D'autant qu'en France, les enfants recevraient, en moyenne, leur premier téléphone portable à 9 ans, rapporte la Mae.
Des chercheurs chinois ont mené une étude et semblent avoir identifié un lien entre ces appareils et le bien-être des enfants. Selon Jean Twenge, professeur de psychologie, un principe très simple aide les enfants à devenir des adultes épanouis. Il s'agit de n'avoir aucun smartphone dans la chambre de l'enfant et de l'adolescent, dès le moment du coucher. Le chercheur est catégorique et assure qu'il ne "devrait pas y avoir de téléphones quand les enfants sont censés dormir".
En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a rendu, ce 13 janvier, un vaste travail visant à évaluer les risques pour la santé des adolescents liés à l'usage des réseaux sociaux. Cette étude souligne des effets "multifactoriels" et négatifs sur la santé mentale et physique des jeunes : sommeil plus court, de moins bonne qualité, risque de troubles anxiodépressifs notamment. L'Anses pointe aussi l'impact de certains contenus centrés sur l'image et l'apparence physique, qui peuvent altérer l'estime de soi et valorise la maigreur.
En connaissant ces risques, il n'est pas étonnant que l'Australie ait interdit l'utilisation des réseaux sociaux, aux moins de 16 ans, depuis le 10 décembre 2025. La France pour sa part va prochainement ouvrir la discussion parlementaire sur un projet de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. En attendant, ce conseil semble très pertinent : pas de smartphone dans la chambre !