Sujet du bac de philo 2018 : l'intégralité des sujets, les corrigés

SUJET BAC PHILOSOPHIE - Mais que fallait-il répondre ? L'épreuve du bac 2018 de philosophie, la plus redoutée, était cette année assez classique, dans toutes les filières.

L'essentiel

Les sujets du bac 2018 de philosophie ne comportent pas vraiment de piège. Dans toutes les filières et toutes les séries, les sujets de dissertation proposés sont assez "classiques" : une problématique bien claire mettant en jeu un ou deux concepts bien vus et étudiés durant l'année. Voici tous les sujets ainsi que des éléments de correction sur l'épreuve du bac de philo 2018.

En direct

17:25 - Le bac philo c'est fait, cap sur l'histoire-géo

FIN DU DIRECT - Les élèves de terminale qui ont passé ce lundi matin les épreuves de philosophie pour la session 2018 doivent désormais se concentrer sur l'épreuve d'histoire-géographie du bac 2018 qui aura lieu ce mardi 19 juin de 8 heures à 12 heures. C'est la dernière ligne droite dans les révisions, plus que quelques heures avant la prochaine épreuve. Découvrez tous les sujets probables sur le Figaro étudiant.

17:11 - D'où vient le mot "baccalauréat" ?

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer nous explique dans une vidéo l'origine du mot "baccalauréat". Ainsi, le terme "baccalauréat" viendrait de la "locution latine : bacca laurea" qui signifie "couronne de laurier". Plusieurs étymologies s'affrontent néanmoins. Le Figaro rapporte que selon "l'histoire officielle", François Ier aurait institué sous le nom de "baccalauréat", un "nouvel ordre de chevalerie réservé aux hommes de lettres et de sciences méritants". 

16:55 - Emmanuel Macron souhaite bon courage aux candidats au bac 2018

Le président de la République Emmanuel Macron a tenu ce lundi 18 juin à souhaiter bon courage à tous les candidats au baccalauréat 2018 sur son compte Twitter. C'est en 1995 que l'actuel président obtient le baccalauréat série scientifique avec la mention très bien. Et pour l'épreuve de philo, Emmanuel Macron avait le choix entre deux sujets de dissertations et un texte de Nicolas Malebranche. Les sujets : "L'avenir doit-il être objet de crainte" et "L'opinion peut-elle être le guide du pouvoir politique". Il faut aussi noter que l'année 95 coïncide avec celle de la réforme du bac avec l'apparition des filières S, ES, L, STT, STL et STI.

16:26 - Corrigé du sujet 2 du bac Philo série techno

Pour bien disserter sur "Peut-on maîtriser le développement technique ?", Le Figaro étudiant considère que ce genre de sujet met en avant la question de la possibilité. Et attention, la question ne porte pas uniquement sur la "technique" mais sur le "développement de la technique". Les concepts de "progrès", "travail" et "connaissance" doivent être mis en lumière dans le développement. Un sujet d'actualité qui invite à réfléchir sur le rapport au monde "où la technique est omnipotente". La problématique proposée est la suivante : "En quoi notre rapport à la technique permet-il de saisir le rapport de l'homme à un monde qu'il prétend dominer toujours plus ?". Idée de plan possible : (partie I) "Le développement technique comme prétention de l'homme à maîtriser son monde", (partie II) "Un monde technique aliénant", (partie III) "La technique comme progrès, maîtrise du monde mais également de soi". Le candidat devra également souligné "l"homme au travail et sa confrontation à la machine" en faisant appel à Marx et Smith. 

16:06 - Corrigé du sujet 1 du bac Philo série techno

Les candidats à l'épreuve de philosophie en série technologie ont eu le droit à un sujet classique mais risqué "L'expérience peut-elle être trompeuse ?". Selon Le Figaro étudiant, le candidat doit non seulement prendre en compte la notion de tromperie mais aussi celles de "connaissance", de "rationalisme", et d'"empirisme". Platon, Spinoza ou encore Aristote sont au cœur de cette réflexion. Idée de plan possible : Première partie "Une relégation de l'expérience dans sa prétention au savoir sous le signe du rationalisme". Deuxième partie : "Par l'empirisme, l'expérience permet d'éviter la tromperie du rationalisme" en s'appuyant sur Essai sur l'entendement humain de Locke. Troisième partie : "L'expérience comme étape vers la connaissance" avec Kant et sa Critique de la raison pure.

15:28 - Les réactions après l'épreuve de philo

Les réactions ne se sont pas fait attendre sur Twitter après l'épreuve tant redoutée de philosophie qui a eu lieu ce lundi matin. Quatre heures à plancher sur le désir, l'injustice, l'art... et le moins que l'on puisse dire, c'est que certains candidats peuvent dès à présent se lancer dans une carrière humoristique.

14:57 - Corrigé du sujet 2 du bac Philo série S

Le sujet "Eprouver l'injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ?" implique selon Le Figaro Etudiant "une authentique réflexion personnelle". Le candidat doit distinguer les deux notions du sujet : le "juste" et "l'injuste". Penser que la justice est le contraire de l'injustice est faux. Idée de première partie : "Il n'est pas nécessaire d'éprouver la justice pour savoir ce qui est juste. La question de la justice est théorique, elle est traitée par les philosophes, les juristes et les politiciens". La notion d'injustice ne donne pas une vision "clair" de ce qui est juste mais peut aider à une réflexion développée sur la justice. Deuxième partie : "Qui n'a pas éprouvé de l'injustice est mal placé, et même non qualifié, pour déterminer ce qui est juste". Troisième partie : "Nul ne sait ce qui est juste a priori. Mais ce sont les hommes qui ont éprouvé l'injustice tout au long de l'histoire qui ont lutté et œuvré pour plus de justice". Des références à Spartacus ou encore à Rousseau sont les bienvenues.

14:35 - Corrigé du sujet 1 du bac Philo série S

Au sujet "le désir est-il une marque de notre imperfection ?" le Figaro Etudiant considère le niveau de difficulté plutôt moyen. Un sujet dont le seul "désir" n'est pas l'unique notion à développer, puisque entrent en jeu également "les notions de liberté, de devoir et de bonheur". Idée de plan pour la première partie : "Le désir est source de frustration, de déception, de chagrin, de souffrance. Par rapport aux animaux, par rapport à Dieu, l'être qui désire est imparfait". Entre marque d'imperfection et de perfectibilité, le désir est une "tendance vers quelque chose". Le désir est le signe d'un manque ou d'une absence. Le fait que l'homme soit désireux de manière répétitive accentue le caractère d'imperfection. La satisfaction du désir n'est soit pas à la hauteur, soit à la hauteur mais un second désir prend très vite le dessus sur le premier "le désir loin de s'éteindre lorsqu'il atteint son objet, s'aiguise et se reporte sur un autre objet". Deuxième partie : "Sans désir l'homme est comparable à une pierre ou à un mort. Le désir nous définit, il ne peut donc être négatif". Cette partie peut faire référence à la dialectique du maître et de l'esclave que développe Hegel.Troisième partie : "Le désir est la marque de notre finitude. On peut s'en lamenter. Mieux vaut l'assumer : que vaudrait la vie sans le désir ?". En s'appuyant sur Niezsche, on peut montrer qu'il ne faut pas renoncer à ses désirs mais tenter de "les embellir, de les magnifier ou encore de les sublimer".

13:21 - Pour avoir une bonne note au bac de philo, il fallait bien argumenter, avec quelques exemples pertinents

Le plus important pour cette épreuve de philo est de bien démontrer que l'on est capable d'articuler une pensée, de construire un argument qui répond à la problématique proposée et d'en développer d'autres qui remettent en question ou en perspective ce premier argument. L'épreuve de philosophie au bac est une épreuve de réflexion, il n'est pas demandé aux élèves de détenir la vérité sur tel ou tel sujet - d'ailleurs il n'y en a pas -, mais bien de démontrer une souplesse d'esprit, un sens de la synthèse et l'analyse, en quelques pages.

12:59 - Corrigé du sujet 2 du bac Philo série ES

Comment bien disserter sur "Peut-on être insensible à l'art ?" Pour Le Figaro Etudiant, "les sujets en 'Peut-on' soulèvent la question de la possibilité, mais aussi celle du droit au sens juridique et au sens moral". L'idée à développer est celle-ci : "Il n'est pas interdit d'être insensible à l'art, mais il peut sembler étonnant que l'on puisse être totalement insensible à l'art, comme si cette insensibilité faisait, en même temps, planer un doute sur notre humanité". Idée de plan : Première partie : "On peut considérer que la plus ou moins grande sensibilité à l'art est liée à l'éducation, aux sollicitations du milieu familial et social. Deuxième partie : "On peut être insensible à l'art savant, voire élitiste, et avoir malgré tout une sensibilité artistique même si celle-ci se porte sur des objets de la culture populaire jugés kitschs par d'autres". On peut aussi considérer qu'une sensibilité au beau fait partie intrinsèquement de notre humanité. Troisième partie : L'insensibilité à l'art peut se développer avec le temps et les interactions sociales qui se nouent, par exemple, dans le fanatisme religieux.

12:39 - Corrigé du sujet 1 du bac Philo série ES

Pour Le Figaro Etudiant, le sujet du bac philo "Toute vérité est-elle définitive ?" est "plus difficile et trompeur qu'il n'a l'air". On peut ainsi faire valoir la relativité des concepts et des visions des choses, mais "il faut cependant faire attention à ne pas confondre la vérité elle-même avec l'opinion qu'on avance à son sujet ou la croyance qu'on professe". Pour Le Figaro Etudiant, "celles-ci, que l'on croyait vraies, peuvent un jour s'avérer fausses, mais c'est qu'en fait, elles n'avaient jamais été vraies. La vérité en elle-même, par contre, est définitive par définition". Voici un plan proposé : Première partie : Historiquement, des convictions parmi  les plus fortes ont été contredites, comme le système géo-centriste de Ptolémée. Deuxième partie : En s'appuyant sur la philosophie des sciences de Karl Popper, on peut avancer le fait qu'une "vérité scientifique" n'a de valeur tant qu'elle n'est pas (encore) invalidée, ce qui appelle à la prudence, à la modestie et au travail méthodique. Troisième partie : Et si, au-delà de la vérité scientifique, ce qui changeait vraiment était note opinion sur la vérité ?

12:14 - Corrigé du sujet 2 du bac Philo série L

Le sujet 2 de la filière Littéraire, "Peut-on renoncer à la vérité ?", est assez exigeant. Pour Le Figaro Etudiant, il faut bien poser les termes de la problématique : "Comment, alors que la vérité est une valeur, une règle, pourrions-nous y renoncer ? D'ailleurs "Peut-on renoncer à la vérité" sous-entend pour le Figaro "qu’il y aurait un élément négatif dans la vérité". Voici un plan qui permet bien de développer un argumentaire complet : Première partie : "On ne peut renoncer à la vérité puisque la vérité s’impose à nous. Deuxième partie : "On ne peut moralement, on ne doit pas renoncer à la vérité". Dernière partie : "On peut renoncer à la vérité quand celle-ci s'avère douloureuse".

11:43 - Corrigé du sujet 1 du bac Philo série L

"La culture nous rend-elle plus humain ?" : Que fallait-il répondre ? Pour Le Figaro Etudiant, il s'agit d'un sujet "un peu difficile à traiter", avec au centre cette interrogation : "le passage de la nature à la culture nous fait-elle progresser dans notre humanité ?". Il fallait pour ne pas rater son épreuve bien définir les concepts : qu'est-ce que la culture ? de quoi parle-t-on lorsqu'on évoque l'humanité ? Ce plan paraît tout à fait possible : En première partie : Oui, la culture nous rend moralement plus humain, c’est pour cette raison que nous la développons. Deuxième partie : Cette culture peut même nous rendre plus humains envers ce qui n’est pas humain (la nature, l’animal, etc.) Troisième partie : Reste que la culture (la société, la technique) peut nous rendre inhumains, dangereux et moralement irresponsable à l’égard d’autrui.

11:13 - Des consignes du ministère sur les corrigés du bac de philo

Si des commentaires généraux sont faits sur l'épreuve de philosophie du bac 2018, il faut attendre que tous les candidats aient terminé de travailler sur leur copie pour que soient diffusés de vrais "corrigés" de l'épreuve de philosophie par filière. Il faut donc attendre midi, un peu de patience.

10:39 - Quelques premiers commentaires sur l'épreuve de philo au bac 2018

Raphaël Enthoven, chroniqueur sur Europe 1, a donné quelques éléments d'explication sur les sujets du bac 2018. Sur le sujet de la série L "Peut-on renoncer à la vérité ?", il émet quelques pistes : "Ce sujet donne le sentiment que l'on a le choix, que l'on peut délibérément tourner le dos à vérité. Cela m'évoque un vers d'Ovide : 'Je vois ce qui est bon, je l'approuve, et pourtant je fais le mal'. Il y a quelque chose de l'ordre du renoncement à la vérité". Sur le sujet de la série ES "Peut-on être insensible à l'art ?", il livre ces commentaires : "C'est en apparence contradictoire : l'art, c'est l’esthétique, le sensible. Les conditions de l'insensibilité ne reposent pas sur l'individu. Tant que l'on est sensible à la haine, à l'amour, au désir, on ne peut pas ne pas être sensible à l'art. La question est donc : qu'est-ce qui, dans l'art, peut le rendre insensible ?". Le sujet des S "Le désir est-il la marque de notre imperfection" lui inspire ce commentaire : "On désire souvent ce dont on manque. Mais pas tout le temps. Une personne que nous aimons, nous la désirons indépendamment de ce manque, nous la désirons même lorsqu'elle est là, contrairement à l'eau lorsqu'on a soif. Il y a donc deux formes de désir".

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Sujet du bac philo L

Voici les deux sujets de philosophie pour la série L : "La culture nous rend-elle plus humain ?" et "Peut-on renoncer à la vérité ?". Un texte de Schopenhauer, extrait de "Le monde comme volonté et comme représentation" était également proposé : 

"Souvent nous ne savons pas ce que nous souhaitons ou ce que nous craignons. Nous pouvons caresser un souhait pendant des années entières, sans nous l’avouer, sans même en prendre clairement conscience ; c’est que l’intellect n’en doit rien savoir, c’est qu’une révélation nous semble dangereuse pour notre amour-propre, pour la bonne opinion que nous tenons à avoir de nous-mêmes ; mais quand ce souhait vient à se réaliser, notre propre joie nous apprend, non sans nous causer une certaine confusion, que nous appelions cet événement de tous nos vœux ; tel est le cas de la mort d’un proche parent dont nous héritons. Et quant à ce que nous craignons, nous ne le savons souvent pas, parce que nous n’avons pas le courage d’en prendre clairement conscience. Souvent même nous nous trompons entièrement sur le motif véritable de notre action ou de notre abstention, jusqu’à ce qu’un hasard nous dévoile le mystère. Nous apprenons alors que nous nous étions mépris sur le motif véritable, que nous n’osions pas nous l’avouer, parce qu’il ne répondait nullement à la bonne opinion que nous avons de nous-mêmes. Ainsi, nous nous abstenons d’une certaine action, pour des raisons purement morales à notre avis ; mais après coup nous apprenons que la peur seule nous retenait, puisque, une fois tout danger disparu, nous commettons cette action".

Sujet du bac philo ES

Voici les deux sujets de philo sur lesquels il fallait disserter : "Toute vérité est-elle définitive ?" et "Peut-on être insensible à l'art ?". Un texte d'Emile Durkheim était par ailleurs proposé à tous les candidats de la filière ES, un texte extrait de "Les formes élémentaires de la vie religieuses", daté de 1912 :

"Quand nous obéissons à une personne en raison de l'autorité morale que nous lui reconnaissons, nous suivons ses avis, non parce qu'ils nous semblent sages, mais parce qu'à l'idée que nous nous faisons de cette personne, une énergie psychique d'un certain genre est immanente1 , qui fait plier notre volonté et l'incline dans le sens indiqué. Le respect est l'émotion que nous éprouvons quand nous sentons cette pression intérieure et toute spirituelle se produire en nous. Ce qui nous détermine alors, ce ne sont pas les avantages ou les inconvénients de l'attitude qui nous est prescrite ou recommandée ; c'est la façon dont nous nous représentons celui qui nous la recommande ou qui nous la prescrit. Voilà pourquoi le commandement affecte généralement des formes brèves, tranchantes, qui ne laissent pas de place à l'hésitation ; c'est que, dans la mesure où il est lui-même et agit par ses seules forces, il exclut toute idée de délibération et de calcul ; il tient son efficacité de l'intensité de l'état mental dans lequel il est donné. C'est cette intensité qui constitue ce qu'on appelle l'ascendant moral. Or, les manières d'agir auxquelles la société est assez fortement attachée pour les imposer à ses membres se trouvent, par cela même, marquées du signe distinctif qui provoque le respect".

► Consultez les sujets détaillés de philo de Pondichéry en 2018 pour les filières S et ES, sur le site du Figaro Etudiant

Sujet du bac philo S

Voici les deux sujets de bac de philo 2018 sur lesquels les candidats au bac S avaient la possibilité de disserter : "Le désir est-il la marque de notre imperfection ?" et "Eprouver l'injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ?". Les terminales de la filière scientifique avaient par ailleurs un texte de Mill à expliquer, issu de l'essai "Système de logique" paru en 1843 :

"Tous les phénomènes de la société sont des phénomènes de la nature humaine, produits par l'action des circonstances extérieures sur des masses d'êtres humains. Si donc les phénomènes de la pensée, du sentiment, de l'activité humaine, sont assujettis à des lois fixes, les phénomènes de la société doivent aussi être régis par des lois fixes, conséquences des précédentes. Nous ne pouvons espérer, il est vrai, que ces lois, lors même que nous les connaîtrions d'une manière aussi complète et avec autant de certitude que celles de l'astronomie, nous mettent jamais en état de prédire l'histoire de la société, comme celle des phénomènes célestes, pour des milliers d'années à venir. Mais la différence de certitude n'est pas dans les lois elles-mêmes, elle est dans les données auxquelles ces lois doivent être appliquées. En astronomie, les causes qui influent sur le résultat sont peu nombreuses ; elles changent peu, et toujours d'après des lois connues. Nous pouvons constater ce qu'elles sont maintenant, et par là déterminer ce qu'elles seront à une époque quelconque d'un lointain avenir. Les données, en astronomie, sont donc aussi certaines que les lois elles-mêmes. Au contraire, les circonstances qui influent sur la condition et la marche de la société sont innombrables, et changent perpétuellement ; et quoique tous ces changements aient des causes et, par conséquent des lois, la multitude des causes est telle qu'elle défie nos capacités limitées de calcul. Ajoutez que l'impossibilité d'appliquer des nombres précis à des faits de cette nature mettrait une limite infranchissable à la possibilité de les calculer à l'avance, lors même que les capacités de l'intelligence humaine seraient à la hauteur de la tâche".

► Consultez les sujets détaillés de philo de Pondichéry en 2018 pour les filières S et ES, sur le site du Figaro Etudiant

Sujet du bac philo techno (STMG)

Toutes les séries au bac techno (sauf STHR) ont eu la possibilité de traiter les deux sujets de philo suivants : "L’expérience peut-elle être trompeuse ?" et "Peut-on maîtriser le développement technique ?". Un texte de Montesquieu, issu de son essai "De l'esprit des lois", était également proposé pour une explication : 

"Il est vrai que, dans les démocraties, le peuple paraît faire ce qu'il veut : mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un Etat, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir. Il faut se mettre dans l'esprit ce que c'est que l'indépendance, et ce que c'est que la liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent : et, si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient ce même pouvoir".

La série STHR avait un autre sujet de philo 2018. Deux choix pour la dissertation : "Qu’est-ce qui peut faire obstacle à mon bonheur ?" et "Quel besoin avons-nous de chercher la vérité ?"

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