Auvergne-Rhône-Alpes. "On ne lâchera pas" : la SPA s'insurge contre une pratique d'un autre âge sur des chiots
Une terrible découverte. Le 17 novembre dernier, six chiots âgés d'à peine trois semaines ont été trouvés, enterrés vivants, sur un chemin de Charmensac, commune cantalienne située au nord-est d'Aurillac. Selon les informations de La Montagne, deux marcheurs ont été alertés par des "hurlements de douleur". Deux des chiots étaient effectivement encore vivants lorsque les promeneurs sont passés par là.
Rapidement envoyés vers un vétérinaire, les deux adorables chiots ont été pris en charge, malheureusement, l'un d'entre eux n'a pas survécu. Il avait la nuque brisée et le crâne fracassé. "La survivante, nommée Athéna, a été prise en charge par une famille d'accueil. Elle souffre d'une fracture du fémur", précise Actu Cantal. Les quatre autres chiots - retrouvés morts - avaient des os brisés, ainsi que certaines pattes fracturées.
"On pense que l'auteur de cet acte les a tout simplement massacrés (...) Le seul doute, c'est si les chiots étaient encore vivants lorsqu'ils ont été enterrés. Sinon, il les a enterrés en pensant qu'ils étaient tous morts", explique Rayan El Manaa, responsable de la SPA de Brioude auprès de La Montagne. La SPA de Brioude a déposé plainte auprès de la gendarmerie de Massiac suite à la macabre découverte et un appel à témoins a été lancé pour retrouver l'auteur des faits.
De son côté, la survivante - Athéna - demeure dans un état inquiétant. Elle souffre d'un "énorme traumatisme crânien" abonde le quotidien cantalien, de plus, "sa fracture au fémur est assez grave. Un cal osseux s'est formé. D'après plusieurs vétérinaires, cela nécessiterait une amputation", dit le responsable du refuge.
Mais ce dernier l'assure : "On ne lâchera pas. On veut que la personne soit inquiète jusqu'à la fin de sa vie". Le traumatisme crânien dont souffre Athéna pourrait tout simplement lui ôter la vue. "Elle se nourrit très bien, exclusivement de lait maternisé et elle ne mange que sur les genoux de sa maman d'accueil… elle a dû y trouver réconfort et sécurité ", apprend-on. Malgré plusieurs suspects identifiés par les force de l'ordre, pour l'instant, aucune piste n'a mené au responsable.