"Monumental" et "puissant" : ce film a sidéré la critique, il est déjà considéré comme un chef d'oeuvre
C'est l'un des films qui a marqué la critique et qui s'est imposé comme un incontournable de l'année 2025.
Certains le comparent déjà au Parrain de Francis Ford Coppola, d'autres prédisent qu'il s'imposera comme l'un des classiques du cinéma américain dans les prochaines années... Rares sont les films qui font une aussi forte impression auprès de la presse. Mais après avoir remporté trois Golden Globes, le Lion d'argent à la Mostra de Venise en septembre, et trois Oscars, ce long-métrage sorti en février s'est imposé comme l'un des incontournables de l'année.
La critique qui a pu découvrir ce film à l'occasion de ses projections en festival était également impressionnée : il s'agit d'une fresque "monumentale" pour Les Echos, "puissante" pour Première, "humaine, historique et politique" pour Cinemateaser. Nous l'avons également vu à sa sortie, et on peut déjà vous prévenir : il s'agit d'un long-métrage brutal et captivant qui regarde les Etats-Unis droit dans les yeux, en dénonçant la manière dont ils ont pu exploiter les immigrés venus vivre le rêve américain au XXe siècle.
The Brutalist est une fresque qui suit le parcours de l'architecte juif László Toth (remarquable Adrian Brody) de la fin des années 1940 aux années 1980. Revenu d'un camp de concentration, il quitte la Hongrie pour les Etats-Unis, dans l'espoir de vivre lui aussi son "rêve américain". A travers son expérience, le réalisateur Brady Corbet dénonce la manière dont les Etats-Unis exploitent et traitent les cerveaux brillants venus d'autres pays pour s'épanouir sur cette mythique terre de tous les possibles.
D'une durée de 3h30 (deux parties coupées par un entracte de quinze minutes), The Brutalist impressionne par sa photographie et ses choix radicaux de mise en scène (le retour au format 70 mm, qui a connu son âge d'or à la fin des années 1950 mais qui reste aujourd'hui peu utilisé pour des raisons financières) d'une grande maîtrise, tant sur sa forme que sur son propos. Malgré des lenteurs et une seconde partie moins immersive que la première, Brady Corbet signe une fresque implacable qui marque les esprits, à voir sur Canal+ et MyCanal.