Un risque de pénurie d'eau se profile déjà cet été, ces départements sont tous concernés

Un risque de pénurie d'eau se profile déjà cet été, ces départements sont tous concernés Le rechargement des nappes phréatiques prend déjà du retard par endroits. Les tensions sur l'eau pourraient rapidement faire leur retour. Les prochaines semaines sont déterminantes.

Les ressources en eau se tarissent au fil des années et les conséquences sont de plus en plus visibles, particulièrement en été. De nombreux départements se retrouvent obligés de mettre en place des mesures de restrictions. La situation ne s'annonce pas meilleure pour l'été 2026. La recharge des nappes phréatiques est lente cet hiver et surtout inégale selon les départements. Leur niveau a, en plus, longtemps stagné à cause de la sécheresse automnale. Selon La Chaine Météo, sans épisodes pluvieux durables, les tensions sur les ressources en eau pourraient réapparaitre cet été.

Par endroit, les nappes phréatiques n'ont vraiment commencé à remonter que fin décembre. Un déficit est marqué en Alsace, dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. Pour la Manche et la Meuse, la situation est aussi difficile avec une recharge qui s'est mise en place très tardivement. Des départements de la région parisienne à ceux du Nord et du Pas-de-Calais, les niveaux sont moyens et la remontée s'annonce encore lente dans les prochaines semaines.

Des fortes pluies ont toutefois ravitaillé le sud-est et particulièrement le Languedoc-Roussillon et le sud du Massif Central. Les nappes sont déjà remplies au-dessus des normales. Les départements bretons sont aussi bien lotis en ce début d'année. Ils ont profité d'une pluviométrie excédentaire en décembre.

© La Chaine météo

Ainsi, à l'échelle nationale selon le BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières, 63% des nappes sont en hausse et 25% en baisse. 46% des points d'observation sont au-dessus des normales mensuelles, mais contre 61% à la même période l'an dernier.

Si on constate des améliorations, même dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, qui souffrent depuis 2022 d'une sécheresse chronique, "la situation reste fragile, on est toujours en dessous de niveaux normaux pour la saison, notamment pour les nappes profondes", a commenté Violaine Brault, hydrogéologue et responsable du bulletin national de situation des nappes, lors d'une conférence de presse, comme le rapporte Libération.

Les semaines qui vont précéder l'arrivée du printemps sont donc capitales. Les prévisions saisonnières ne vont malheureusement, pour le moment, pas en faveur d'une fin d'hiver excédentaire en précipitations. Cela reste évidemment à confirmer au vu du délai.